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[Dossier] Bilan de l’année manga 2016 : les tops, les flops, l’état du marché…

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©LRIG/Project/Selector

selector infected WIXOSS

selector infected WIXOSS Éditeur : Crunchyroll
Titre original : selector infected WIXOSS
Créateur original : J.C. Staff
Format : Série TV
Episode(s) : 24
Durée : 24 min
Studio : J.C. Staff
Réalisateur : Sato TAKUYA
Character designer : Sakai KYUTA
Site officiel

Rûko Kominato est une jeune fille qui vient de commencer à jouer à Wixoss, un jeu de cartes très populaire, mais les filles qui se prêtent au jeu éprouvent très vite espoir, désir et avidité. Parmi elles, certaines sont capables d’entendre la voix de la carte LRIG ; celles-ci sont appelées « Selectors ».

Il existe des activités dangereuses en ce bas monde : faire le funambule à plus de cents mètres de hauteur, jouer à Pokémon GO au volant, se promener le soir dans Paris, parler en mal de Your Lie in April sur Manga Mag (cette dernière étant de loin la plus à risque)… Devant tout ça, jouer aux cartes peut paraître insignifiant mais si ces dernières commencent à vous parler, alors le danger peut être réel.

La série selector infected WIXOSS est basée sur le jeu de carte japonais WIXOSS à partir duquel le studio J.C. Staff (Shimoseka, Heavy Object, Food Wars!) a mis au point un scénario original. Chez nous l’œuvre est diffusée sur Crunchyroll !

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©LRIG/Project/Selector

Avant de commencer il faut savoir que cet anime est une pub pour le jeu de carte et c’est pour cela qu’il est l’élément central de la série. Il fait le lien entre les personnages et sert de moteur de l’intrigue. En lui-même, le jeu est hyper-stylisé (arènes oniriques, cartes vivantes…), mais paradoxalement, à la fin de la série, on ne saura toujours pas y jouer, l’anime se concentrant plus sur l’ambiance du jeu de cartes que sur le jeu en lui même.

On suivra le personnage de Rûko, une fille un peu renfermée choisie pour être une « selector » et combattre pour réaliser ses rêves. Le problème c’est qu’elle n’en a aucun et que WIXOSS devient plutôt l’occasion pour elle de se faire des amies et d’avoir des sensations fortes. Tout le monde s’amuse jusqu’au moment où enfin on découvre les terribles contreparties : au bout de trois défaites, la joueuse subit l’inverse de son rêve. Commence alors une angoisse perpétuelle pour l’héroïne et pour toutes celles qui combattent.

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©LRIG/Project/Selector

Il faudra attendre l’épisode cinq pour enfin atteindre ce point de l’intrigue et qu’elle prenne toute son ampleur (même si on avait des doutes à partir de l’épisode un à la vue des rêves prémonitoires).
Pendant ces premiers épisodes, on aura tout le loisir de se familiariser avec tous les personnages principaux de la série, nous permettant de connaître leurs motivations, même si certains sont un peu trop clichés et ne dépasseront pas une idée simple. De plus, durant cette partie, l’atmosphère sera légère, ponctuée d’humour mais aussi de quelques longueurs un peu niaises ou narardesques, surtout en comparaison de ce qui se passe ensuite.

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©LRIG/Project/Selector

Dans la suite, les choses sérieuses commencent vraiment, le mystère s’épaissit, l’atmosphère s’alourdit et ne restent véritablement que les personnages avec de la volonté et un véritable objectif. La série a eu le bon goût de retirer une bonne partie des éléments niais (pas tous) pour que, dans ce contexte sombre, on obtienne une impression de cohérence.
C’est le cas du personnage de Yûzuki, amoureuse de son frère et qui espère un miracle en étant selector. Elle a une raison suffisante pour continuer ce jeu macabre et c’est suffisamment rare pour le souligner mais à ce niveau là, la série ne nous prend vraiment pas pour des idiots.

Plus l’histoire avance et plus le ton s’assombrit, même si plusieurs lueurs d’espoirs apparaissent (la série n’est pas non plus dépressive) et même dans la victoire, il y a pas de quoi crier de joie. En un sens, le côté pervers du jeu n’en est que renforcé, mais dans l’autre, cela ne le fait devenir qu’une vaste tromperie, un piège que les selectors n’accepteraient jamais avec toutes les cartes en main.

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©LRIG/Project/Selector

D’un point de vue graphique, on a des personnages simples se distinguant facilement les uns des autres et dont la physionomie exprime clairement le caractère, le tout sans être racoleur ou sexualisé, contrairement aux personnages des cartes, les LRIG, plus colorées et un peu moins vêtues (sans pour autant aller dans le vulgaire). Cela permet une bonne distinction entre réalité et jeu, même quand ces deux univers s’entremêlent.

Même constat pour les décors : ceux du quotidien sont simples, même s’ils deviennent inquiétants quand il fait sombre. On a un niveau de détail sympa mais ils restent cantonnés à leur simple fonction d’arrière-plan. Pour ceux du monde de WIXOSS, ils renforcent le côté surréaliste, mais restent les mêmes, aux variations colorimétriques prés, ce qui laisse imaginer un manque de moyens de ce côté là.

Au niveau de l’animation elle est sans aucune bavure ou grossièreté : on a quelques moments de vie avec un bon détail sur les mouvements même si la plupart du temps, la série préfère l’immobilisme pour marquer les attitudes. Les autres moments intenses, sans que cela n’explose la rétine, sont les parties de cartes où on a le droit à quelques jolis « pas de danse » de la part des LRIG et où les effets de carte se traduiront surtout par des rayons de lumière.

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©LRIG/Project/Selector

En ce qui concerne les musiques, elles sont discrètes, elles servent bien à mettre dans l’ambiance mais se feront rarement remarquer et seront le plus souvent atténuées par les bruitages. Par contre, même si vous avez du mal avec les longueurs et les niaiseries de la première partie, le générique de début devrait rester une excellente motivation pour continuer.

Il n'y a pas de Magicien des Ténèbres ici...

Histoire - 73%
Character design - 60%
Réalisation - 58%
Animation - 58%
Son - 50%
Dans son genre - 75%

62%

Battoru!

selector infected WIXOSS est une petite série sympathique qui parvient à bien manipuler les codes du genre pour nous proposer une histoire originale et bien construite, le tout servi par une technique plus que correcte. Pour une oeuvre dont le but premier est de promouvoir un jeu de cartes, elle fait preuve d'originalité et de témérité dans ses thèmes, et pour cela, elle vaut le coup d'oeil.




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

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