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©Mizuki Production, Toei Animation Film©2018 Toei Animation Co.,Ltd.

Tour d’horizon des animés du printemps 2018

Après un hiver froid et pluvieux, rien de mieux que de commencer un printemps froid et pluvieux ! Heureusement il n’y a pas que le temps dans la vie, il y a celui pour regarder des animés : les nouveaux comme ceux arrivés en cours de saison sur Netflix.
Comme d’habitude, les avis sont basés sur les trois premiers épisodes de chaque série (sauf celles sur Netflix).

Dances with the Dragons

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©Labo Asai, Shogakukan/Dances with the Dragons production committee

Gayus et Gigna, deux chasseurs de primes, sont des « technomages ». Ce sont des individus capables de manipuler les équations qui régissent les lois de leur monde. Armés de leur Magitech, ils peuvent ainsi accomplir toutes sortes d’exploits fantastiques et meurtriers. C’est dans la ville d’Eridana que les deux mercenaires se retrouvent emportés dans une bataille contre des dragons. Ils comprennent alors qu’il se passe quelque chose qui les dépassent complètement…

Voici une série qui mélange magie, technologie, intrigue et action lors d’affrontements contre des dragons et autres intrigants politiques.

C’est une oeuvre classique dans son propos et dans son déroulement : on a un duo de héros au caractère opposé combattant ensemble sous un fond de complot. Ce dernier est lui même assez classique et se laisser facilement deviner, mais force est de constater que ces éléments s’emboîtent plutôt bien et donnent un ensemble agréable à suivre (on a même quelques folies comme un héros avec une copine).

Tout ceci reste cependant très cliché et ne cherche pas vraiment à s’en éloigner (on le voit avec les lubies des héros), mais c’est suffisamment bien dosé pour que ça ne soit pas gênant.
Graphiquement, on a quelque chose de propre, avec des personnages qui ont la tête de l’emploi ainsi que des décors et des ambiances assez soignés pour que l’on sente l’Heroic Fantasy. De plus, les combats sont dynamiques (même s’ils donnent un peu trop l’impression d’être en accélérés) et ne se privent pas de donner du sang et des membres coupés.

On a donc un anime classique et un peu cliché sur pas mal de points pas forcément utiles mais dont la réalisation et la narration réussies permettent facilement de s’immerger.

Verdict : BON-

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Devils’ Line

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© Ryo Hanada,KODANSHA/DEVILS’ LINE Production Committee.

Tsukasa, une jeune étudiante de Tokyo, se fait attaquer par un vampire hors de contrôle. Fort heureusement pour elle, elle est sauvée de justesse par Anzai, un policier moitié humain, moitié vampire qui utilise ses facultés surnaturelles pour réprimer les vampires qui n’arrivent pas à résister au sang humain. Désormais sous sa protection, Tsukasa et Anzai vont peu à peu se rapprocher. Néanmoins, le monde ne semble pas prêt d’accepter leur relation et Anzai arrive de moins en moins à contenir ses pulsions de vampire…

Un des genre de littérature marchant plutôt bien chez le public féminin se trouve être le bitlit, associant femmes innocentes et beaux hommes ténébreux et surnaturels.

C’est le cas de Devils’ Line, mais bien loin de n’être qu’une œuvre destinée à émoustiller les jeunes filles, il s’agit ici d’une série créant un amour teinté de sang avec toutes les raisons qu’il faut pour le verser (le sang, pas l’amour).
Si le centre de l’anime est l’histoire d’amour, tout un contexte est mis en place pour la rendre crédible, créant des bons moments d’actions et de tensions, rendant les scènes de romance encore plus touchantes; le rythme aide beaucoup à séparer ces moments et à nous faire rentrer dans chacun d’eux. De plus, on sent le soin qui a été donné à l’animation et aux détails sanglants, évitant à la série d’être kitsch et lui permettant d’être crédible aussi bien dans la narration que dans le visuel.

Devils’ Line est une série qui a une bonne histoire et une bonne trame de fond pour une romance morbide. Par contre, il vous faudra passer outre un dessin des personnages un peu bizarre et une héroïne pas très développé…

Verdict : BON+

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Doreiku (La Cité des Esclaves)

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© Hiroto Oishi,Shinichi Okada/Futabasha,Everystar/DOREIKU The Animation

Le « SCM », ou Slave Control Method, est un outil qui transforme n’importe qui en esclave. Jouer, parier, dominer. Si vous gagnez le Jeu, vous devenez le maître. Si vous perdez, une vie d’esclave vous attend. Vengeance, amour, haine. Autant de désirs qui peuvent être assouvis par le SCM… mêmes les plus inavouables. Dominant ou dominé ? Prédateur ou proie ? Le Jeu vous le dira.

Être un flambeur n’a de sens que lorsque l’on peut aussi bien gagner gros que perdre tout autant, comme par exemple en misant sa liberté.
On a à faire à un anime psychologique et de stratégie où des joueurs devront se montrer plus malins que leurs adversaires. Ici, l’emphase est plus mise sur les personnages (avec les risques et les côtés pervers des paris) que sur les jeux, et même si les stratégies sont intéressantes, pour l’instant il n’y a rien de remarquable ou d’impressionnant (certaines idées dénigrent le principe même du jeu). De plus, le nombre de personnage augmentant continuellement n’aide pas à s’attacher à l’un d’eux.
À côté de ça, le graphisme est soigné : il n’y a pas grand chose à animer mais au moins c’est fluide et beau.

Cette série contextualise bien une histoire de paris aux gros risques mais manque d’ambition et se contente trop de montrer l’envers pervers des personnages.

Verdict : MOYEN+

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Les Héros de la Galaxie : Die Neue These

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©YOSHIKI TANAKA/SHOCHIKU・Production I.G

Un conflit sans merci oppose l’Empire Galactique et l’Alliance des Planètes Libres : l’absolutisme face à la démocratie. Reinhard von Lohengramm et Yang Wenli sont tous les deux des commandants de vaisseau promis à un grand avenir. Ils vont s’affronter sur le champ de bataille et rivaliser de courage et de stratégies. Ils devront aussi faire face à une noblesse décadente et des politiciens corrompus.

Alors qu’il y a déjà eu plus de 100 OAVs et 3 films, on nous propose un reboot de l’oeuvre de Yoshiki TANAKA, l’auteur de The Heroic Legend of Arslan.

Le scénario nous transporte en plein coeur de batailles spatiales, d’intrigues interstellaires et de complots visant à la domination de l’univers. Avec ce programme chargé, la série prend quand même le temps de poser ses éléments, notamment grâce à l’introduction de ses personnages, n’hésitant pas à revenir sur les événements avec un autre point de vue, permettant en plus de bien définir les rapports de forces et les politiques établies.

De plus, le rythme et la narration nous tiennent en haleine, même quand les personnages exposent leur plan (même si certaines scènes, voire épisodes, sont assez verbeux).
En plus de cela, on a le droit à un très beau graphisme, avec de nombreux personnages aux traits variés, de magnifiques arrière-plans mettant en avant le luxe du Reich Intergalactique et une 3D pour les vaisseaux très soigné et très propre.

Les Héros de la Galaxie marque donc le retour en triomphe d’une oeuvre mélangeant space opera et intrigue politique. Malheureusement, rien d’indique que cette adaptation sera plus qu’une simple introduction.

Verdict : BON+

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Megalo Box

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© Asao Takamori, Tetsuya Chiba/Kodansha/MEGALOBOX project

Junk Dog, ou JD, jeune homme nonchalant et passionné par sa moto, prend part, pour survivre, à des matches truqués de Megalo Box, cette boxe où chaque coup est décuplé par la puissance des machines. Toutefois, l’annonce de Megalonia, le championnat du monde de Megalo Box, et sa rencontre avec Yuri, le grand champion de la discipline, vont bouleverser sa vie. Désormais, remonté à bloc, JD va tout faire pour montrer qu’il excelle dans ce sport. Sang, métal et sueur se rencontrent dans une ascension vers la gloire !

À l’occasion des 50 ans du manga Ashita no Joe le studio TMS Entertainement nous gratifie d’une série coup de poing !

L’histoire nous plonge dans un futur inégalitaire où les bidonvilles fourmillent de monde. C’est là que vit le héros dont la passion pour la boxe va le faire participer au plus grand des tournoi, le Megalonia.
C’est dans ce contexte à la fois simple et efficace que l’on pourra se concentrer sur le parcoure de notre protagoniste et de son équipe, permettant un récit nerveux et saupoudré de bons combats qui se reposeront sur des personnages charismatiques. Les motivations et les enjeux sont simples, ce qui permet de se concentrer pleinement sur la tension montante de chaque épisode.
En plus de cela, on a de très bonnes ambiances graphiques, donnant beaucoup de personnalité aux protagonistes ainsi qu’au monde qui les entoure, et c’est avec une animation fluide et puissante que l’on peut ressentir toute la violence des coups.

Cette série originale au style et au récit épuré, nous permet d’aller droit au but tout en nous tenant en haleine. La partie mécanique est plus un prétexte qu’un élément central mais ne ralentit pas les combats ni ne leur fait perdre en force.

Verdict : TRES BON

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Caligula

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©FURYU/Caligula Production Committee

Tadashi Satomi est une idole virtuelle connue sous le nom de μ qui parvient à toucher le cœur de ses fans en comprenant le mal-être qu’ils ressentent dans la société où ils vivent. Cherchant à les sauver, elle les attire grâce à ses chansons dans son monde, Mobius, afin de les délivrer de leurs souffrances. Cependant, un groupe de neuf personnes a compris qu’il était retenu prisonnier dans ce monde et cherche à s’en échapper.

Adaptation d’un jeu vidéo, cet anime nous emmène dans un monde aux apparences trompeuses mais où l’on ne trouve pas d’empereur romain.

C’est avec beaucoup de pédanterie que nous est présenté un monde à l’apparence normale mais où de mystérieuses anomalies apparaissent, faisant petit à petit grandir le mystère, pour nous comme pour les personnages. Si l’anime gère bien son ambiance intrigante, cela ne l’empêche pas de faire de la rétention d’information très artificielle et grossière. Il en va de même pour les personnages qui sont plutôt sympathiques, mais dont les actions ne sont pas toujours compréhensibles.
L’ambiance intrigante et anormale sauve l’anime, grâce à ses compositions graphiques et musicales soignées, aussi bien au niveau du character design, de la colorimétrie, que de la chanson principale. Cela étant, on ne comprend pas toujours ce que voit le spectateur et ce que ne voit pas le personnage.

Doté d’une bonne ambiance, belle et intrigante, Caligula pêche par son écriture grossière et pédante, voire un peu incompréhensible dans la réaction des personnages, nous faisant perdre toute empathie pour eux.

Verdict : MOYEN+

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GeGeGe no Kitarô

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©Mizuki Production, Toei Animation Film©2018 Toei Animation Co.,Ltd.

Près de vingt ans après être entré dans le XXIe siècle, les gens ont complètement oublié l’existence des yôkai, ces créatures fantastiques issues du folklore japonais. Quand plusieurs phénomènes inexpliqués sèment le désordre dans ce monde moderne, Mana, 13 ans, écrit une lettre destinée au monde des yôkai. Elle est reçue par un certain Kitarô…

Kitarô le Repoussant est de retour sur nos écrans ! Après de nombreuses adaptations, le manga de Shigeru MIZUKI fait peau neuve sous la direction de Toei Animation pour un retour aux sources du monde des yôkaï.

On suit donc les aventures de Kitarô et de Mana, confrontés à des affaires de yokaï alors que le XXIème siècle aurait voulu les mettre au placard. Ce sera l’occasion de découvrir de nombreux monstres du folklore japonais aussi bien amicaux qu’agressifs et ayant tous un côté grotesque et terrifiant. La trame scénaristique est assez simple. Dans chaque épisode, on retrouve une affaire tournant autour d’un ou plusieurs yokaï s’attaquant aux humains. C’est dans la résolution et dans les pouvoirs du héros que la série a un peu mal vieilli car ça s’avère un peu trop simpliste, mais cela a donne un certain cachet à la série.
À côté de ça, le graphisme est propre et sans défauts apparents avec des yokaï à la fois comiques et bucoliques évoluant dans un monde pourvu de smartphones et d’internet (utilisés par les yokaï eux-mêmes), on a même le droit à de très beaux décors et un magnifique travail sur les ombres et les jeux de lumières spectrales.

On a donc une très bonne remise au goût du jour d’une série fondatrice des monstres japonais, mais il ne faut pas s’arrêter à la structure simple de la narration pour profiter du bon travail de la Toei.

Verdict : BON+

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Golden Kamui

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©Sanoru Noda/SHUEISHA GOLDEN KAMUY Project

Surnommé « l’Immortel », Saichi Sugimoto est un ancien soldat ayant survécu à la guerre meurtrière qui s’est déroulée au début du XXe siècle entre le Japon et la Russie. À présent, il se retrouve seul dans l’immense étendue désertique du nord du pays et il a besoin de beaucoup d’argent pour un but bien précis. La découverte d’une carte l’emmène sur les traces d’un trésor, 75 kilos d’or accumulé par le peuple autochtone des Aïnous…

Si Hokkaido est surtout connu pour être la terre natale de Hiromu ARAKAWA, c’est ici le lieu d’un grande chasse au trésor impliquant d’anciens soldats et les peuples locaux.

Dans cette série, on a le droit à une grande chasse à l’homme tout en découvrant la culture du peuple natif d’Hokkaido, les Aïnous. Si l’histoire en elle même est plutôt intéressante, il manque quelque chose au niveau du rythme et de la réalisation pour que l’on s’y investisse véritablement, la censure assez apparente (comme par exemple une peau vivement écorchée ne dégoulinant pas de sang) et l’humour désamorçant l’action n’aident pas.
Heureusement le duo de personnages principaux est là pour nous accrocher, avec leur caractère simple mais bien trempé et leurs actions héroïques auxquelles l’animation (2D et 3D) ne rend pas hommage. Les décors et l’ambiance graphiques sont assez jolis mais trop fonctionnels.

Malheureusement, la bonne histoire et la bonne trame de fond sont un peu malmenées par une technique et un rythme moyens…

Verdict : MOYEN+

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Lostorage conflated WIXOSS

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©LRIG/Project Lostorage

Suzuko Homura revient habiter à Ikebukuro, là où elle a grandi. Elle se réjouit de retrouver l’amie qu’elle avait laissée, Chinatsu Morikawa. Mais une fois arrivée dans son lycée, elle a du mal à s’intégrer. Afin de se faire des amies, elle décide d’acheter des cartes du très populaire jeu Wixoss.

Cet anime est la suite de la série Lostorage incited WIXOSS (diffusée durant l’automne 2016), elle même suite de Selector infected WIXOSS.

Quelques temps après les événements de la dernière saison, les combats de Selector reprennent et s’intensifient, replongeant nos personnages mais aussi les anciens dans une spirale de ténèbres qu’il faudra briser. La base des précédentes saisons aidant, on a un départ rapide qui permet de renouer avec des héroïnes de la première saison et ainsi qu’une ambiance sombre et assumée.
Sinon l’ambiance graphique est similaire à celle de la saison précédente, avec son trait soigné, alliant le coloré et le sombre et offrant des combats pas spécialement spectaculaires mais quand même sympatiques.

Si vous avez vu les saisons précédentes, vous ne serez pas dépaysés (vous pourriez même vous sentir nostalgique) avec ce nouveau scénario plus sombre mais pas dénué de certaines niaiseries.

Verdict : BON

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A.I.C.O. Incarnation

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©Kazuya MURATA/AICO Project

Il y a deux ans,  un miracle biotechnologique a tourné à l’horreur. Des scientifiques rebelles s’attaquent au problème.
Disponible sur Netflix.

Dans un futur proche, une terrible catastrophe a eu lieu sous la forme d’une masse cellulaire s’attaquant à toute vie, mais cela n’empêche pas les lycéens d’avoir des activités normales de jeunes japonais, tels que les cours, les activité de club et sauver le monde. C’est le cas d’Aiko, liée à la catastrophe, qui devra s’infiltrer dans un complexe scientifique pour éradiquer cette menace.

Si l’on devait résumer cette série, on pourrait dire qu’elle est très classique, mais parfaitement exécutée. En effet, le scénario suit une structure assez simple de jeunes lycéens propulsés dans une grande aventure mais non seulement c’est parfaitement justifié par les éléments du scénario, mais en plus on a une continuité logique des actions qui nous empêche de nous demander pourquoi tel personnage fait telle ou telle chose. De plus, les révélations et l’intrigue sont suffisamment claires et bien amenées pour être compréhensibles, évitant toute pseudo-complexité ressemblant plus à des coups de pédanterie. Il en va de même pour les personnages, assez archétypaux mais pas désagréables (sauf certains un peu trop monomaniaques).
La réalisation a été confiée au studio Bones, gage de qualité s’il en est et le résultat est à la hauteur, avec un style graphique propre et soigné, une animation sans trop d’excès mais tenant parfaitement la route (mention spéciale à la matière organique) et même si cela manque d’identité et d’originalité, encore une fois, cela remplit parfaitement son office.

On a donc une série bien faite, manquant certes d’originalité, ce qui la rend malheureusement un peu oubliable mais sans réel défaut et le tout reste très agréable à suivre.

Verdict : BON

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B: the Beginning

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©Kazuto Nakazawa/B the Beginning Project

Dans le pays de Crémone, alors la police est dépassée par une série de crimes aussi spectaculaires qu’insolites, un inspecteur de génie y trouve des liens avec une affaire surnaturelle tournant autour d’anciens dieux.
Disponible sur Netflix.

Dans des affaires criminelles où se mêlent du surnaturel, d’étranges êtres viendront se battre et semer un chaos que les inspecteurs auront bien du mal à démêler.

On a une série partant sur des bases mystérieuses et spectaculaires avec une intrigue complexe et qui finit par être juste compliquée. Si le mélange de série policière et de paranormal forge de bonnes bases, la fin nous fait nous questionner sur le bien fondé de cette alliance. Cela ne nous empêche pas d’apprécier les personnages charismatiques et l’intrigue même si de nombreux points manquent de sens ou de logique, rendant la conclusion lourde.
Les déboires scénaristiques mis de côté, on a quand même une série superbement réalisée visuellement parlant, avec de vrais moments d’action épique (plus dans la première partie que dans la seconde), donnant une belle ambiance mystérieuse et mystique et des personnages reconnaissables et attachants.

Cet anime commence très bien avec une excellente esthétique et une bonne intrigue mais, à la vouloir trop complexe, la rend juste compliquée. Dommage, on était pas loin d’avoir une des meilleures séries de 2018 (avec Devilman Crybaby) !

Verdict : BON-

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Swordgai the Animation

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©Sword Gai/Tosiki Inoue/Sword Gai Partners

Dans notre existe des épées ayant tellement versé de sang qu’elles en deviennent maudites, possédant leur propriétaire et les transformant en machine à tuer. Gaï, orphelin recueilli par un maître forgeron est lié de près à une de ces épée qui l’entraînera dans un monde sanglant.
Disponible sur Netflix.

Si le titre vous intrigue, vous pourrez trouver une critique complète ici.

Pour résumer c’est une série d’action ayant un récit avec pas mal avec de bonnes idées mais une fin pénible. De plus, même si le graphisme est plutôt bon en général, l’animation désastreuse tout au long des épisodes vous fera sortir de l’histoire. À éviter donc…

Verdict : MAUVAIS

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Persona5 the Animation

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©ATLUS ©SEGA/PERSONA5 the Animation Project

Au printemps de sa deuxième année de lycée, Ren Amamiya intègre le lycée Shûjin. Suite à un évènement étrange, la Persona de Ren s’éveille. Il fonde avec ses nouveaux compagnons l’organisation des « Voleurs Fantômes ». Ensemble, ils combattent et corrigent les cœurs corrompus et pervers des adultes. Mais bientôt, d’incontrôlables esprits se mettent à sévir à Tokyo. Tout en poursuivant tant bien que mal leur quotidien de lycéens, les Voleurs Fantômes entrent en scène après les cours pour affronter de nouveaux périls …

Cette série est l’adaptation du jeu Persona5 et nous plonge dans un monde entre réalité et univers spirituel où de jeunes gens tentent de changer les mauvaises personnes de l’intérieur.

L’histoire nous embarque dans une intrigue jonglant entre présent et souvenirs, enchaînant les scènes marquantes avec une patte visuelle bien léchée, faisant hurler de joie les fans, et c’est là où le bât blesse… Si on a effectivement un rythme nerveux et dynamique, replongeant le joueur dans son ambiance, cela ne marche pas chez le néophyte qui n’a pas le temps de s’imprégner du ton sombre et mystique de la série. On ne se contente finalement que de regarder placidement la série sans investissement émotionnel.
La résultante est que les personnages restent très archétypaux et fonctionnels au lieu d’être attachants, sans pour autant être désagréables. Heureusement, le graphisme est là pour rehausser la qualité, tout comme certaines scènes d’action (même si beaucoup ne sont qu’une succession de coups spéciaux).

Au final, c’est une jolie série pour les fans du jeu mais qui empêche le spectateur non-initié de se nourrir de l’ambiance à cause d’un rythme trop artificiellement accéléré.

Verdict : MOYEN+

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Steins;Gate 0

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(c)2018 MAGES./KADOKAWA/STEINS;GATE 0 Partners

Le lien manquant de l’annulateur. Une errance infinie à travers d’innombrables lignes d’univers. Au cours de ce rude voyage, Okabe a finalement abandonné l’idée de sauver Kurisu de son destin funeste. Ainsi, il revient sur les bancs de l’université et s’enlise dans un quotidien banal. Cependant, Okabe qui se rend régulièrement dans une clinique psychiatrique sans pouvoir panser la blessure qui déchire son cœur, rejette peu à peu son alter égo de savant fou autoproclamé.

Adaptation d’un visual novel et suite de Steins;Gate, cette série nous replonge dans les méandres tortueux du temps.

Cette saison se passe dans la ligne temporelle où le héros construira la machine à voyager dans le temps pour sauver sa bien aimée. C’est une information importante mais la série ne le précise pas vraiment… Pourtant, sans cela, elle perd les spectateurs les moins assidus. Quant au reste, on retrouve les éléments de la série précédente en terme de personnages et de graphisme et on reste dans la continuité de la seconde partie avec son ton sombre et dépressif.
Si on a le droit à la bonne complicité des personnages, on a aussi le droit à une sur-dramatisation et à la surenchère de pathos dans une histoire qui n’est pas inintéressante mais qui, par la structure même d’un voyage temporel, n’est qu’une péripétie.

Ce titre reste donc dans la continuité du précédent et est destiné aux fans de la première heure, pas pour les déçus ou pour ceux ne connaissant pas l’univers de la licence.

Verdict : MOYEN+

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Sword Art Online Alternative Gun Gale Online

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(C)2017 KEIICHI SIGSAWA/KADOKAWA CORPORATION AMW/GGO Project

Llenn est une gameuse qui évolue en solo dans le monde de l’acier et des flingues, Gun Gale Online. Elle aime tout ce qui est mignon et est toute revêtue de rose. Son sérieux et son assiduité au jeu lui ont conféré nombre de compétences. Un jour, elle s’éveille au plaisir de chasser les joueurs, le PK, et se prend au jeu, on la surnomme même La Démone Rose. Llenn fait alors la rencontre de la belle et mystérieuse Pitohui , avec qui elle s’entend parfaitement. Sur les conseils de cette dernière, elles décident de participer à l’event « Squad Jam »

Après le succès de Sword Art Online et l’arrivée de toute une flopée de spin-off, c’est au tout de l’univers de Gun Gale Online d’avoir le droit à sa part du gâteau.

Dans ce jeu, notre héroïne échappe à la réalité de sa trop grande taille en s’incarnant dans un petit personnage aussi mignon que mortel que nous apprendrons à connaître. Les premiers épisodes réussissent à faire mieux que ceux de la deuxième saison de SAO (ce qui n’est pas très difficile) grâce à un bon rythme et une bonne action, faisant ressentir la tension d’un Battle Royal et la nervosité des combats.
Sous son postulat de départ assez simple, la série arrive à nous faire apprécier ses personnages, jouant bien avec le contraste entre les côtés mignon et mortel de l’héroïne. Ce n’est pas spécialement recherché ni original mais ce scénario est bien servi par le rythme et le graphisme propre et fluide.

Pas besoin d’être un fan ou un connaisseur de SAO pour plonger dans cette série, le rythme et les personnages suffiront à nous immerger, même si elle est simpliste et sans but précis.

Verdict : BON

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Tokyo Ghoul : Re

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©Sui Ishida/Shueisha, Tokyo Ghoul:re Production Committee

Elles se fondent dans la foule pour mieux se nourrir de la chair humaine. Elles ressemblent aux humains, mais leur apparence est trompeuse … Elles sont appelées « goules ». Le CCG, une organisation gouvernementale chargée d’étudier et d’éradiquer les goules, met sur pied une nouvelle unité exclusivement composée de sujets expérimentaux. Leur nom : Les Quinx. Mené par l’inspecteur Haise Sasaki, ce groupe atypique se voit confier une mission tout aussi singulière, Quel sort les attend dans les profondeurs de la capitale japonaise ?

Après deux saisons ayant fait grand bruit, voici la troisième adaptation de l’oeuvre de Sui ISHIDA, reprenant le manga Tokyo Ghoul : Re.

Deux dans après la fin de la deuxième saison, on suit une nouvelle équipe d’inspecteurs expérimentaux auxquels on a donné des capacités de goules et qui devront affronter ces mangeurs d’hommes. Le scénario de l’anime a le bon goût d’accélérer celui du manga, permettant un rythme rapide mélangeant enquête et action. Cela permet d’avoir de nouveaux personnages présentés rapidement et dont le développement se fait en même temps que le déroulement de l’histoire, sans que cette dernière ne stagne.
La réalisation est très réussie en terme d’ambiance qui est d’ailleurs bien mise en valeur par la musique, le rythme et la colorimétrie. Cela n’empêche pas cependant quelques défauts graphiques, comme des traits grossiers ou des erreurs anatomiques, mais à part ça, l’animation est bonne même si elle manque parfois un peu de panache.

Ce nouveau volet de Tokyo Ghoul se présente donc comme une série d’horreur et d’action qui saura plonger ses spectateurs dans des ambiances sombres et oppressantes, même si quelques défauts techniques viendront entacher la qualité globale de l’oeuvre.

Verdict : BON+

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Une fois de plus, on se trouve en présence d’une saison qui est qualitative, ne manquant pas de bons titres pouvant satisfaire tous les goûts, avec notamment des œuvres ayant une forte notoriété. On espère clairement voir plus de saisons comme celles-là !




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

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