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©Hirotaka Akagi, Shogakukan/SOX

Shimoseka

Shimoseka Éditeur : Anime Digital Network
Titre original : Shimoneta to Iu Gainen ga Sonzai Shinai Taikutsu na Sekai
Créateur original : Akagi HIROTAKA
Format : Série TV
Episode(s) : 12
Durée : 24 min
Studio : J.C. Staff
Réalisateur : Suzuki YOUHEI
Character designer : Fuji MASAHIRO
Site officiel

Voilà 16 ans que la « Loi pour le maintien de l’ordre public et de la morale dans l’éducation de la jeunesse » a banni l’utilisation de tout langage grossier dans le pays. Juste après avoir intégré une prestigieuse académie, Tanukichi Okuma est invité à rejoindre une organisation antigouvernementale présidée par sa camarade Ayame Kajō. Cette dernière parvient à piéger le jeune homme et l’oblige à participer à des actions de terrorisme obscène qui ont toutes pour cible la talentueuse présidente des élèves, Anna Ninomiya, de qui Tanukichi est tombé amoureux …

Comme nous le dit si bien cet anime, il faut être droit et fier dans la vie ! La passion doit couler de source et même si cela va être dur de rester jusqu’à la fin de cette chronique, il faudra se retenir car on a gardé le meilleur pour la fin.

C’est un fait avéré, Shimoseka est une série qui atteint gravement toute personne la visionnant. Les séquelles laissées iront jusqu’à perturber la santé mentale des spectateurs ! L’œuvre de J.C. Staff (Heavy Object, Food Wars, Selector Infected Wixoss) d’après le light novel Shimoneta to Iu Gainen ga Sonzai Shinai Taikutsu na Sekai est une ode aux blagues salaces et ADN en est son prophète.

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©Hirotaka Akagi, Shogakukan/SOX

Si, à la lecture du résumé, vous pensez qu’il s’agit d’un simple anime ecchi, sachez qu’il n’en est (presque) rien et que vous vous trouvez en face d’une œuvre complètement décomplexée. Si, en toile de fond, il y a de la censure, c’est pour mieux railler et insulter le concept !

Il est important d’insister dessus, Shimoseka est une œuvre humoristique basée sur le grivois et le salace, un peu comme Prison School mais en plus subtil ; même si parler de subtilité pour Shimosekac’est comme parler de sous-entendus érotiques dans Tentations Obscènes (non, il n’y aura pas de liens, cherchez vous-même… ou pas, à vous de voir).

Les blagues seront donc principalement en dessous de la ceinture et fuseront à la moindre occasion que trouvera Ayame. Malgré ça, notre héroïne ne manquera pas d’avoir une réflexion assez profonde (prière de ne pas voir de sous-entendu dans cette phrase) quant au besoin de l’éducation sexuelle chez les jeunes, au risque de voir apparaître de nombreuses aberrations.

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Si vous voyez des sous-entendus sexuels, vous êtes un pervers… et c’est bien!

Des soucis de compréhension… il y en a la pelle ! Des personnes ayant perdu tout repère sur l’amour et la sexualité, des maniaques, des pervers… tout ce beau monde sera présent, à la recherche d’une identité qui leur échappe… ou de revues érotiques. Si vous êtes une âme un peu trop sensible, ne vous inquiétez pas, de petits panneaux rigolos viendront cacher les parties trop olé olé, laissant votre imagination travailler pour les rendre encore plus excitantes.

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©Hirotaka Akagi, Shogakukan/SOX

Il n’y a pas de problèmes au niveau des dialogues non plus puisque des bruitages viendront masquer les mots trop crus (à l’audio seulement, les sous-titres sont entiers), ainsi vous pourrez sans problème entendre les personnages parler d’une bonne bran*plouch* ou de prendre une ve*zzzz* dans le *pouic*.

Que dire de l’opening ? Chaque image, chaque mouvement est épique, à tel point que l’on peut vous garantir au moins un sourire (sinon… vous n’avez pas d’âme !). Idem avec l’ending, les rires seront au rendez-vous, même après plusieurs itérations.

La principale question que l’on se posera lors du visionnage sera de savoir jusqu’où ira l’anime. La réponse : très (TRÈS) loin ! On va quand même jusqu’à avoir la recette de vagins artificiels en fécule de pomme de terre dans un générique de fin mais, à ce qu’il paraît, il s’agit juste d’un plat à déguster.

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©Hirotaka Akagi, Shogakukan/SOX

L’animation n’a pas à rougir face à d’autres productions de ces dernières années. Même s’il s’agit d’une série comique, on a affaire à des scènes fluides et bien liées entre elles (Euh… C’est pas fait exprès, promis !), le tout porté par de bonnes musiques et des comédiens de doublage sur-excités, à tel point que ça en devient effrayant.

C’est bien rythmé, l’évolution des personnages est logique (complètement folle et effroyable, mais logique) et les scènes savent être poignantes ou choquantes selon l’ambiance générale de l’épisode. Les scénaristes ont vraiment fait du bon boulot à ce niveau là !

Attention cependant, l’anime va très loin et certains passages peuvent être choquants voir dégoûtants (sans aller dans le scato ou le morbide). Tout comme Nisemonogatari nous a fait voir différemment les brosses à dents, Shimoseka nous vous donnera un regard nouveau sur les cookies. Vous êtes prévenus, c’est déconseillé aux moins de seize ans et ce n’est pas pour rien !

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©Hirotaka Akagi, Shogakukan/SOX
Comme nous le dit si bien cet anime, il faut être droit et fier dans la vie ! La passion doit couler de source et même si cela va être dur de rester jusqu'à la fin de cette chronique, il faudra se retenir car on a gardé le meilleur pour la fin. C'est un fait avéré, Shimoseka est une série qui atteint gravement toute personne la visionnant. Les séquelles laissées iront jusqu'à perturber la santé mentale des spectateurs ! L’œuvre de J.C. Staff (Heavy Object, Food Wars, Selector Infected Wixoss) d'après le light novel Shimoneta to Iu Gainen ga Sonzai Shinai Taikutsu na Sekai…

"Je n'ai pas d'ailes et je n'ai pas de biroute, mais avec mon âme et mon minou, je volerai au bout du monde"

Histoire - 60%
Character design - 60%
Réalisation - 73%
Animation - 59%
Son - 78%
Dans son genre - 82%

69%

Jouissif

Complètement déjanté, Shimoseka vous fera vous tordre de rire, à tel point que les autres séries comiques deviendront fades en comparaison et si vous êtes attentif, vous saurez trouver un bon message derrière (prière d-- C'est la dernière, comprenez ce que vous voulez !).




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

2 commentaires

  1. Joli chronique, qui rend bien justice à cette super comédie déjantée.

    Néanmoins, j’ai un petit de désaccord, la subtilité présente au début dans Shimoseka on l’abandonne dès l’épisode 4, et à partir de ce moment là c’est surtout et quasi uniquement un enchaînement de gros gags même si il y a un scénario qui tient la route et qui lie tout ça.

    Du coup l’opposition avec Prison School est malheureuse parce que lui ( surtout le manga un peu moins l’adaptation anime faut être honnête) arrive à garder une certaine subtilité tout au long de l’histoire, tout en gardant le coté excessif et déjanté, notamment dans l’enchaînement des événements, dans la narration et dans les relations entre les persos, grâce au génie d’Akira Hiramoto pour le récit et le découpage et au final il est bien plus équilibré que Shimoseka à mon goût, qui est certes drôle, irrévérencieux, déjanté et à la fois subtil et intelligent au début, mais qui abandonne très vite ce deuxième aspect pour tomber uniquement dans de la grosse comédie gaguesque ( attention non pas que ça me déplaise, mais c’est l’impression que j’ai eue et je ne suis pas le seul) jusqu’à la fin.

    • Je vois ce que tu veux dire, c’est vrai que Shimoseka a ce côté très déjanté et décalé mais derrière on a affaire à une vrai dystopie et même après l’épisode quatre on a des messages (le contrôle des médias, les risques de déviance du combat idéologique…).

      Prison School a aussi sa subtilité, mais les messages véhiculés sont beaucoup conventionnel que Shimoseka. Après, chacun sa sensibilité dessus, j’ai plus été touché par le sous-texte de Shimoseka, ce qui m’a permis de mieux le voir.

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