Japan Expo - 18ème Impact

Publicité

Publicité

©GoHands,Frontier Works,KADOKAWA/Project-HS

Hand Shakers

Hand Shakers Éditeur : Crunchyroll
Titre original : Hand Shakers
Créateur original : Frontier Works, GoHands, KADOKAWA
Format : Série TV
Episode(s) : 12
Durée : 24 min
Studio : GoHands
Réalisateur : Kanazawa HIROMICHI
Character designer : Uchida TAKAYUKI
Site officiel

Osaka, AD20XX. Dans la dimension ziggourat, les Hand Shakers sont des êtres détenant un pouvoir psychique qu’ils activent en joignant leurs mains, mais ils ne peuvent pas utiliser cette arme sans être une paire. Une série d’affrontements a commencé et seul le duo le plus puissant pourra prétendre défier Dieu lui-même…

Contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, nous n’avons pas affaire ici à une série culinaire basée sur les cocktails et les Milk Shakes, non plus sur les salutations bretonnes et encore moins sur un quelconque sport de balle à main, non, il s’agit de bien plus (ou bien moins, c’est selon).

Hand Shakers est une œuvre originale des studios GoHands (Coppelion, K) réalisée par Kanazawa HIROMICHI et disponible chez nous sur Crunchyroll pour venir nous secouer… ou pas.

Hand_Shakers_Image_2
©GoHands, Frontier Works, KADOKAWA/Project HS

Dans un monde où des duos s’affrontent pour espérer s’approcher de Dieu, Takatsuki Tazuna est un lycéen passionné de mécanique qui n’hésite pas à aider ceux qui lui demandent, mais un jour, alors qu’un chercheur excentrique lui demande assistance, il rencontre une fille inconsciente lui rappelant sa défunte sœur. Lui prenant alors la main, il se retrouve plongé dans un combat de Hand Shakers, où sa vie, ainsi que celle de Koyori seront misent en jeu.
Commence alors un jeu sanglant où nos deux protagonistes devront faire face à de terribles épreuves pour survivre. Du moins, c’est ce que veut nous faire croire l’histoire. Dans les faits, la série est centrée sur la relation entre les deux héros, liés par le concept de Hand Shakers, causant en cas de défaite la mort seule de Koyori.

Sur le principe des combats en eux-même, c’est assez basique, avec des espaces clos faisant office d’arène, des duos s’affrontant à l’aide de pouvoirs qui leurs sont propres, mais ça fait bien le travail, c’est correctement traité pour que cela ne nous fasse pas sortir de la série.
C’est plus dans l’organisation des combats (et surtout des combattants) que cela pose problème. En effet, si le premier combat tend à montrer des affrontements acharnés, contre des adversaires malveillants et lourds de conséquences, presque mortelles, le reste des combats est « bon enfant ».

Hand_Shakers_Image_4
©GoHands, Frontier Works, KADOKAWA/Project HS

Au lieu d’un jeu de mort, les duels se finissent sur des abandons avec de grands sourires et de belles promesses d’amitié. En même temps, compte tenu des adversaires, on ne pouvait pas espérer beaucoup mieux : entre la gamine patronne et son assistant, la déléguée amoureuse de son frère et ce dernier, une idole et son manager, on se croirait à loli land et à défaut d’être une comédie, c’est surtout une mauvaise blague.

Quant aux personnages, ce n’est pas comme s’ils étaient creux, avec des motivations plus discutables les unes que les autres et particulièrement énervants par leurs tentatives désespérées d’être mignons par des mimiques, tels que des tics de langages insupportables ou abondances de citations pédantes, non, du tout… Tout n’est pas forcément à jeter, mais la grande majorité si, ce qui nous donne du m’ouais bof plutôt que du moe moe.

Hand_Shakers_Image_5
©GoHands, Frontier Works, KADOKAWA/Project HS

À côté de cette partie combat et de toutes les intrigues sous-jacentes qu’elle initie, la série se veut très centrée sur la relation entre nos deux héros et les liens qui se créent, mélange de fraternité, d’amour et d’ouverture au monde. De ce côté là, je ne dirai pas que la plupart du temps, il s’agit de remplissage par du vide, que notre attachement à l’héroïne s’en retrouve proche du néant et que par conséquent, on a plus affaire à du gavage de kawai qu’autre chose; non, je me contenterai de le penser très fort. Tout ça pour dire qu’entre deux combats et blabla sur les Hand Shaker, on a du forcing de moe et ça se voit horriblement.

Ceci étant dit, vers la fin, la série se rappelle qu’elle est bâtie sur une base tragique et va accentuer le drama, devenu parfaitement ridicule au regard de ce qui a été fait avant.

Hand_Shakers_Image_6
©GoHands, Frontier Works, KADOKAWA/Project HS

Avec tous ces défauts énoncés précédemment, la série a-t-elle des points positifs ? Oui, sa technique car la série est jolie. Ce qui frappe bien avant les problèmes scénaristiques, c’est le beau traitement de l’image, notamment au niveau de la couleur, à la fois très douce et très irréelle, donnant un aspect fantomatique et surréaliste qui rend bien avec la partie « combat pour Dieu ».
À côté de ça, on a des personnages très soignés, très détaillés, que ce soit au niveau du dessin ou de la couleur, dont le côté très moe s’associe mieux avec la partie tranche de vie que sérieuse de l’histoire.

En plus de ça, on a affaire à des décors entièrement faits en 3D qui s’associent parfaitement avec la 2D grâce à un bon étalonnage des couleurs. Ces arrière-plans très souvent urbains fourmillent de détails et sont agrémentés de beaux jeux de lumières, ce qui les rend souvent somptueux, voir gigantesques. Il pourra y avoir des textures un peu en dessous mais elles passeront vite entre deux scènes d’action.

Hand_Shakers_Image_7
©GoHands, Frontier Works, KADOKAWA/Project HS

L’animation, quant à elle, est de bonne qualité, en plus d’être étonnante : la série se permet des plans de foule (dynamiques) avec uniquement des personnages en 2D (alors que généralement, on a des scènes avec des personnages en 3D assez moche) et des mouvements de caméra complexes mais bien réalisés.
Dans les combats, on aura quelque chose de très fluide, où la vitesse s’adaptera pour qu’on ait toujours une impression de rythme sans perte de qualité et là aussi les angles improbables et impressionnants seront au rendez-vous. Enfin , l’utilisation de 3D pour les pouvoirs est dans la même veine, très jolie et harmonisée.

Hand_Shakers_Image_1
©GoHands, Frontier Works, KADOKAWA/Project HS

Par contre, là où la technique est faible, c’est dans les détails de mise en scène. Je ne dirai pas que pour un œil un minimum attentif, certains détails font sortir de l’action, qu’on est en droit de se poser beaucoup de questions sur certains choix ou que l’anime n’arrive pas à nous faire ressentir ce qu’il veut mais… si, je le dis haut et fort !

Cet anime laisse passer beaucoup de défauts.
Par exemple, lors d’un combat contre l’idole, elle nous gratifie, en plein milieu d’une action, d’un regard caméra. Ce genre d’action a pour but normalement de briser le quatrième mur pour impliquer d’avantage (émotionnellement) le spectateur, sauf que là ça n’a aucune pertinence. C’est un détail, certes, mais ça suffit à faire sortir d’une scène.

Hand_Shakers_Image_3
©GoHands, Frontier Works, KADOKAWA/Project HS

Un autre exemple, quand le duo de héros complète leur phrase, on a un temps entre chaque parole. Basiquement, un temps entre deux actions d’un personnage, c’est de la psychologie, c’est à dire de la réflexion qui va découler d’une remise en question ou d’une préparation mentale, sinon l’action n’a pas à avoir d’interruption et doit se faire d’un coup, et là aussi c’est présent sans avoir la moindre pertinence.
Un dernier exemple plus concret, c’est quand le héros décrit le combat et que cette description n’est pas forcément corroborée par l’action : pour dire que l’adversaire a bien manœuvré, qu’ils sont mal en point… ça montre que la série a du mal à s’exprimer avec l’image.

Enfin dernier point, les musiques. Leur nombre est assez limité et même si elles sont plutôt jolies, elles font très « boucle », ce qui fait qu’on a l’impression d’entendre toujours les mêmes notes du début à la fin d’un combat.

Contrairement à ce que le titre pourrait laisser penser, nous n'avons pas affaire ici à une série culinaire basée sur les cocktails et les Milk Shakes, non plus sur les salutations bretonnes et encore moins sur un quelconque sport de balle à main, non, il s'agit de bien plus (ou bien moins, c'est selon). Hand Shakers est une œuvre originale des studios GoHands (Coppelion, K) réalisée par Kanazawa HIROMICHI et disponible chez nous sur Crunchyroll pour venir nous secouer... ou pas. Dans un monde où des duos s'affrontent pour espérer s'approcher de Dieu, Takatsuki Tazuna est un lycéen passionné de…

C'est... joli...

Histoire - 31%
Character design - 60%
Réalisation - 49%
Animation - 70%
Son - 53%
Dans son genre - 44%

51%

Vide

Malgré ses qualités techniques, la série se plante complètement avec un scénario vide d'intérêt et une ambiance beaucoup trop moe. Hand Shakers s'avère joli graphiquement mais reste une purge scénaristique.




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

Laisser un commentaire

banner