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© 2015 kazuma Kamachi/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

Heavy Object

Heavy Object Éditeur : Anime Digital Network
Titre original : Heavy Object
Créateur original : Kazuma KAMACHI
Format : Série TV
Episode(s) : 24
Durée : 24 min
Studio : J.C. Staff
Réalisateur : Watanabe TAKASHI
Character designer : Watanabe ATSUKO
Site officiel

Au final, la guerre n’a pas disparu. Alors même que les habitants de la planète Terre ont fait évoluer leur technologie au point de leur permettre de bâtir des colonies sur la lune, les barrières qu’ils avaient érigées dans leurs cœurs sont restées les mêmes. Mais quelque chose a changé malgré tout. Ce changement a touché même ceux pour qui faire couler le sang était une obsession. Les soldats sont devenus une relique du passé et les combats pour s’emparer des territoires de l’autre se décident maintenant au cours de « guerre propres ».

À présent, ce sont les « Object » qui décident du cours des conflits. Les Object sont des armes de destruction massive manœuvrés par des pilotes d’élite. Quenser, un étudiant en mécanique, et Heivia, un militaire en cours de formation, croisent la route de Milindia, l’une des pilotes d’exception en charge de manipuler ces puissants armements…

Des guerres où personne ne meurt, ce serait l’idéal… On pourrait alors se taper dessus en toute amitié, dans la joie et la bonne humeur mais même si les technologies peuvent le permettre, certains ont des envies de sang un peu trop prononcées pour que cette joyeuse bastonnade reste propre.

Nous chargeant dessus à toute vitesse, l’oeuvre Heavy Object, adaptée du light novel éponyme et réalisée par le studio J.C. Staff (Food Wars, Shimoseka, Prison School) est éditée chez nous par ADN. Ce que nous apprend cet anime, c’est qu’il n’y a pas que la taille qui compte et que l’histoire de David et Goliath est toujours possible, quelles que soient les proportions.

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© 2015 kazuma Kamachi/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

Nous nous retrouvons dans un monde où l’issue d’une bataille se décide à celui qui a le meilleur Object, ce dernier pouvant faire ce qu’il veut une fois le combat remporté, même des génocides, ce qui redéfinit le concept de « guerre propre ». Nos deux héros, Quenser et Heivia se retrouveront alors à tout faire pour empêcher cela.

Cet anime, c’est véritablement David contre Goliath, Hannibal contre Rome, des hommes qui devront combattre « à main nues » des titans d’acier. Quand la bataille tourne en leur défaveur, ce qui arrive souvent car leur Object n’est pas le plus récent, nos héros devront faire fonctionner leurs méninges pour se sortir d’une situation désespérée.

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© 2015 kazuma Kamachi/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

C’est d’ailleurs là où se trouve l’intérêt de la série : des retournements de situations bien orchestrés, des combats aux abords impossibles et de bonnes stratégies mises en place. Chaque arc narratif (de un à quatre épisodes) a ses problématiques, sa situation géopolitique et ses enjeux bien ficelés et réalistes.
La guerre a beau être plus propre, elle est accompagnée de son lot de gloires et de morts. Sans vraiment (et heureusement) être trop pesants, les combats et leurs dénouements auront ou pourront avoir leur cruauté. Il n’y aura pas tant de pathos que ça, l’idée sera plutôt d’éviter le pire plutôt que pleurer ou avoir peur.
La série se permet aussi un peu de fan-service est au final bien dosé et plutôt drôle même si dans le sa présence (trop) forte dans le premier épisode ne laissait pas forcer augurer que du bon.

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© 2015 kazuma Kamachi/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

Les personnages sont tous très attachants, Quenser et Heivia sont peut-être un peu trop des protecteurs de la veuve et de l’orphelin mais sont de très bons stratèges et agissent comme des casse-cous. Tous seront développés dans un arc ou deux, sans trop prendre le pas sur l’histoire.
Malheureusement, ce sera un peu moins le cas pour le personnage de Milinda, restant un peu trop une élite amoureuse de Quenser. Quant aux personnages secondaires, ils savent avoir une bonne place sans trop voler la vedette aux protagonistes.
On se retrouvera même à ne jamais connaître la voix ou le visage des ennemis, on ne s’embarrasse pas de détails inutiles.

Les Objects, ces immenses machines, sont assez simples dans leur design (une sphère avec beaucoup de canons et des propulseurs, le tout en 3D) mais c’est largement suffisant et cela permet des combats dynamiques et très beaux. On trouve aussi une bonne utilisation des CG pour les explosions et les flammes véritablement magnifiques.
L’animation 2D n’est pas en reste, elle sera moins impressionnante mais ne souffrira pas de véritables défauts ou laideurs.

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© 2015 kazuma Kamachi/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

Les environnements sont variés, allant des terres enneigées aux forêts denses en passant par les batailles navales, le tout agrémenté par des décors détaillés et colorés.

Les musiques sont dynamiques, un peu trop dubstep et oubliables pour certaines, mais agréables dans l’instant présent. Ce seront surtout les coups des canons qui marqueront en donnant une véritable puissance sonore aux attaques.

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© 2015 kazuma Kamachi/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA

Au final, on sent un très bon équilibre dans Heavy Object, ce qui fait que l’on rentre sans se forcer dans l’action et le stress du moment. Avec une réalisation plutôt bonne, des personnages efficaces et une bande son qui fait le boulot, il n’y a pas vraiment de raison de ne pas se lancer.

La guerre est éternelle

Histoire - 78%
Character design - 61%
Réalisation - 70%
Animation - 72%
Son - 59%
Dans son genre - 79%

70%

Du lourd

Nerveuse et prenante, cette série saura pour tenir en haleine au long des vingt-quatre épisodes, que ce soit par ses puissantes combats ou par ses folles stratégies.




A propos de Ithaqua

Si c’est sombre, glauque ou tout mignon, j’en fais mon affaire, tant qu’il y a quelque chose derrière.

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