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© AIS/MSSD

Hight School Fleet

Hight School Fleet Éditeur : Wakanim
Titre original : Hai-Furi
Créateur original : Production IMS
Format : Série TV
Episode(s) : 12
Durée : 24 min
Studio : Production IMS
Réalisateur : Yu NOBUTA
Character designer : Naoto NAKAMURA
Site officiel

À l’issue d’une guerre opposant Japon et Russie, le sol de l’archipel nippon s’est affaissé et une partie des terres ont disparues dans l’océan. De ce fait, une grande partie des activités du pays se développent désormais sur des plate-formes situées en mer. Depuis lors, protéger le littoral nippon est devenu un enjeu politique et économique majeur, poussant le pays à développer sa marine. Pour éviter toute tension avec d’autres États, le commandement des navires a été confié à des femmes, les Blues Mermaids, symbole de paix.
Depuis qu’elle est toute petite, Akeno Misaki rêve de devenir Blue Mermaids et a travaillé dur pour intégrer le prestigieux lycée Yokosuka, qui forme ces jeunes femmes. Malheureusement, dès le premier exercice pratique, Akeno et son équipage sont confrontés à d’étranges événements.  

Pendant que certains vont au bord de la mer cet été, d’autres décident d’aller naviguer dessus pour faire leurs études tout en découvrant les joies des tempêtes, des avaries, des mutineries et des épidémies.

Hight School Fleet (abrégée en Hai-Furi) est une création originale du récent Production IMS (Active Rider, Date a Live II) éditée chez nous par Wakanim.
De prime abord (surtout avec le résumé de la plate-forme de streaming) on pourrait penser que Hai-Furi n’est qu’une simple série tranche de vie scolaire en milieu maritime, un titre très mignon mais avec un scénario qui prend le large. Le premier épisode pourrait nous conforter dans cette idée s’il n’y avait pas cette fin, chamboulant complètement notre vision de la série et la rendant vraiment intéressante.

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Ce premier écueil évité, la série devient une aventure palpitante où des lycéennes, devenues hors-la-loi malgré elles, tentent de survivre.
« Survivre » est le bon terme car elles devront faire face à de nombreux dangers mortels, notamment d’autres navires à la puissance de feu bien supérieure. Face à ces situations, la capitaine devra utiliser toute son ingéniosité et le meilleur de son équipage pour voguer vers des eaux plus clémentes.

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Chaque épisode se construira autour d’un même schéma : de la tranche de vie à bord du navire où les personnages interagiront les uns avec les autres tout en ayant à faire à de petites péripéties (plus de papier toilette, rationnement d’eau…), et des moments de tensions, de combats, où l’équipage entier devra faire face à une situation exceptionnelle (navires ennemis, tempête, sauvetage…).
Au final, c’est une structure qui marche bien puisqu’on s’attache aux personnages tout en restant accroché à l’intrigue, cette dernière étant fort simple dans son déroulement et son dénouement (avec ses petits deus ex machina). On pourrait presque dire qu’elle est gentillette (il n’y a pas vraiment de grand méchant et on reste dans du « tout public »).

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De tout l’équipage, la capitaine et la vice-capitaine seront les seules à avoir une histoire, à être développées (caractère, motivations). Quant aux autres, on a affaire à des personnalités différentes les unes des autres, entrant vite dans le cliché sans que cela n’alourdisse l’ambiance. On retiendra pour la plupart leur rôle au sein de l’équipage et un trait de personnalité.
On constate bien que la série tente de capitaliser sur une galerie de filles adorables, et même si l’objectif d’avoir des mascottes ultra-kawaï n’est pas réussi, les personnages n’en sont pas pour autant énervants, on notera juste certains moments de dramatisation excessifs.

Le character design est à l’image de leurs personnalités : léger, rendant les protagonistes aussi attachantes sur le plan visuel, le tout sans que ce ne soit voyeur (sinon, pour l’achat de la série, il aurait fallu offrir un code pénal).

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Si l’équipage est une part importante de l’anime, les bateaux le sont tout autant, et à ce niveau là, c’est très réussi : les bâtiments sont réalisés en 3D permettant une bonne fluidité d’animation, que ce soit au niveau des cannons se mouvant individuellement, des navires fendant l’écume à toute vitesse, ou même des impacts d’obus.
De plus, durant les scènes d’action navale, on peut voir à l’œuvre l’équipage complet, chaque rouage humain permettant à la machine de guerre de faire feu, le tout arrosé du jargon militaire pour nous immerger totalement (ou peut-être le navire ennemi…).
Par contre, si les navires sont beaux de l’extérieur, l’intérieur, lui, est assez gris. On aura souvent des murs métalliques en arrière-plan, rendant de nombreuses scènes ternes.

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Un dernier point mais pas des moindre : les musiques. Si dans les moments « tranche de vie » elles sont assez discrètes, dans les combats elles prennent une autre dimension. Dynamiques, entraînantes et parfaitement dans le ton, elles sont une énorme plus-value dans ce genre de moment, de même que les bruitages.

Dans l’animation, on a tendance à retrouver les mêmes bruitages dans de nombreuses séries, ce qui par moment crée une dissonance (c’est le cas dans Arslân où un simple coup d’épée peut faire le bruit d’une atroce mutilation dans Elfen Lied). Dans Hai-Furi, on a le droit à une banque sonore précise et immersive qui a été détaillée dans un article sur le site de Wakanim. Le titre comprenant « volume 1 » supposait d’autres articles qui ne sont jamais sortis, mais on ne peut que saluer l’initiative.

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Faites tonner ces cannons !

Histoire - 60%
Character design - 67%
Réalisation - 75%
Animation - 70%
Son - 80%
Dans son genre - 77%

72%

"Plouf"

Très bonne oeuvre originale à laquelle on ne s'attendait pas. Sympathique, prenante et complète, cette série vous fera passer un excellent moment pour peu que vous vous y plongiez.




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

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