Publicité

Accueil / Chroniques Manga & Animé / Chroniques Animé / March comes in like a lion – Saison 1

Publicité

© Chica Umino,HAKUSENSHA/March comes in like a lion Animation Committee

March comes in like a lion – Saison 1

March comes in like a lion – Saison 1 Éditeur : Wakanim
Titre original : 3-gatsu no Lion
Créateur original : Umio CHICA
Format : Série TV
Episode(s) : 22
Durée : 24 min
Studio : Shaft
Réalisateur : Akyuki SHINBO
Character designer : Sugiyama NOBUHIRO
Site officiel

« Enfant, Rei Kiriyama a perdu sa famille dans un accident. À 17 ans, Rei est aujourd’hui un joueur professionnel de shogi encore accablé par un profond sentiment de solitude. Un jour, son quotidien va être bouleversé par sa rencontre avec les trois soeurs : Akari, Hinata et Momo. C’est une histoire de personnes qui vont se battre pour récupérer ce petit quelque chose qu’elles ont perdu. »

Parfois, la vie ne fait pas de cadeau, et les coups du destin peuvent être terribles : on peut faire faillite et se retrouver criblé de dettes, on peut bêtement rater une opportunité incroyable, on peut visionner Boku no Pico, ou on peut perdre sa famille, devenir un poison pour ceux qui nous ont recueilli et finir par avoir peur des autres, ce qui condamne à une vie de solitude. Bref, si vous vouliez vous remonter le morale, c’est raté…

March comes in like a Lion est une série tirée du manga de Chica UMINO (disponible en France aux éditions Kana), réalisée par le studio Shaft (Bakemonogatari, Puella Magi Madoka Magica, Nisekoi) et disponible chez nous via Wakanim.

March_Comes_in_like_a_lion_Image_2
© Chica UMINO, HAKUSENSHA/March comes in like a lion Animation Committee

Nous suivons ici la vie de Rei, un lycéen joueur professionnel de shogi. Orphelin, mal à l’aise avec sa famille d’adoption qu’il a fissuré, il se renferme dans la pratique de sa discipline, se coupant ainsi de son entourage et du monde, pour essayer de devenir le meilleur joueur de shogi, alors même qu’il n’est pas sûr d’aimer ce jeu.
Contrairement à Hikaru no Go, ce ne sera pas le centre de la série, il sera un élément de fond permettant d’amorcer le cœur de l’intrigue : les relations humaines. Si le héros a du mal à interagir avec les autres (de peur de blesser ou de se blesser), il sera contraint d’échanger avec son entourage, en bons ou en mauvais termes, sortant ainsi de la léthargie solitaire.

Plus concrètement, les épisodes se découpent en deux chapitres centrés sur Rei (des histoires suivies ou plus indépendantes) permettant de développer des aspects ou des péripéties de la vie de notre protagoniste. Il en résulte des épisodes propices à l’introspection et à la contemplation où seront décrits les tourments et les interrogations du héros.

Pour ce faire, on a une narration très lente dans l’action mais très forte et pertinente dans la réflexion. Pour clarifier, ce n’est pas une suite de réflexions intellectuelles mais une succession d’émotions aussi variées que prenantes, ce qui permet d’avoir un rythme très soutenu, et des épisodes qui se finissent à une vitesse ahurissante, surtout en comparaison de la quantité d’action.

March_Comes_in_like_a_lion_Image_3
© Chica UMINO, HAKUSENSHA/March comes in like a lion Animation Committee

Pour contraster avec ça, la série n’est pas avare en légèreté et en humour et propose de très nombreux éléments comiques venant détendre l’atmosphère. Ils peuvent être variés, d’origine graphique ou situationnelle (les chats, les réactions du héros…), le tout sans faire de scission avec le reste de l’histoire.

March_Comes_in_like_a_lion_Image_4
© Chica UMINO, HAKUSENSHA/March comes in like a lion Animation Committee

Comme dit plus haut, ce n’est pas une série d’action, ni même une série de sport centrée sur des parties de shogi prenantes (même si elles le sont), mais un kaléidoscope émotionnel, certes très tourné vers la mélancolie, mais qui derrière est remplie de sentiments et de chaleur, qui peuvent aussi bien s’afficher par un calme apparent, que par une explosion faisant ressortir, de façon sublime, toute la détresse ou tout le bonheur des personnages.

Dans cette configuration narrative, le succès doit reposer sur les personnages, où seul un traitement juste et complet permet de légitimer la narration et c’est chose faite ici.
Tous les personnages sont attachants, tous ont leur identité, leur énergie propre qui contraste généralement avec le héros, soit par leur candeur et leur chaleur, soit au contraire par leur froideur et leur force. Tous sont vecteurs d’émotions se transmettant au héros pour élargir son champ de vision.

March_Comes_in_like_a_lion_Image_1
© Chica UMINO, HAKUSENSHA/March comes in like a lion Animation Committee

Ce qui fait qu’ils sont si attachants, c’est qu’ils sont loin d’être archétypaux, qu’ils sont plus complexe qu’un simple stéréotype, qu’ils sont traversés de questionnements propres à leur profession ou à leur âge, les faisant évoluer à chaque fois vers une personnalité plus définie, plus complexe. L’un des exemples les plus frappant est Kyoko, la sœur de Rei, qui a beau être plus venimeuse que n’importe quel animal mortel, on ne peut pas la détester et ce, pour toutes les raisons énoncées précédemment.

March_Comes_in_like_a_lion_Image_5
© Chica UMINO, HAKUSENSHA/March comes in like a lion Animation Committee

Pour servir cette narration, on a affaire à une mise en scène assez habituelle du studio Shaft, donc du réalisateur Akyuki SHINBO, c’est à dire une mise en scène très contemplative, énormément basée sur les décors et les sentiments qu’ils peuvent apporter. À titre de comparaison, cela s’approche du courant romantique où ce sont la nature, les éléments, les décors qui décrivent les sentiments du héros ou de l’auteur.
À côté de ça, on aura le droit à de nombreuses métaphores graphiques pour appuyer ces émotions qui viennent dynamiser les scènes, notamment les parties de shogi, ce qui permet de montrer toute la bataille psychologique se déroulant chez les joueurs.

March_Comes_in_like_a_lion_Image_6
© Chica UMINO, HAKUSENSHA/March comes in like a lion Animation Committee

En effet, même si ce n’est pas une série d’action, il y a beaucoup de détail dans l’animation. Des scènes qui, en elles-même, n’ont pas beaucoup de mouvement, sont agrémentées de nombreux éléments animés qui permettent de vivifier les dialogues et les réflexions tout en démontrant le propos. C’est le cas du vent qui fait s’agiter cheveux et manteaux quand la tempête souffle à l’intérieur du cœur du héros, ou encore c’est la légèreté des mouvements d’Akari quand elle est soulagée en apprenant une bonne nouvelle.

Pour compléter cette ambiance graphique, les arrière-plans participent activement à l’élaboration émotionnelle et narrative des scènes. Ces décors ne sont pas seulement l’endroit où interagiront les personnages, ils sont aussi le vecteur d’émotions qui sauront poser de manière sublime une ambiance, ce qui est particulièrement vrai pour la maison des trois sœurs, resplendissante de chaleur et d’une aura accueillante. 

March_Comes_in_like_a_lion_Image_7
© Chica UMINO, HAKUSENSHA/March comes in like a lion Animation Committee

Enfin, la série est agrémentée de nombreuses musiques douces qui viennent appuyer les moments apaisants ou le comique des scènes. Le silence joue aussi un très bon rôle dans l’ambiance, il sera plus coupé par les bruitages, notamment celui du vent, pour marquer les temps.
Le sound design est aussi très efficace, plus encore que les musiques, et en terme de sonorité, on se remémorera plus les bruits mignons accompagnant les scènes candides, ou la fracas des pièces de shogi sur le plateau, que les musiques, car tous ces bruits viennent parfaire le rythme des épisodes, permettant de s’y plonger corps et âme.

Parfois, la vie ne fait pas de cadeau, et les coups du destin peuvent être terribles : on peut faire faillite et se retrouver criblé de dettes, on peut bêtement rater une opportunité incroyable, on peut visionner Boku no Pico, ou on peut perdre sa famille, devenir un poison pour ceux qui nous ont recueilli et finir par avoir peur des autres, ce qui condamne à une vie de solitude. Bref, si vous vouliez vous remonter le morale, c'est raté... March comes in like a Lion est une série tirée du manga de Chica UMINO (disponible en France aux éditions Kana), réalisée par…

Échec et mat

Histoire - 82%
Character design - 85%
Réalisation - 91%
Animation - 78%
Son - 80%
Dans son genre - 91%

85%

Roi Lion

March comes in like a lion est une sublime série, alliant beauté graphique et casting de qualité. Aussi bien pour l'histoire que pour son esthétique, cette oeuvre mérite d'être visionnée et on vous assure que ce n'est pas pour rien si une saison 2 a été commandée !

A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

Un commentaire

  1. Merci pour cette critique pour un très bel animé qui m’a touché au moins autant que Your Lie in April. C’est drôle, touchant, c’est beau (un épisode pour se faire aux bouches des personnages), la musique (« En fermant les yeux » !) est au poil, le vent et l’eau sont joliment utilisées, tout comme les clins d’oeil et les références qui parsèment les épisodes. Surtout cette première saison parvient à se décentrer de Rei quand il le faut, à ne jamais être lourde dans le traitement des thèmes et des personnages. Vivement la saison 2 !

Laisser un commentaire

banner