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© Takumi Yanai/AlphaPolis/GATE Project

Gate

Gate Éditeur : Wakanim
Titre original : Gate : Jieitai Kanochi nite, Kaku Tatakaeri
Créateur original : Takumi YANAI
Format : Série TV
Episode(s) : 24
Durée : 24 min
Studio : A-1 Pictures
Réalisateur : Ryo ANDO
Character designer : Jun NAKAI
Site officiel

« En plein milieu de Ginza, à Tokyo, une porte géante apparaît. En déferlent des hordes de soldats, monstres et dragons dont l’invasion est rapidement stoppée par les Forces japonaises d’autodéfense. La contre-attaque ne se fait pas attendre : un petit contingent de troupes nipponnes passe à son tour de l’autre côté de la porte pour y découvrir un pays de magie, d’elfes et de trolls. Yoji ITAMI, soldat féru de fantasy, fait partie de cette expédition en route pour découvrir ce nouveau monde et braver ses nombreux dangers. »

Dragons, elfes, magiciens et chevaliers dans un monde de fantaisie, auxquels viennent s’ajouter militaires, chars d’assaut et technologie mais surtout des rencontres qui vont en étonner plus d’un, à commencer par les principaux intéressés. Bonne ou mauvaise surprise, seule l’avenir nous le dira.

Gate, une œuvre basée sur le light novel GateJieitai Kanochi nite – Kaku Tatakaeri de Takumi YANAI et produite par le studio A-1 Pictures (Sword Art Online, Asterix Wars, AnoHana), diffusée chez nous en simulcast par Wakanim. Grande particularité : cette fois-ci, l’humanité n’est pas au bord de l’extinction suite à une invasion ; on y était presque habitué !

Cette série fait l’effet d’un convoi rempli de nitroglycérine empruntant un chemin tortueux, avec en lieu d’explosif un héros otaku, une gothloli, des elfes, des loli (jeunes filles – vraiment jeunes…), des servantes avec des oreilles d’animaux… Bref, la recette parfaite pour avoir une série fan-service par excellence, comblant les otaku le temps d’une saison mais que l’on oublierait aussitôt regardée. Ressuez-vous, ce n’est pas du tout le cas de Gate.

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Tous ces éléments sont bel et bien présents mais ils ne sont que secondaires. La priorité est à l’histoire et à la cohérence. Le cœur de la série tourne autour de relations, celles entre l’armée japonaise et l’Empire mais aussi celles entre le Japon et le reste du monde.
En découlent des réactions logiques et réalistes comme, par exemple, le pacifisme de l’armée et du gouvernement japonais qui sont nécessaires, les autres pays guettant la moindre occasion pour s’emparer de la zone spéciale.

Très clairement, ce côté « chics types » des militaires est là pour qu’on s’attache à eux mais étant donné qu’il y a une raison intradiégétique, il est très bien venu. Contrairement à de nombreuses séries, ce n’est pas une immense pancarte disant : « Aimez notre œuvre, on vous fait plaisir ». Pourtant, force est de reconnaître que la série reste très patriotique, avec un gouvernement tout gentil et très attentionné envers son peuple.
Si ce n’est pas très fin, ce n’est pas pour autant désagréable ; la série évite de partir dans tous les sens en multipliant les intrigues politiques, celles-ci sont bien assez nombreuses de l’autre côté de la porte.

Le soucis de la cohérence est aussi bien présent au niveau de la mise en scène. Dans un moment de danger, un personnage féminin est nu et tente d’apporter son aide mais à aucun moment sa nudité n’est mise en avant par les autres protagonistes. Il y a des choses plus urgentes et on ne nous encombre pas d’un comique de situation malvenu. Des scènes drôles il y en a, mais durant des moments bien choisis.

Dans le même genre, le héros Yoji Itami est assez loin de ce à quoi on pourrait s’attendre de prime abord. C’est un otaku mais il n’en reste pas moins professionnel, aussi bien dans son attitude que dans ses capacités. On a affaire à un vrai personnage principal, pas juste à un fan de mangas gentil mais inutile.

© Takumi Yanai/AlphaPolis/GATE Project
© Takumi Yanai/AlphaPolis/GATE Project

D’autres personnages ont un design fait pour plaire, aussi bien pour le spectateur que pour les protagonistes masculins de l’histoire, mais ils s’imbriquent dans l’univers, ce qui permet quand même de leur donner une substance et une personnalité.

Le character design peut paraître mignon, mais la série n’en est pas moins mature, déjà de par son intrigue mais aussi par son contenu : c’est la guerre. La mort est présente bien sûr, mais la sexualité est aussi évoquée, notamment avec le viol et le place des femmes dans les conflits, ce qui donne une touche de réalisme.
Malheureusement, par moments, on a l’impression que la série en fait trop, en particulier quand elle met en avant le fait que des femmes peuvent se vendre, alors qu’elles ont beaucoup d’autres qualités, au delà de leur féminité.

On notera que l’armée japonaise est très propre, en réussissant à faire des batailles pleines de morts mais sans la moindre goûte de sang alors que de plus petits commandos en mettront joyeusement partout. On a une véritable disparité au niveau de la représentation inégale de la violence qui frise le bizarre ; non pas qu’une boucherie sans nom soit plus appréciable, mais on ne sait pas trop sur quel pied danse la série.

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Il n’empêche que les ambiances sont bien retranscrites, grâce à de bonnes musiques et à de une mise en scène efficace qui savent garder le spectateur dans le rythme de l’action. Dans les moments plus calmes, on sent un certain relâchement dans le dessin avec certains plans larges qui défigurent un peu les personnages.

Techniquement, c’est plutôt bon, mais il n’y a rien d’exceptionnel. Si les mouvements en premier plan sont soignés, les actions rapides et secondaires n’ont pas à être regardées dans le détail. Les arrière-plans sont toujours de bonne facture, avec un léger effet crayonné de bon ton. Cependant, on ne se le cachera pas, l’intérêt se situe plus dans le scénario, ou dans le fait de regarder des nekomimi, tout dépend de vos priorités.

Dans tous les cas, Gate est une très bonne œuvre qui continuera sans doutes au delà de l’anime. La bonne nouvelle, c’est que la suite ne devrait pas tarder à arriver dans un format ou un dans un autre (manga ou light novel).

Dragons, elfes, magiciens et chevaliers dans un monde de fantaisie, auxquels viennent s'ajouter militaires, chars d'assaut et technologie mais surtout des rencontres qui vont en étonner plus d'un, à commencer par les principaux intéressés. Bonne ou mauvaise surprise, seule l'avenir nous le dira. Gate, une œuvre basée sur le light novel Gate - Jieitai Kanochi nite - Kaku Tatakaeri de Takumi YANAI et produite par le studio A-1 Pictures (Sword Art Online, Asterix Wars, AnoHana), diffusée chez nous en simulcast par Wakanim. Grande particularité : cette fois-ci, l'humanité n'est pas au bord de l'extinction suite à une invasion ; on y était…

Vers le nouveau monde !

Histoire - 78%
Character design - 54%
Réalisation - 55%
Animation - 64%
Son - 64%
Dans son genre - 71%

64%

Rompez !

Mature, complet et complexe, Gate saura vous captiver et vous réconcilier avec tous les petits plaisirs coupables de la japanimation.

A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

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