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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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ⓒ Higashide Yuichiro, TYPE-MOON/ Fate Apocrypha Partners

Fate/Apocrypha – Saison 1

Fate/Apocrypha – Saison 1 Éditeur : -
Titre original : Fate/Apocrypha
Créateur original : Yuichiro HIGASHIDE
Format : Série TV
Episode(s) : 12
Durée : 24 min
Studio : A-1 Picture
Réalisateur : Yoshiyuki ASAI
Character designer : Yukei YAMADA
Site officiel

Après le succès d’un jeu adapté en série d’animation, la série des Fate a été plébiscitée au point que de nombreuses adaptations et autres dérivés de l’œuvre ont vu le jour. L’un d’entre eux, Fate/Apocrypha, originellement un roman, a été adapté en série d’animation par le studio A-1 Picture et a été édité chez nous en France sur Netflix en décembre 2017.

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ⓒ Higashide Yuichiro, TYPE-MOON/ Fate Apocrypha Partners

Dans cet épisode hors du canon historique des Fate (apocryphe donc), nous suivons une Guerre du Graal de grande ampleur car composée de deux équipes de sept servants et de mages, cela donnera une véritable guerre nationale que se livreront ces guerriers des temps anciens.
En plus de cela, le Graal aura son propre esprit héroïque comme médiateur, une personnalité française qui aurait pu être Stendhal au vu des noms des équipes mais qui au final se trouvera être Jeanne d’Arc.

Il y aura ici trois axes principaux de narration : celui du nécromancien de l’équipe rouge en charge de Saber, qui sera la porte d’entrée dans cette guerre et un des moteurs principaux de l’action, il servira à suivre la partie affrontement de l’intrigue mais comme il sera le seul véritable lien avec les rouges, il servira à cacher toutes leurs intrigues au public.
On aura ensuite toute l’équipe noire, composée de presque tous les membres de l’équipe (les combattants, pas le journal). Ce sera l’occasion d’avoir un point de vue plus global sur la guerre (avec ses origines, ses motivations et ses stratégies) mais aussi d’être beaucoup plus humain, avec les préoccupations et les liens de chacun, donnant quelque chose de plus intime et faisant que, s’ils ont été présentés comme les antagonistes de la série, on s’attachera beaucoup plus à eux.
Enfin, on trouvera une vision à la fois plus extérieure mais tout autant impliquée, à savoir celle de Jeanne d’Arc d’une part, mais aussi celle d’un homoncule s’étant échappé du château des noirs et protégé par Jeanne. Ce troisième groupe, à l’extérieur des complots et des machinations, permettra une plus grande imprévisibilité lors du conflit tout en ayant un œil extérieur et dépourvu de manipulation.

Ce processus de narration permet de donner un bon rythme, grâce aux variations de personnages, tout en dévoilant l’intrigue petit à petit. De plus, cela permettra d’être très proche des protagonistes et de s’attacher à eux, ce qui sera plus ou moins le point principal de cette série.

Ce qui caractérisera et sera central pour chaque personnage, ce sera leur désir et notamment leur vœu à soumettre au Saint Graal. Bien sûr, vu le grand nombre de personnages, tous ne seront pas très développés, certains seront assez effacés, voire minimalistes, mais ça n’empêchera pas de nombreux liens de se créer et de sentir une cohésion entre eux.

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ⓒ Higashide Yuichiro, TYPE-MOON/ Fate Apocrypha Partners

Une chose qui change beaucoup par rapport aux autres séries Fate, c’est le character design, qui tourne plus sur le moe et un peu moins sur l’épique et le combattant : cela se traduit par un Archer rouge ayant des oreilles de chat, un Rider noir nécessitant notre accord en genre pour comprendre qu’il s’agit non pas d’une mais « d’un » loli, d’un Assassin noir loli en string et d’un Saber refusant sa féminité mais s’habillant en civil avec un mini-short et d’un soutien-gorge.
Cependant, tout n’est pas à jeter, loin de là : les modèles plus combattants sont très réussis en imposant une impression de puissance d’une manière ou d’une autre, soit par une masse musculaire importante ou une belle armure, soit par un côté mystérieux ou effrayant. Mention spéciale au Berserker noir ayant un design aux antipodes de son personnage mais marchant particulièrement bien.

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ⓒ Higashide Yuichiro, TYPE-MOON/ Fate Apocrypha Partners

Par ailleurs, le graphisme de la série est léché et baigne dans une ambiance sombre et médiévale : les scènes se passent souvent de nuit, l’éclairage lunaire donnant un côté bleuté féerique, et l’architecture proposé est pleine de détails, aussi bien les châteaux que les rues pavées, sans pour autant oublier les monuments plus magiques.

Qui dit guerre, dit combats. Point névralgique de la série, ils se doivent d’être de bonne qualité. La série Unlimited Blade Work avait placé la barre très haute et celle-ci arrive à s’y hisser. L’animation est très dynamique permettant des scènes de corps à corps vives où les armes s’entrechoquent à un rythme effréné. De plus, les plans sont variés et une scène de combat aura le droit à de nombreux angles de caméra.
Les effets plus magiques sont aussi présents sous la forme de sceaux et de lumières, complétant les affrontements sans briser le rythme. Si ces effets ne sont pas particulièrement originaux, ils se classent dans la moyenne haute de ce qui se fait dans les autres séries du moment.

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ⓒ Higashide Yuichiro, TYPE-MOON/ Fate Apocrypha Partners

Hors des scènes d’action, l’animation est bonne mais un peu moins soutenue : les plans larges et les nombreux personnages seront dessinés avec beaucoup moins de détails, par exemple sans traits de visages. Même si cela est visible, ce n’est pas gênant car à côté de beaucoup de détails et n’étant pas grossier.

Pour finir, un soin particulier à été apporté aux bruitages, avec des sons métalliques saturés venant accompagner le dynamisme des scènes et surtout de leur violence, faisant bien comprendre qu’il s’agit d’êtres exceptionnels qui sont mis en scène. De même, des airs épiques seront là avec de nombreuses variations, exactement la musique que l’on pouvait attendre d’une telle série.

La coupe n'est pas encore pleine !

Histoire - 70%
Character design - 75%
Réalisation - 79%
Animation - 83%
Son - 81%
Dans son genre - 78%

78%

Graal

Ce nouveau Fate fait honneur à la série, réussissant à se diversifier tout en conservant son essence. On regrettera cependant le design de certains personnages, un peu trop moe, même s'ils seront rattrapés par d'autres. Au final, on a quand même une série à voir absolument pour ses personnages, son histoire et ses combats.




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

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