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©Torako/Kyoto Animation/Chu-2byo - Production partnership

Love, Chunibyo & Other Delusions!

Love, Chunibyo & Other Delusions! Éditeur : Kazé
Titre original : Chûnibyô demo Koi ga Shitai!
Créateur original : Torako
Format : Série TV
Episode(s) : 12
Durée : 25 min
Studio : Kyoto Animation
Réalisateur : Tatsuya ISHIHARA
Character designer : Kazumi IKEDA
Site officiel
Au collège Yûta était « Dark Flame Master » un sorcier de niveau 7. Au lycée, le jeune homme n’aspire qu’à la normalité et fait tout pour cacher ces délires d’avant, jusqu’à ce qu’il croise Rikka, une jeune fille persuadée de posséder un oeil magique. À travers elle, l’ombre de la Chûnibyô ressurgit. Yûta pourra-t-il y échapper ?

« Chûnibyô », qu’est-ce que ce mot étrange ? Alors… A… B… C… Ch… Chu… Ah, voilà ! CHÛNIBYÔ : trouble illusoire qui touche les adolescents à l’imagination débordante pour les transporter dans un univers fictif où leurs rêves deviennent réalité (Source : dictionnaire Kazé).

Chunibyo

Partant de ce postulat, nous suivrons les aventures de Yûta, ancien Chûnibyô cachant sa « maladie » dont il se dit guéri. Pour ce faire, il a choisi un établissement dans lequel personne ne le connaît. Toutefois, c’était sans compter sur la rencontre de Rikka, jeune fille de sa classe totalement persuadée de posséder des pouvoirs surnaturels et de devoir sauver le monde d’une organisation maléfique…

Chûnibyô est une série de 12 épisodes animée par le studio Kyoto Animation (KyoAni pour les intimes). Studio qui a notamment travaillé sur Haruhi Suzumiya, K-on, Full Metal Panic, Beyond the Boundary ou encore la saison dernière sur Sound! Euphonium, seul anime dont ils ne sont pas les créateurs originaux depuis ces dernières années. En effet, la plupart de leurs œuvres sont issues de light novels qu’ils éditent eux-même et Chûnibyô ne déroge pas à cette règle étant inspirée du light novel de Torako illustré par Nozomi ŌSAKA et donc édité par KyoAni. En somme on peut dire que c’est très « familial » comme studio. Voilà, pour la petite histoire.

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©Torako/Kyoto Animation/Chu-2byo – Production partnership

Rentrons maintenant dans le vif du sujet.
Étant plus jeune, on s’est sûrement tous déjà inventé un monde extraordinaire dans lequel on était le héros. C’est ce que nous conte Chûnibyô. Tandis que Yûta veut s’en débarrasser, Rikka veut le ramener dans ses délires et le scénario aurait pu s’arrêter là, mais se révèle être plus complexe qu’il n’y paraît aux premiers abords. On verra petit à petit que chaque personnage a des raisons particulières qui l’ont poussé à s’imaginer tout un monde. Chacun possède ainsi un passé plus ou moins douloureux qui lui est propre et qui l’a amené au Chûnibyô.

La série se compose de 5 personnages principaux qui forment la « Ligue de sieste et de magie d’Extrême-Orient » (je vous laisse le plaisir de découvrir par vous-même l’origine de ce drôle de nom  à rallonge en regardant l’anime). Pour les personnages on a alors, Yûta cité quelques lignes au- dessus, Rikka également, puis Shinka, fille la plus populaire de la classe, Sanae en dernière année de collège amie de Rikka et enfin, Tsuyuri qui est une classe au-dessus de Yûta, Rikka et Shinka passant son temps à faire la sieste.
Vous vous dites peut-être : « Quoi ?! Encore un énième anime avec un mec pour héros et son harem de filles aux personnalités clichées au possible ! ». Je vous arrête, tout du moins pour la première saison !
Ainsi, Rikka, par exemple, qui est réputée pour être la plus belle fille de l’école, se révèle avoir une personnalité à tendance masculine et sera la confidente attitrée (et forcée) de Yûta qui s’en serait bien passé.

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©Torako/Kyoto Animation/Chu-2byo – Production partnership

Du côté de la technique, c’est du KyoAni, donc c’est très joli, bien réalisé.
Les scènes se déroulant dans le monde alternatif sont fabuleusement bien animées et riches en effets visuels. La réalisation est bien menée et montre bien la volonté des protagonistes à fuir la réalité dans laquelle ils évoluent par le biais de cette Chûnibyô. L’humour y est bien dosé et tombe à point nommé sans pour autant omettre le sérieux de certains passages.
On s’attache facilement au fur et à mesure à ce petit groupe qui, malgré leurs différences, sauront avancer et faire face à la dure réalité que peut être l’adolescence et les nombreux changements qui en découlent. Par moment, interviennent des scènes plus dramatiques et la fin, pleine de bons sentiments, est particulièrement touchante renforçant par là-même notre attachement aux personnages.

Le studio aura astucieusement réussi à faire passer le message que l’on peut continuer de s’amuser, et ce peu importe le regard des autres en nous rappelant finalement que même si l’on doit savoir accepter la réalité et grandir, il n’y aucun mal à continuer de rêver.

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©Torako/Kyoto Animation/Chu-2byo – Production partnership

Une OAV fait suite à cette première saison nous contant la soirée de Noël organisée par Sanae dans son immense manoir, dans l’ensemble sympathique à voir c’est surtout la chute de cet épisode que l’on retiendra. Scène inattendue et drôle dont un clin d’œil sera fait dans la saison suivante.

Un long métrage du point de vue de Rikka résumant la première saison fut aussi produit.

Puis, une seconde saison voit le jour en 2014, toujours inspirée du light-novel de Torako et produite par Kyoto Animation. Celle-ci voit l’apparition d’une nouvelle protagoniste, Satone Shichimiya, elle aussi victime du Chûnibyô et si la première saison savait bien faire la part des choses entre humour et drame, la seconde se concentre principalement sur le côté humoristique, ce qui n’est pas un mal en soit mais finit par être redondant. De plus, l’histoire tourne cette fois-ci autour d’un schéma classique : celui du triangle amoureux (ce que la première saison avait réussi à éviter). Néanmoins, certains personnages se retrouvent sous les projecteurs et sont plus développés comme Shinka dont on savait finalement peu de chose.

Malgré le fait que cette saison possède moins d’impact que la première saison, cela fait plaisir de retrouver cette sympathique bande de joyeux lurons et l’animation est toujours d’excellente qualité.

Une OAV fait également office de treizième épisode à cette seconde saison mais il est plutôt anecdotique.

Les 2 saisons ont été diffusée en simulcast chez ADN. Pour l’instant, seule la première est sortie en coffret Blu-ray et DVD chez Kazé, début 2015. La seconde ne devrait pas tarder à suivre le même chemin.

Le coffret proposé par Kazé est plutôt riche question épisodes : on y retrouve les 12 épisodes de la première saison sur une seule et unique galette pour la version Blu-ray (l’encodage est somme toute correct) et 3 pour l’édition DVD. Sont aussi présents les 6 mini-épisodes spéciaux (6 minutes chacun), ainsi que le premier OAV (ce qui est un bon point). En bonus, est livré « l’eyepatch » de Rikka, son fameux signe distinctif.
Avec un tel contenu il aurait été judicieux de répartir les épisodes sur au moins 2 disques pour le Blu-ray, et un petit artbook n’aurait pas été de refus, non plus, pour accompagner le tout.

Le packaging est, lui, d’assez bonne qualité, il semble suffisamment rigide pour assurer une bonne longévité.

Au final une édition sur support physique en demi-teinte, donc, bien servie côté épisodes mais un peu avare en bonus « collectors ».

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©Torako/Kyoto Animation/Chu-2byo – Production partnership

« Chûnibyô », qu’est-ce que ce mot étrange ? Alors... A... B... C... Ch... Chu... Ah, voilà ! CHÛNIBYÔ : trouble illusoire qui touche les adolescents à l’imagination débordante pour les transporter dans un univers fictif où leurs rêves deviennent réalité (Source : dictionnaire Kazé). Partant de ce postulat, nous suivrons les aventures de Yûta, ancien Chûnibyô cachant sa « maladie » dont il se dit guéri. Pour ce faire, il a choisi un établissement dans lequel personne ne le connaît. Toutefois, c’était sans compter sur la rencontre de Rikka, jeune fille de sa classe totalement persuadée de posséder des pouvoirs surnaturels et de…

Le syndrome de Peter Pan version Japon

Histoire - 71%
Character design - 69%
Réalisation - 73%
Animation - 79%
Son - 61%
Edition - 59%
Dans son genre - 74%

69%

Illusions ?

Malgré une seconde saison qui sent le réchauffé, la première saison est de qualité et nous est servie sur un plateau d'argent nous rappelant que l'adolescence n'est pas toujours toute rose.

A propos de Yukionna

Yukionna
Comme dit l'adage, je suis tombée dedans quand j'étais petite en regardant avec assiduité Card Captor Sakura quand ça passait sur une certaine chaîne hertzienne. Fan des Clamp devant l'Éternel, je voue un culte sans modération aux œuvres de Type-Moon et Shaft.

Un commentaire

  1. vous avez plutôt était généreux concernant l’édition.

    effectivement il aurait fallu 2 BD, si tout le monde sauf kaze se limite à 8 épisode par BD c’est qu’il y a une raison. après oui, l’édition est riche en bonus avec les mini épisode et l’OAV mais pour moi ça compense pas le reste.

    en gros le packaging et lui très moyen. c’est le même que pour bakuman. puis l’eyepatch le truc bien inutile. quand je vois l’édition US dès fois j’hésite à l’acheter en plus de mon édition française. même sur les édition plus fini, kaze se fout de la gueule de ses clients. c’est devenu le pire éditeur français et dire que tout ça a l’aval direct des japonais… en tout cas, ça va dans le sens de nombreux truc que j’ai lu à savoir que les japonais s’il le peuvent n’hésite pas à saborder les éditions étrangère pour éviter de l’import m’enfin là pour le coup kaze ferait mieux de rien sortir (k-on par exemple qui n’est qu’un simple amaray)

    en tout cas, perso un 60% c’est plus une collection gold/saphir. un collector fait par IDP 80%, un collector IDP + OST (genre black bullet pour l’éditeur black box) c’est 85/90% et un 100% serait une édition A4 à la nadia ou FMA

    pour l’anime en lui même, c’est sympa à voir mais comme beaucoup de production de la part de ce studio, il manque quelque chose pour en faire un top anime. on a toujours le droit à de bon anime mais pas un truc qui va te marquer, qui te donnera envie de le revoir.
    par exemple, il suffit de citer beck ou cowboy bebop ou même kingdom pour que j’ai envie de remater. pourtant kingdom, la 3d est juste affreuse mais les persos sont plus attachant, y a plus d’évolution, plus de rythme…
    le plus grande déception dans cet anime, c’est la relation entre le héros et l’héroïne qui comme souvent n’avance pas.

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