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ⓒYomimoi Partners

Tour d’horizon des animés de l’hiver 2018

C’est l’hiver et si le froid ne vous a pas encore figé sur place, construisez votre igloo, enroulez vous dans les couvertures avec une boisson chaude et profitez des animes, qu’ils soient de saison ou non, pour vous réchauffer le cœur!

Overlord – Saison 2

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Nous sommes en l’an 2138. Yggdrasil, le célèbre MMORPG à succès est sur le point de fermer. Momonga, le fondateur de la guilde dont la renommée n’est plus à faire attend seul l’arrêt du jeu. Cependant, l’heure de la fermeture passée, Momonga ne se déconnecte pas et les personnages non jouables se retrouvent peu à peu dotés d’une conscience… Un nouveau monde est sur le point de faire son apparition.

Cette deuxième saison signe le retour sur nos écrans de la série Overlord, adaptation du roman éponyme publié chez nous par les éditions Ofelbe.

On se trouve devant la suite directe de la première et la deuxième partie du deuxième roman où l’on continue à suivre les machination de notre nécromancien préféré. Pour les premiers épisodes, nous adoptons le point de vue des futurs victimes de Momonga, les homme-lézards, qui tentent de survivre face à une force écrasante.
L’intrigue est assez étonnante et pleine de surprises du côté de nos héros tout en racontant un récit épique, propice aux bons combats. Ces derniers sont bien réalisés, notamment grâce à aux nombreux plans forts mais où l’animation souffre un peu par moment.

Overlord est et reste une bonne oeuvre de dark fantasy qui saura combler les fans de la première heure ainsi que les nouveaux.

Verdict : BON+

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Ruyo’s Work is Never Done

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Yaichi Kuzuryuu est un jeune adolescent qui se trouve être le plus fort joueur de shogi de l’histoire. Il détient le titre le plus élevé, celui de « Ryuo » (Le Roi Dragon). Un jour, une élève de primaire fan de shogi, Ai Hinatsuru, se présente à lui en lui disant qu’il avait promis de devenir son maître. Mais lui a-t-il vraiment fait cette promesse ? Ainsi commence leur relation maître/disciple !

Le shogi est à l’honneur cette saison, avec la suite de March comes in like a Lion, mais aussi avec ce petit nouveau qu’est Ruyo’s Work is Never Done sur ADN.

On suit donc un jeune pro du shogi en perte de vitesse chez qui l’arrivée d’une nouvelle disciple va réveiller la flamme de la passion, de l’amitié et de la rivalité. Avec un style tournant du côté des shonen sportifs, cet anime rythme énergiquement ses épisodes de rencontres et d’affrontements. Si le scénario n’est pas particulièrement original (voire pas du tout), il a le mérite de présenter une bonne palette de personnages (même si un peu trop lolicon) qui dynamiseront le visionnage avec rires et suspense. Le graphisme va dans ce sens avec un design mignon pour des jeunes hauts en couleurs.

Ce shônen sportif maîtrise bien ses codes. Nerveux et attachant, il a cependant tendance à parfois trop en faire et à ne pas être particulièrement original.

Verdict : BON-

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A Place Futher Than the Universe

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Notre premier pas est toujours guidé par la curiosité. Découvrir ce qu’on a jamais vu, jamais entendu, jamais touché ou jamais senti. C’est l’histoire de quatre filles qui partent en expédition en Antarctique, le « toit du monde », pour un voyage dans des conditions extrêmes, plus intense que si elles allaient au-delà de l’atmosphère.

Dans la lignée des filles mignonnes faisant des truc plus ou moins mignons, nous avons cette saison A Place Futher Than the Universe, où un groupe de quatre lycéennes tentent d’embarquer dans une expédition à destination du Pôle Sud.
Cette série est placée sous le signe de la poursuite des rêves, de l’aventure et de la jeunesse au travers de ses quatre héroïnes que l’on prendra plaisir à suivre. Si leurs caractères sont simples, il n’en reste pas moins qu’elles sont attachantes dans leur exubérance, servie par un rythme rapide mettant en valeur leur exagération comique. Le graphisme et l’animation de qualité viennent renforcer le côté attachant et mignon de la série, offrant en plus un vrai plaisir visuel.

On a donc une bonne série, à la fois déjantée et calme, touchante et drôle mais qui en fait un peu trop avec ses personnages par moments en cherchant à en faire des icônes du mignon à tout prix.

Verdict : BON+

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Citrus

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Yuzu est une jeune fashionista énergique et enthousiaste, mais elle n’a encore jamais connu l’amour. Parce que sa mère s’est remariée, elle intègre un lycée très strict pour jeunes filles. Alors qu’elle entame son premier jour de classe, elle fait la connaissance de Mei, la présidente du BDE. Après s’être disputée avec cette dernière, elle la surprend en train d’embrasser un professeur. Une autre surprise l’attend à la maison quand elle apprend que Mei est sa nouvelle demi-sœur…

Dans cette série qui fleure bon le citron et le lys, nous suivons la romance de deux lycéennes au caractère aussi opposé que trempé.
On a ici les codes de la comédie romantique des premières amours, la relation entre filles permettant plus de rapprochement, de contact physique et de passion charnelle mais ce n’est pas pour autant dénuée d’interrogations amoureuses. Ces sentiments seront renforcés par le caractère fougueux et vif (voire impulsif) des personnages (attachants au demeurant) et le rythme rapide permet de bien faire passer les scènes de sentiments comme celles d’humour. Reste qu’on sent une certaine artificialité dans les relations et leur complexification, donnant l’impression d’une romance complexe plus à cause des personnages eux-même que des autres facteurs.

Une bonne romance qui plaira aux initiés et plus encore, grâce à ses qualités graphiques et narratives mais qui n’évite malheureusement pas les écueils du genre.

Verdict : BON

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DARLING in the FRANXX

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Dans un lointain futur, le Terre est en ruines et l’humanité s’est retranchée dans une ville fortifiée mobile, Plantation. Un quartier est dédié à la formation de jeunes pilotes qui ne connaissent rien du monde extérieur. Leur seul but dans la vie est d’apprendre à piloter des robots, les Franxx, afin d’affronter un mystérieux ennemi géant mais invisible.

Ce titre est la nouvelle production du studio Trigger, remplie de robots géants, de mystères et de plans suggestifs.
Nous suivons de jeunes personnes devant piloter des robots à deux pour protéger leur ville, mais l’un d’eux, incapable de se synchroniser, va faire la rencontre d’une mystérieuse pilote ayant la réputation de tuer ses partenaires. Si la série fait moins la part belle aux combats, contrairement à ce que nous aurions pu penser, il n’empêche que nous avons un style graphique très soigné offrant de belles scènes. La série essaye de former des duos de personnages qui, pour l’instant, ne s’éloignent pas beaucoup des clichés et propose un propos assez sombre entrecoupés de plans de pilotages très suggestifs.

On ne sait pas vraiment où va la série avec ses bases et ses enjeux assez bizarres, mais la qualité d’animation et le potentiel feront rester.

Verdict : BON

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Devilman Crybaby

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©Go Nagai/Devilman Crybaby Project

Après un voyage à l’étranger, Ryo, un jeune professeur, emmène Akira, son ami pleurnichard mais au coeur pur, à  une fête si décadente qu’elle en devient… démoniaque!

Déjà chroniquée ici, il était impossible de ne pas inclure Devilman Crybaby dans ce tour d’horizon. Pour résumer, on a affaire à une résurrection d’une oeuvre des années 70 dans toute sa splendeur : on a un scénario aux abords simples mais magnifié grâce à une violence exacerbée donnant un vrai poids aux personnages, le tout porté par une réalisation détonante et efficace, permettant une animation rendant grâce aux combats et à la déformation de la chair.

Cette série est une véritable perle très sombre mais à voir absolument… si vous avez l’âge !

Verdict : TRÈS BON

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Gambling School

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La meilleur joueuse de la classe, Mary, essaye de pousser Jumeko, la nouvelle qui ne se doute de rien, à un jeu de papier-caillou-ciseaux. Et elle a parié gros.

Dans ce titre, les jeux d’argent sont roi et des millions se jouent sur un lancé de dé… voici Gambling School sur Netflix.

Sur le principe de jeux d’argent, cet anime arrive à poser une très grande tension grâce à sa mise en scène alliant nervosité et excentricité. En effet, on a un découpage nerveux, servi par une animation soignée mettant en exergue le côté tordu des personnages, offrant des visages et des expressions marquants et puissants, mais aussi des musiques toutes aussi folles mettant dans l’ambiance. En bref, tout est fait pour mettre de la tension et tout y réussit.

Ce n’est pas une série qui s’embête avec une histoire ou des personnages travaillés, mais qui se contente d’un principe qu’elle applique très bien, sans lasser, grâce à sa réalisation.

Verdict : TRÈS BON

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Violet Evergarden

Hodgins récupère Violet à l’hôpital à la demande du Major Gilbert. Suite à une rencontre avec la famille de Gilbert, il lui propose un travail.

Producteur et diffuseur principal de la série, Netflix permet à Kyoto Animation de créer une oeuvre tirée d’un light novel (comme à l’habitude du studio), Violet Evergarden.

Ce qui va frapper, c’est l’esthétique de la série, avec une très grand sens du détail, un beau jeu de lumières et une imagerie très lumineuse (donnant une impression de filtre blanc). Cette série est un véritable plaisir visuel, ce qui est renforcé par une histoire assez contemplative, avec un rythme très doux, qui n’épargne pas les détails de la guerre. En plus, on a un panel de personnages très attachants mais qui commence déjà à tourner en rond, avec des répétitions de mise en scène (comme les mains de Violet) qui ne font plus avancer l’histoire et rendent le temps long.

Même si la série confond parfois contemplation et immobilisme, et appuie trop sur l’incompréhension des sentiments par Violet, l’histoire reste agréable à suivre et le graphisme travaillé compense en partie les défauts.

Verdict : BON+

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Cardcaptor Sakura : Clear Card

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C’est le mois d’avril, les cerisiers sont en fleur et Sakura entame son année de cinquième. Elle y retrouve son ami Shaolan qui était retourné un temps à Hong Kong. Mais leur quotidien paisible est rapidement bouleversé par une activité anormale des cartes de Clow. De mystérieux évènements s’enchaînent dans la ville de Tomoeda. Sakura est alors guidée par la « clé » rencontrée en rêve. La collecte des cartes reprend de plus belle ! C’est alors qu’une nouvelle élève fait son apparition…

Le retour de la série de 98 avec cet arc inédit sur nos écrans a de quoi faire vibrer la fibre nostalgique de nombreux fans.

On retrouve notre héroïne Sakura devant faire face à une nouvelle menace et à de nouvelles cartes, les précédentes étant devenues inutilisables.
La série remet en place le contexte et les personnages avant de relancer l’action mais avoir une connaissance des événements précédents est conseillé. Après quoi, on peut profiter d’un déroulement assez classique mais bien mené, même si on a un peu trop de « tranche de vie ». Derrière, on a une bonne animation et des scènes de combat bien faites avec cependant un étalonnage orangé un peu trop uniforme.

Cette série rappellera de bons souvenirs et en créera de nouveaux pour les amateurs de magical girl à l’ancienne.

Verdict : BON

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Minuscule

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Voici l’histoire de deux petites filles vivant au fin fond d’une forêt luxuriante. Installées au creux d’un arbre, il leur arrive parfois de se servir de feuilles comme de parapluie ou de porter oiseaux et insectes sur leur dos. Une chose plutôt facile lorsqu’on mesure 9cm ! Entrez dans le monde paisible et enchanteur de Hakumei et Mikochi.

La taille ne fait pas tout, et c’est peut être les petites histoires qui pourront nous toucher le plus, comme c’est le cas dans Minuscule.

Succession de courts récits atour d’un monde minuscule et de deux de ses habitants, ce sera l’occasion pour nous de voyager à travers un monde plein de couleurs en contact avec la nature et la tradition. S’il n’y a pas spécialement d’enjeux, le but sera de nous conter l’histoire reposante et agréable de nos deux héroïnes, le tout illustré par de très belles images pleines de style et de douceur. La musique n’est pas en reste et le tout finit par nous fournir des épisodes reposants.

Minuscule, ça reste de petites péripéties adorables et magnifiques que l’on aime regarder de temps en temps.

Verdict : BON+

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Mitsuboshi Colors

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Au cœur du parc d’Ueno se trouve un repaire secret entouré de mystères.Trois petites filles s’y retrouvent quotidiennement. Cependant, il ne s’agit pas de fillettes ordinaires mais des membres de l’organisation des justiciers Colors dont la mission est de protéger Ueno.Yui, Sacchan et Kotoha font des rondes jour et nuit pour garder leur ville en paix (enfin…surtout en fin d’après-midi, après la fin des cours).

Voir des enfants faire des choses (dont des bêtises), c’est mignon et drôle : voilà l’état d’esprit de Mitsuboshi Colors.

Les épisodes sont composés de petites histoires plus ou moins indépendantes mettant en scène un trio de jeunes filles colorées et aux personnalités bien marquées, s’amusant dans leur ville telles des justicières. Ce sera l’occasion d’avoir un comique très (trop ?) enfantin qui marche plutôt bien, même s’il faudra rentrer dans leur délire, ce qui ne sera pas toujours facile, la logique pouvant nous échapper. Néanmoins, on arrivera à s’attacher aux personnages grâce à une ambiance assez mignonne, même si l’animation n’est pas souvent terrible en plan large.

Bref, on a une série assez mignonne, pas forcément remarquable mais qui se laisser regarder, pour peu qu’on arrive à suivre les délires enfantins.

Verdict : MOYEN+

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Record of Grancrest War

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Dans un lointain passé, les souverains détenant les Saints sceaux (« Crest ») avaient pour mission d’apporter la paix au sein de leur peuple. Mais leur soif de pouvoir les poussa à se livrer bataille les uns contre les autres. Siluca, une magicienne solitaire, éprouve depuis toujours une haine farouche contre ces seigneurs sans foi ni loi. Elle fait, un jour, la rencontre d’un jeune chevalier vagabond, Theo, lancé dans un voyage initiatique afin de revenir délivrer son pays natal de la tyrannie. Les deux jeunes gens décident alors de sceller un pacte pour atteindre ensemble leurs idéaux. Maître et servant échangent ainsi un serment qui pourrait apporter le vent de la réforme sur le continent d’Atlatan. Ainsi commencent les chroniques des guerre fantaisistes de Grancrest !

Un mélange de guerre et de politique, un jeu de pouvoir s’étendant sur de nombreux fiefs, voilà ce que nous propose Record of Grancrest War à travers machinations et batailles.
La série fait la part belle à la stratégie et à un contexte pour bien nous présenter ses personnages et leur but. Seulement, ils restent trop classiques et se développent peu. Autre problème, la série avançant vite, il n’est pas toujours évident de bien comprendre le but des actions entreprises ainsi que les rouages actionnés derrière, ce qui empêche vraiment la tension de monter, de même qu’un combat en sous nombre ne semble pas tendu tant l’écart de force entre un soldat de base et un personnage important semble grand.
En plus de ça, la mise en scène peut donner des moments d’action kitchs, mais les combats bien réalisés sont sympathiques et le rythme permet quand même de rester dans la série.

On ne s’ennuie pas vraiment devant cette série qui a du potentiel, c’est juste qu’elle n’est pas assez bien réalisée pour qu’on s’investisse vraiment, notamment à cause d’un personnage principal qui n’est qu’un suiveur et non un héros au sens narratif du terme.

Verdict : MOYEN+

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Cette saison fait la part belle aux retours de séries plus ou moins anciennes, mais aussi à la continuité d’autres, donnant un large panel aux spectateurs. On appréciera l’implication de plus en plus grande de Netflix dans la japanimation avec des nouveautés qui sortent pas mal de l’ordinaire et on espère que cela rehaussera le niveau global.




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

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