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Dossier Boichi

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One Piece Film Gold

One Piece Film Gold Éditeur : Kazé
Titre original : One Piece Film Gold
Créateur original : Eiichiro ODA
Format : Film
Durée : 120 min
Studio : Toei Animation
Réalisateur : Hiroaki MIYAMOTO
Character designer : Eiichiro ODA
Site officiel

Dans sa quête du One Piece, l’équipage au Chapeau de Paille arrive sur Grantesoro, capitale mondiale du divertissement, où les hommes fortunés viennent jouer au casino et assister aux spectacles les plus grandioses. Grantesoro est un sanctuaire imprenable contrôlé par l’Empereur de l’Or, Gild Tesoro. Même la Marine ne peut y intervenir. Mais Luffy et ses compagnons vont vite découvrir l’effrayante face cachée de cette ville et devront risquer leurs vies pour tenter de s’en échapper…

Sorti en salles l’automne dernier (et après un petit avant-goût avec le hors-série animé Heart of Gold), One Piece Film Gold débarque en vidéo (comprenez en Blu-Ray et DVD) chez Kazé et c’est encore une fois Eiichiro ODA que l’on retrouve derrière la base du film d’animation même si les plus exigeants remarqueront qu’il est peut-être un peu moins inspiré que d’habitude.

Autant le dire dès le début, cette douzième apparition de l’équipage du chapeau de paille dans les salles obscures s’adresse avant tout aux fans. Il y a, dans ce Film Gold, peu de prise de risque et au final, cela se traduit par un manque d’originalité et d’ambition que les gens qui ne « vivent » pas One Piece viendront pointer très rapidement et à juste titre.

Il y a pourtant tous les ingrédients pour que ça marche : de l’action, un méchant bien puissant, des animaux fantasques (cette fois, on a le droit à des tortues), plusieurs backgrounds de personnages tragiques, une bonne utilisation des personnages et une bonne gestion du thème que le film s’impose (l’or, juste au cas où vous n’auriez toujours pas percuté).

Ce qui gênera probablement le plus, c’est Tesoro. Ce nouvel ennemi de Luffy fait vraiment pâle figure face à un Shiki qui avait des grands noms de la piraterie comme contemporains ou Z qui possédait une histoire particulièrement émouvante et qui vivait sur des convictions particulièrement fortes.
L’homme au pouvoir d’or n’a rien de tout ça. Il faisait « ami-ami » avec Doflamingo pour le business mais c’est tout, une petite mention éclair et puis s’en va. La raison pour laquelle il s’en prend à l’équipage n’est folle non plus : il veut tout simplement montrer sa « supériorité » et réduire en esclavage les plus puissants.
Comme d’habitude avec ODA, le méchant ne l’est pas par nature et avec sa back story, on comprend pourquoi Tesoro est devenu celui qu’il est. Il a été conditionné par un environnement particulièrement défavorable. Du déjà-vu ? Assurément, mais on reste dans du classique de One Piece donc ça passe très bien.

Heureusement, si le boss final n’est pas terrible, ses acolytes sont beaucoup moins lisses que ceux de Z par exemple (ces derniers le suivaient juste aveuglément). Que ce soit le catcheur masochiste, la tête d’oignon machiavélique ou la bombasse ultra chanceuse, il y a de quoi varier les plaisirs et permettre au spectateur de ne pas s’ennuyer.
Ces « membres de l’équipage » de Grantesoro sont aussi bien mieux utilisés dans les combats et proposent des affrontements assez sympathiques même si il faut avouer que l’un d’eux se termine de manière un peu trop tirée par les cheveux mais en même temps, avec un pouvoir aussi aléatoire (et puissant pour le coup), on se doutait que la manière de vaincre serait moyenne.

De toutes façons, quand on regarde bien, la star du film n’est pas vraiment Tesoro ou ses acolytes… c’est Carina !
La jeune fille crève l’écran à tous les niveaux. Elle est particulièrement sympathique, possède un lien fort avec Nami et va s’insérer parfaitement dans la dynamique de l’équipage. Son petit côté espiègle n’est pas sans rappeler les débuts de la jeune navigatrice et son petit coté frais est parfait pour le film.

Dans sa construction, Film Gold fait quelque chose de plutôt sympa et introduit une séquence à la Ocean’s Eleven. Voir tout l’équipage travailler de concert pour tenter de commettre un vol est un vrai plaisir et la séquence est intelligemment mise en scène (avec les changements de scènes et les plans typiques du genre s’il vous plaît).
Le cadre s’y prête à merveille et le personnage clé du film, Carina, aussi. Le résultat, c’est un film au rythme très variable qui passe d’une phase découverte/présentation assez basique à une séquence de casse (dans le sens d’un vol) et se termine par une débauche de fanservice exceptionnelle. Bref, il y en a pour tous les goûts !

Si vous aimez l’or, vous allez être servis puisque le film base toute sa photographie sur le métal précieux. Que ce soit le nom de l’antagoniste et son pouvoir (en anglais, to gild something signifie recouvrir d’or, dorer) ou le lieu dans lequel les personnages se trouvent (tout le casino est sur une île couverte d’une pluie d’or), il y a de l’or à ne plus savoir qu’en faire. Il faut avouer qu’à certains moments, c’est légèrement indigeste mais ça reste cohérent avec la base du scénario.

Niveau technique, l’animation est de très bonne facture et le film est d’une fluidité exemplaire mais l’intégration de 3D est vraiment vraiment moyenne. Le rendu n’est pas du tout homogène et on se retrouve avec un résultat qui peut paraître léger pour une production avec un tel budget alors que les mêmes choses auraient peut-être gagnées à être animées à la main, en 2D comme le reste du film.

Même si la bande son n’est pas mémorable, elle reste dans la veine de ce qu’on a déjà entendu dans la série et les autres films. Ça colle bien à l’action mais les musiques ne vous resteront pas forcément en tête, chose assez paradoxale quand on voit l’introduction et la propension au chant de Tesoro.

Pour l’édition, Kazé ne s’est pas foulé plus que ça et on reste dans quelque chose de beaucoup trop moyen. Le collector (disponible pour la modique somme de 34,95 euros) dispose d’un emballage meilleur que ce qu’on trouvait sur les deux précédents avec un carton plus rigide et moins pliable, ce qui donne une bien meilleure impression une fois en mai.
Alors que Z et Strong World proposaient des mangas bonus, Gold propose des jetons de casino à l’effigie de l’équipage du chapeau de paille avec un superbe copyright en plein sur l’illustration (très probablement imposée par les Japonais mais quand même…) qui ne sont pas « cheaps » mais qui n’ont rien de spécial non plus et resteront très probablement dans la boite.

Ceux qui apprécient les divers bonus seront indubitablement déçus pour la simple et bonne raison qu’il n’y en a pas.
Ne comptez donc pas sur un making of, un opening sans crédit ou autres possibilités de petits reportages puisqu’il n’y en a absolument pas. Ce que vous trouverez sur chaque galette (Blu-Ray comme DVD selon les lecteurs que vous utilisez) du combo, c’est le film avec deux possibilités de lecture : voix françaises ou voix japonaises avec sous-titres.

Sorti en salles l'automne dernier (et après un petit avant-goût avec le hors-série animé Heart of Gold), One Piece Film Gold débarque en vidéo (comprenez en Blu-Ray et DVD) chez Kazé et c'est encore une fois Eiichiro ODA que l'on retrouve derrière la base du film d'animation même si les plus exigeants remarqueront qu'il est peut-être un peu moins inspiré que d'habitude. Autant le dire dès le début, cette douzième apparition de l'équipage du chapeau de paille dans les salles obscures s'adresse avant tout aux fans. Il y a, dans ce Film Gold, peu de prise de risque et au final, cela se traduit par un…

100% pour les fans...

Histoire - 71%
Character design - 75%
Réalisation - 62%
Animation - 69%
Son - 60%
Edition - 50%
Dans son genre - 62%

64%

pour les autres !

Si vous adorez One Piece et son univers, ce Film Gold devrait combler toutes vos attentes car il possède vraiment tout ce qui fait le succès de la série et l'utilise avec brio. Pour les autres, le manque d'ambition vous fera plus penser à un long épisode spécial qu'autre chose !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

2 commentaires

  1. Il est bien ce film qu’est-cr que tu nous raconte !

    • Kubo

      Il est correct au mieux. Après les monuments que sont Strong World et Z, Gold fait figure de film très quelconque avec un antagoniste peu charismatique et l’effet de n’avoir qu’un simple épisode à gros budget.

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