Publicité

Accueil / Chroniques Manga & Animé / Chroniques Animé / Chroniques Simulcast / Tour d'horizon Simulcast / Tour d’horizon des animes de l’automne 2016

Publicité

_automne_2016

Tour d’horizon des animes de l’automne 2016

L’automne est la saison où les feuilles tombent mais aussi où les animes poussent comme des champignons, avec plus de soixante-dix séries qui commencent ou continuent. Avec un tel nombre, on peut espérer en avoir des bonnes dans le lot… C’est ce que nous verrons avec cette petite sélection basée sur les trois premiers épisodes de chaque anime. Oui, nos chroniqueurs ont du temps à perdre !

Bloodivores

bloodivores_couverture

Il y a 60 ans, une étrange insomnie a frappé la population. Un médicament a été trouvé, mais il a transformé les patients en vampires. Surnommés les Bloodivores, ils ont ensuite été pourchassés. Mi Liu est né de l’union d’une humaine et d’un vampire. Arrêté lors de l’attaque d’une banque, il est envoyé dans une prison spéciale réservée aux derniers Bloodivores. Il va peu à peu comprendre ce qui s’est vraiment passé soixante ans plus tôt..

C’est une série basée sur une œuvre chinoise alliant survie, surnaturel, complots gouvernementaux et pleins d’autres choses (d’après les explications assez avares de l’anime). Les informations sont distillées, voir étirées tout au long des épisodes durant lesquels on n’aura pas l’impression qu’il se passe grand chose, et ce qui s’y passe justement n’est pas très fluide (à cause d’une animation moyenne) et pas très original.
C’est du classique sur la forme et le fond, avec une toute petite dose d’action et d’intrigue qui suffira pour plaire aux amateurs de shônen up.

On a quand même, à première vue, un « survival game » qui maîtrise les codes du genre et qui, on espère, développera une bonne intrigue tout autour. De plus, de part son caractère chinois, on a une certaine forme « d’exotisme » qui devrait aboutir à un traitement différent d’une oeuvre japonaise. Par contre, c’est vraiment conseillé aux initiés du genre. La violence, un peu gratuite et voyante, ralentit beaucoup le rythme de narration et pourra décourager les moins patients.

Verdict : MOYEN

© TENCENT

separ

Brave Witches

brave_witches_couverture

Au milieu du XXe siècle, la Terre est menacée par un mystérieux ennemi, les Neuroi, contre lequel nos armes conventionnelles se révèlent inefficaces. Seules quelques jeunes filles, les Witches, possèdent certains pouvoirs pouvant les contrer. Elles ont ainsi été recrutées dans le monde entier afin de former un escadron doté d’armes spécialement adaptées à leurs capacités. Nous suivons les interventions d’une nouvelle brigade, la 502e Joint Fighter Wing.

Le principal intérêt de cette série est de voir des lolis magiciennes à oreilles d’animaux sauver le monde. Malgré le contexte d’invasion extra-terrestre, ça reste bon enfant et classique dans la structure scénaristique. Ce n’est pas novateur, mais ce que ça fait, ça le fait bien, notamment avec une bonne réalisation au niveau des scènes d’action et de la 3D plus qu’acceptable.
C’est un peu particulier niveau chara-design avec des jeunes filles constamment sans jupe ni pantalon et un équipement de combat… original. Ajoutez à cela des personnalités plus clichées les unes que les autres et vous comprenez qu’il sera très difficile de s’attacher à elles. En bref, Brave Wiches est un anime plus intéressant visuellement que scénaristiquement.

En résumé, si vous aimez les œuvres simples et sans prise de tête qui offrent un bon spectacle visuel avec un brin de magie et une formule mignonne, alors n’hésitez pas et regardez Brave Witches.
Cependant, avant tout visionnage, munissez-vous d’un petit frère ou d’une petite sœur pour vous défouler, le caractère des personnages donnant véritablement envie de mettre des baffes.

Verdict : MOYEN+

©2016 Humikane Shimada·KADOKAWA/502st JOINT FIGHTER WING

separ

KEIJO!!!!!!!!

keijo_couverture

Le keijo est le nom d’un sport où les participantes (toutes féminines) doivent faire tomber leurs adversaires en dehors d’une plate-forme flottant au milieu d’une piscine. Elles ne peuvent utiliser que leurs fesses et leur poitrine, et ces combats donnent lieu à des paris enflammés. Nozomi Kaminashi est encore étudiante, mais elle rêve d’entrer dans ce monde, car elle espère ainsi gagner assez d’argent pour aider sa famille aux revenus modestes. Ses atouts : une formation de gymnaste, sa souplesse et un très bon sens de l’équilibre…

Série sociologique et philosophique traitant de la féminisation du sport et de son image sur- Non, en fait, c’est juste du fan service pur et dur avec des combats de fesses. C’est un anime de sport, avec tous ses codes et ses clichés, mais avec des combats de fesses. Même si c’est très joli graphiquement et que l’animation est fluide, ça reste des combats de fesses… avec des lycéennes…

Pervers et amateurs de « beauferies », soyez les bienvenus parce que là, c’est (du) lourd. Centré constamment sur les fesses, dés le deuxième épisode, c’est d’une lourdeur sans nom, et seuls les plus téméraires (ou ceux n’ayant pas de copine) resteront.
Si le côté ecchi assumé ne vous dérange pas, c’est une bonne série sportive pour les amateurs du genre, de plus, si au visionnage de Yuri!!! on Ice, votre entourage se pose des questions sur vous, montrez leur que vous regardez ça et elles disparaîtront.
J’ai quand même dis « si le côté ecchi assumé ne vous dérange pas », et pour ça, il faut une bonne dose de courage.

Verdict : MOYEN-

©Daichi SORAYOMI, Shogakukan/Keijo Project

separ

Lostorage incited WIXOSS

lostorage_incited_wixoss_couverture

Suzuko Homura revient habiter à Ikebukuro, là où elle a grandi. Elle se réjouit de retrouver l’amie qu’elle avait laissée, Chinatsu Morikawa. Mais une fois arrivée dans son lycée, elle a du mal à s’intégrer. Afin de se faire des amies, elle décide d’acheter des cartes du très populaire jeu Wixoss.

Suite de Selector infected WIXOSS pouvant néanmoins se regarder sans avoir au préalable vu cette dernière. J.C. Staff nous fait le pari de recréer cet univers et c’est plutôt réussi : on a une suite qui a sa propre cohérence et ses propres règles, avec une nouvelle esthétique à la fois colorée et sombre mais aussi pleine de détails pour les fans de la première série.

L’histoire va à l’essentiel en montrant dés le début le côté sombre du jeu. Pour l’instant le plus gros défaut vient des personnages manquant de caractère, d’originalité et d’initiative, ce qui plombe un peu le côté oppressant, mais les personnages tendent à être de plus en plus volontaires.
C’est un anime qui sait manier une histoire sombre et pleine d’énigmes pour amener, on espère, à des conclusions douces-amères. Dans tous les cas, la direction artistique sera là pour nous plonger dans l’étrangeté du récit.

Verdict : BON

©LRIG/Project Lostorage

separ

Nanbaka

nanbaka_couverture

Quatre hommes sont transférés à Nanba, la prison réputée la plus sécurisée au monde. Jûgo n’a aucun souvenir de ses méfaits. Il a déjà cherché à s’évader et a écopé d’une rallonge de peine. Uno a quant à lui escroqué de nombreuses femmes. Rock ne vit que pour la bagarre. Enfin, Nico est un fan… d’animés !

Pour définir simplement la série, c’est un joyeux bazar. Avec une esthétique extrêmement marquée (rose et étincelante), c’est un sacré ovni qui nous arrive en pleine figure. Si, au début, l’œuvre se présente comme une suite de gags (plus ou moins réussis) autours de quatre pros de l’évasion dans la prison la plus sécurisée au monde, étonnamment, les personnages commencent à prendre forme et à devenir attachant et l’histoire se met tranquillement place, le tout dans un délire qui prend le temps de souffler.

C’est une série drôle et riche en rebondissements, le tout avec une esthétique très « brillante » renforçant le côté ovni. Cependant, le manque d’histoire principale lui fait défaut, et il faut espérer que, s’il y en a une, la transition ne soit pas trop brutale.

Verdict : BON

©Sho FUTAMATA/comico/Nanba Prison Correctional Committee

separ

Shûmatsu no Izetta

shumatsu_no_izetta_couverture

En 1939, l’empire de Germania a commencé à envahir les pays limitrophes. Depuis, toute l’Europe est entrée dans la spirale de la guerre. Un an plus tard, la Germania jette son dévolu sur l’Eylstadt, un petit archiduché verdoyant situé dans les Alpes. Unique héritière du trône, la princesse Finé se prépare tant bien que mal à protéger son royaume. Elle croise alors la route d’Izetta, dernière descendante d’une ancienne lignée de sorcières…

Dans un contexte de guerre, une princesse tente de sauver son royaume et se fait aider par une sorcière. Shûmatsu no Izetta possède une histoire menée par deux personnages féminins forts, un peu caricaturaux mais auxquels on s’intéresse assez facilement. Dans ce contexte trouble, on a le droit à de bons moments de bravoure et d’action, bien soutenus par les réalisations musicale et graphique, même si les moments plus calmes sont un peu moins travaillés.

On regrettera un peu le fan service présent, mais on a ici une série prometteuse. C’est vraiment à regarder pour son histoire, héroïque et pleine de bravoure, ainsi que pour les scènes d’actions véritablement portées par les musiques envoûtantes. Malheureusement, ce côté brave des personnages entraîne un manichéisme qui désert la série, réduisant un peu le combat à « gentils contre méchants ».

Verdict : BON+

© Izetta Production Committee

separ

Yuri !!! on ICE

yuri_on_ice_couverture

Yuri Katsuki portait sur ses épaules tous les espoirs du Japon pour remporter le Grand Prix de patinage artistique, mais il y a subi une écrasante défaite. Il retourne dans sa ville natale et songe alors à prendre sa retraite, malgré une persistante envie de patiner. Un jour, le quintuple champion du monde Viktor Nikiforov, accompagné d’un jeune russe, Yuri Plisetsky, vient le trouver pour qu’il reprenne la compétition…

Le patinage artistique est un thème original mais qui demande une excellente animation des personnages pour être intéressante. Heureusement, c’est MAPPA qui s’en charge et ça donne de magnifiques scènes sportives. De manière générale, on a un travail artistique sur les corps, les postures et les intentions de toute beauté. Si en plus on prend en compte les très bonnes musiques et les personnages attachants et biens construits, on a là l’une des perle de la saison, et même si le côté BL peut en rebuter certains, ça rajoute un charme certain qu’il serait dommage de rater.

Yuri !!! on ice fait partie de ces titres à voir absolument, d’une part pour les qualités d’animation, d’autre part car c’est une véritable leçon de création d’intimité non sexuelle entre deux personnages. C’est la mise en place de liens et d’une intimité forte et touchante que le contact physique n’altère pas pour de basses considérations charnelles. Après, si on ne voit pas jusque là et qu’on ne considère que le côté BL, ça peut détourner les non-amateurs du genre.

Verdict : TRÈS BON

©Hasetsu Townspeople/Yuri!!! on ICE PROJECT

separ

Drifters

drifters_couverture

Toyohisa Shimazu, jeune samurai participant à la bataille de Sekigahara se retrouve soudain plongé dans un autre monde. Rapidement il découvre que plusieurs autres guerriers renommés ont dérivé dans cette dimension. Une guerre sans merci dont il ignore encore les tenants et les aboutissants l’attend d’entrée de jeu, sous la bannière du célèbre Oda Nobunaga !

Après la très sanglante série Hellsing (adaptation d’un manga de Kotah HIRANO), on a désormais Drifters et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est dans la même veine. Avec ses personnages charismatiques, hauts en couleurs, animés d’une furie sanguinaire digne des plus grands chamans, c’est un véritable hymne à la folie qu’on a là.

Chaque épisode est remplie de scènes cultes et puissantes, de combats dantesques et sanguinaires avec une réalisation artistique du plus bel effet, le temps passe plus vite que le sabre venu nous décapiter, voilà une autre petite perle de cette saison. On retrouve vraiment l’ambiance des OAV Hellsing Ultimate (normal me direz-vous puisque c’est plus ou moins la même équipe), avec des personnages prenant la pose et une ambiance folle, le massacre d’anglais et de nazis en moins, âmes sensibles s’abstenir !

Verdict : TRÈS BON

© 平野耕太・少年画報社/DRIFTERS製作委員会

separ

Kiss him, Not me!

kiss_him_not_me_couverture

Kae est à la fois une Otaku et une Fujoshi (fan de boy’s love), très enrobée et presque inexistante. Un jour, elle est choquée par la mort de son héros de dessin animé préféré et, déprimée, elle s’enferme dans sa chambre plusieurs jours durant. Après une perte de poids assez violente, elle revient au lycée et découvre qu’elle a dorénavant un physique de rêve, qui pourrait s’avérer ravageur…

Série sentimentale autour d’une fujoshi, c’est surtout extrêmement drôle. On suit avec plaisir les pérégrinations de cette jeune fille avec quatre beaux mecs qu’elle espére plus voir ensemble qu’avec elle. L’humour fait mouche, l’héroïne est assez mignonne pour attirer le public masculin, le côté fujoshi est là pour le public féminin et l’apport en quiproquos.

On arrive à avoir un très bon contraste en la princesse tout droit venu d’un shôjo et l’otaku, fan à mort de boy’s love, rendant le personnage principal drôle et attachant. C’est juste dommage que le côté « demoiselle en détresse » soit un peu trop présent et que le reste des personnages ne soit pas toujours bien développé.

Verdict : BON+

© Junko, KODANSHA / “Kiss Him Not Me” Production Committee. All Rights Reserved.

separ

March comes in like a lion

march_comes_in_like_a_lion_couverture

Enfant, Rei Kiriyama a perdu sa famille dans un accident. À 17 ans, Rei est aujourd’hui un joueur professionnel de shogi encore accablé par un profond sentiment de solitude. Un jour, son quotidien va être bouleversé par sa rencontre avec les trois soeurs : Akari, Hinata et Momo. C’est une histoire de personnes qui vont se battre pour récupérer ce petit quelque chose qu’elles ont perdu.

Série produite par le studio SHAFT, et même si vous n’étiez pas au courant, trente secondes suffisent pour le savoir. On a de la tranche de vie superbement bien réalisée, retranscrivant les émotions et les ambiances avec une telle netteté qu’on a l’impression d’y être, ceci grâce à la musique, aux effets sonores, aux détails d’animation et de mise en scène.

Les personnages présentés sont plus attachants les uns que les autres et on ressortira reposé et mélancolique de chaque épisode, ce qui en fait la troisième perle de cette saison. Tranche de vie oblige, le rythme pourra sembler lent pour ceux n’entrant pas dans l’émotion (comprenez : ceux ayant un cœur de pierre).

Verdict : TRÈS BON

© Chica Umino,HAKUSENSHA/March comes in like a lion Animation Committee

separ

Mobile Suit Gundam : Iron-Blooded Orphans

gundam_iron-blooded_orphan_couverture

Post Disaster 323, 300 ans après un grand conflit entre la Terre et la colonie de Mars connu sous le nom de « la Guerre des Calamités », la relation entre les deux planètes n’est toujours pas au beau fixe. Kudelia Aina Bernstein, une représentante de la ville martienne Chryse se met en route vers la Terre afin de parler de la volonté d’indépendance de la planète rouge. Elle est escortée durant son voyage par le CSG (Chryse Guard Security), une compagnie privée dans laquelle travaillent Mikazuki Augus et Orga Itsuka. Profitant d’une attaque de Gjallahorn, le despotique mouvement de maintien de la paix Terrien, Orga saisi l’opportunité de se libérer de leurs oppresseurs en déclenchant un coup d’Etat. Mikazuki et Orga se voient donc propulsés dans un nouveau conflit durant lequel ils combattront avec le Gundam Barbatos, Mobile Suit datant de la Guerre alimenté par un réacteur nucléaire.

C’est la seconde saison de Gundam IBO et c’est toujours aussi fluide, avec une animation des gundam en 2D réussie et impressionnante. La situation géo-politique évolue pour donner de nouvelles problématiques et de nouvelles têtes ne demandant qu’à mourir au combat. Si vous n’avez pas encore commencé l’aventure Gundam IBO, c’est à faire sans hésiter, les qualités sont là : une animation 2D pour les méchas de haute voltige et un scénario complet et complexe justifiant tous ces combats.

Seul bémol, les situations politiques étant complexes et comprenant plusieurs groupes, avoir en tête toute les alliances, les intrigues et les objectifs peut s’avérer assez difficile, la diffusion hebdomadaire n’aidant pas.

Verdict : BON+

©創通・サンライズ・MBS

separ

Occultic;Nine

occultic_nine_couverture

Yuuta Gamon est un élève de première. Dans l’espoir de faire fortune, il gère le blog d’occultisme Kiri-Kiri Basara, qui traite de sujets mystérieux jours et nuits dans le but de « taillader et trancher » grâce à la science la myriade de phénomènes paranormaux qui ont lieu dans le monde. Mais grâce à son blog, il se retrouve entouré d’excentriques complètement enragés. En temps normal, ces personnes ne se seraient jamais rencontrées, mais le destin les a inexplicablement rassemblées. Seulement maintenant, de nombreuses petites «incongruités» surgissent autour d’eux.

Nous avons là une série ayant tendance à confondre rythme et vitesse. Les changements de scènes sont nombreux, perdant parfois le spectateur et ne permettant qu’une présentation partielle des personnages qui sont soit intéressants soit énervants. Paradoxalement, en considérant le découpage, il ne se passe pas grand chose dans un épisode, mais le scénario arrive à donner de petites doses de mystère nous permettant de nous accrocher au fil de l’histoire.

N’étant pas un thème si souvent exploité ou du moins pas forcément efficacement, les amateurs de mysticisme et d’occultisme devraient être satisfaits. Par contre, il faudra bien s’accrocher pour suivre les personnages et comprendre l’histoire, la réalisation et la narration peu fluides n’aidant absolument pas.

Verdict : MOYEN-

© Project OC9/Chiyo st.inc.

separ

WWW.Working !!

www_working_couverture

Higashida Daisuke, qui connaît des difficultés financières, commence à travailler dans un restaurant. Mais dans ce restaurant, le chef n’est pas bon en cuisine, le staff est aveuglé par l’argent, il n’y a donc personne de sérieux dans ce restaurant ?

Troisième saison de Working, cette nouvelle itération ne nécessite pas vraiment le visionnage des précédentes séries. Ici, le travail est un prétexte à la réunion de personnalités originales. L’humour marche bien la plupart du temps mais le tout manque de dynamisme, à tel point qu’on finit par regarder  la série complètement passivement et sans une véritable envie chaque semaine.

C’est une série humoristique qu’on regardera comme ça, si on a le temps, et sans en garder un grand souvenir. L’avantage est que si l’humour plait, on peut regarder sans se poser de questions. Par contre, sans humour, l’anime n’est rien, les personnages étant stéréotypés au possible et pas forcément très intéressants.

Verdict : MOYEN+

© Karino Takatsu/SQUARE ENIX, “WWW.WORKING!!” Project

En conclusion, on a le droit à une saison riche en nouveautés, à la fois diversifiées et qualitatives, avec plus de bonnes séries que la saison dernière et surtout une qualité globale bien meilleur qu’à l’automne 2015. Par contre, le trop grand nombre de séries empêche un peu d’apprécier tous les bons animes, fondus dans la masse et éclipsés par certaines grosses productions. On espère donc une prochaine saison du même acabit mais qui saura peut-être un peu mieux gérer le nombre pour ne pas (trop) forcer le spectateur à faire des choix draconiens.




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

18 commentaires

  1. Entièrement d’accord sur la conclusion, un si grand nombre de titre est contreproductif pour tout le monde, mais bon c’est un souci qui va se résoudre de lui-même…dans la douleur.

    • Je m’étais amusé à regarder toutes les productions d’animes depuis 2010, et passer de saisons de 20 à 40 animes grand maximum à aujourd’hui, c’est asse stupéfiant. Résultat, il y a plein animes avec un bon potentiel (dont Sound Euphonium dont j’ai vu la première saison) que je n’ai pas regardé et éventuellement que je visionnerai à la fin de la saison. J’espère ne pas passer à côté des bonnes oeuvres.

  2. je suis globalement d’accord avec Ithaqua sur le contenus de cette saison , si cela n’est que je trouve Yuri on ice est une vrai daube tout comme Keijo !!. Sinon en terme de bon animé tranche de vie cette saison Udon no kuni poco’s world , est vraiment sympa (il passe sur aDN). J’espère cependant qu’il vont diminuer le nombre de serie , et qu’elles vont gagner en qualité , car depuis quelques saison c’est la dégringolade.

    • Je suis obligé de m’insurger pour Yuri on Ice, cette série fait quand même l’effort de nous proposer une animation soignée, un contenu original et accessible pour tous les genres, contrairement à Keijo qui est juste racoleur (même si plutôt bien animé), après comme je l’ai dit, chacun son appréciation du Boy’s Love, personnellement j’arrive à mettre de côté les sous-entendus sexuels pour apprécier tout le reste.
      Je testerai Udo no kuni (faut bien rentabiliser mon abonnement ADN), mais malheureusement à cause du nombre de sortie et de la diffusion en décalage d’ADN, j’ai complètement loupé le coche de leur catalogue cette saison (et la saison dernière). Sans série phare, l’éditeur manque vraiment de visibilité.

      • pourtant ADN a cette saison un line up de qualité ; le All out, excellent anime sportif sur le rugby, le génial FlipFlappers, Udon’s Poco world, déjà cité plus haut, la fin de Regalia, la suite de Bubuki Buranki et sa super 3D peut être pas de titres ronflants mais une offre variée et de qualité, les autres c’est pas ma came mais Girlish Number a de bons retours par exemple…

        et je suis pas d’accord, cette saison est probablement la meilleure de l’année 2016, et l’abondance de biens est jamais une mauvaise chose, à moins que vous prefrerez les saisons remplies de d’action/harem/fantasy tiré de LN sans saveurs et de school life girly tout fade.

        Après il faut noter que l’offre légale a encore laissé passer d’excellents titres Fune wo amu ( la faute à amazon et son blocage de licence à l’international…), Natsume Yuujinchou Go (la s5) , Matoi, the exorcist girl, Saiki Kusuo no Ψ Nan ( de la saison dernière qui se prolonge aussi sur cette saison).

        Et y a d’excellentes surprises, shakunetsu no takkyuu et le court mais drolissime Nobunaga no Shinobi chez crunchy.

        PS :keijo c’est pas beauf 🙁 , c’est une grosse connerie assumée, mais on est pas dans un truc racoleur ou graveleux, et Occult Nine si on décroche pas après les 2 premiers épisodes qui peuvent perdre le téléspectateur, le reste est top, et l’anime niveau narration et réalisation n’est pas plus exigeant qu’un Durarara , Baccano, Kara no kyoukai, ou la saga Monogatari par exemple faut juste faire un petit effort et accepter d’être un peu dans le flou au début.

        • Pour ADN il y a trois raisons: j’aime pas les animes de sport donc leurs H+1 m’ont passé à côté, ensuite pour le bien de cet article, j’ai commencé beaucoup de séries (toutes celles présentées ici) et donc quand celles d’ADN ont commencé, j’étais déjà en overdose, et enfin je trouve qu’ils manquent de visibilité, j’ai beau les suivre sur Twitter, je ne sais pas ce qu’ils sortent (Wakanime par exemple c’est plus simple à savoir: moins de séries, un peu de promotion en amont).

          Sinon, je suis d’accord, c’est une excellente saison, c’est juste que, je n’ai pas continué Sound Euphonium, ni vu To Be Hero dont tout le monde dit du bien, ou encore les animes dont vous parlez en commentaire (ce dont je vous remercie). Moralité, c’est facile de se noyer dans la quantité et surtout d’abandonner une série, sur les treize séries chroniquées, j’en ai abandonné quatre (dont Occultist Nine, mais à la vue de ton commentaire, dés que la série est finie, je la regarderai d’une traite).

          Et Keijo, c’est trop premier degré pour moi, il n’y a rien derrière contrairement à un Shimoseka ou un Prison School, du coup, une fois le concept passé, l’intérêt me manque.

          • Oui, je comprends, et le souci avec ADN toute cette année 2016, c’est leur souci de planning de diffusion, et le bordel de l’offre en décalé, dû à leur deal avec j-one, qui eux même on fait n’importe quoi toute l’année, résultat dès janvier 2016 on avait un rakugo ou la vie en j+19 chez adn et plusieurs animes adn se sont retrouvés en j+19 ou j+21 cette année, etc heureusement tout ça va changer en 2017 si on en croit les dernières annonce de l’éditeur.

            et d’ailleurs j’ai oublié de le mettre dans mon com déjà très long :(, mais les animes présentés et les analyses dessus dans l’article sont dans l’ensemble très justes.

  3. Quel dommage d’être passé totalement à côté du second degré de Keijo :/
    C’est débile, complètement assumé, et terriblement inventif. Ça fait tellement longtemps qu’on a pas eu un anime aussi intelligemment décalé, que c’en est triste de le voir relégué au simple rang d’anime de beauf célibataire.

    • Quel second degré? L’anime n’est que ce qu’il montre: un shonen de sport classique autour du combat de fesses. Ok c’est bien adapté, ok c’est cohérent mais ça n’est rien de plus: y a pas de messages derrière (sauf ceux qu’on a l’habitude de voir dans les shonen de sport), pas d’allégorie, pas de double sens…
      Je veux bien admettre que je n’ai pas forcément vu toutes les « subtilités » de l’oeuvre, mais ce n’est pas une raison de lui donner des qualités qu’elle n’a pas, c’est brute de décoffrage, peut-être de très bonne qualité, mais ça reste brute de décoffrage.

      • Le second degré n’implique pas forcément un message sous jacent, encore moins un message intelligent.

        Keijo, c’est un délire à consommer sans réfléchir, c’est complètement perché, et ca s’assume.

        De toute façon, avec des technique comme l’hypnose mammaire, la Fesse-éorite, ou encore le K-accelération, le second degré ne fait pas le moindre doute.

        Ça a d’ailleurs le très bon gout de ne pas tomber dans l’ecchi outrancier ( et dieu sait que c’était facile vu le thème ).
        D’ailleurs, je t’invite à aller voir les critiques du ChefOtaku ou encore de LucassTV, qui résume assez bien ce qu’est Keijo, mieux que ce que je ne pourrais le faire en quelques lignes d’ailleurs.

        A mes yeux, une belle découverte de cet automne ce Keijo.

        • Le second degré implique qu’il y ait quelque chose derrière ce qui est factuellement présent (un message, un double sens…). Dans Keijo, on a pas ça: elles font du combat de fesse pour faire du combat de fasse, elles entraînent leurs fesses pour entraîner leurs fesses etc etc.
          Même les techniques, elles peuvent être drôles (ou lourdes), mais ça reste une action servant l’affrontement, rien de plus, comme dans tout shonon sportif.

          J’ai pas de problème à reconnaître les qualités de l’oeuvre (c’est pour ça que je le présente comme un shonen sportif et non pas comme un vulgaire ecchi) mais il n’empêche que cet anime reste très (trop) premier degré, ce qui peut déplaire à certains, dont moi.

  4. Le second degré, c’est de l’humour, de l’ironie, de l’auto dérision. Ca peut être utilisé pour faire passer un message, mais ça peut aussi être utilisé pour partir loin dans un délire, sans pour autant le faire très sérieusement, très…. »premier degré ».

    Ce n’est pas à prendre au premier degré signifie que ce n’est pas à prendre tel quel, pour argent comptant. Non, les mecs de Keijo n’avait pas pour objectif de d’inventer et de promouvoir un nouveau sport, qu’ils espèrent faire reconnaître d’ici quelques temps.

    Je t’assure que Keijo est absolument tout, mais vraiment tout, sauf premier degré.
    ( d’ailleurs la preuve en est : le concept même de Keijo est du second degré. Le premier degré consisterait à dire :  » awé mais c’est impossible de se battre comme ça avec ses seins, normalement, ca fait très mal, c’est douloureux, et dangereux pour la santé ! ce sport ne peut pas exister cqfd !  » )

    Et dans le genre d’anime comique, complètement loufoque, force est de constater qu’il est étonnamment qualitatif : on sent un vrai désir de rendre cet univers « débilement cohérent », d’utiliser avec brio les codes du shonen sportif, d’avoir une animation impeccable, et de proposer un truc vraiment frais.

    On peut ne pas aimer ce genre de délire bien particulier, ça par contre, je le conçois.

  5. Le seconde degré est une forme d’humour, d’ironie, d’autodérision. Elle n’implique pas systématiquement un message.

    D’ailleurs, preuve en est que Keijo est tout, sauf premier degré, c’est le concept lui même :
    Le premier degré consisterait justement à dire quelque chose qui ressemble à ca :  » Se battre avec ses seins, c’est impossible, ca fait affreusement mal, et en plus, il est impossible d’utiliser des techniques comme la déviation des rayons du soleil avec ses seins  »

    Le premier degré consiste à prendre quelque chose pour argent comptant, tel quel, au pied de la lettre.

    Loin de moi l’idée de te contredire par simple plaisir, mais Keijo est tout, sauf premier degré.

    • On va faire simple: voir quelqu’un glisser sur une peau de banane, c’est ridicule, c’est drôle, c’est premier degré, Keijo c’est la même: pourquoi c’est drôle? Parce que c’est surréaliste et par extension ridicule.

      Est-ce qu’il y a de l’auto-dérision? Non, les personnages se prennent au sérieux et c’est ça qui est drôle (et si à la rigueur tu veux appeler ça « second degré » alors sache que c’est du basique de chez basique et que le fait que ce soit utiliser 24/24 l’empêche complètement d’être « intelligemment décalé » (un anime où ça marche bien c’est Kill La Kill, où ce décalage est un élément humoristique parmi tant d’autre)).
      Est-ce que parce que c’est surréaliste c’est second degré? Alors est-ce que la magie et la SF sont second degré? Non, ce sont juste des règles ajoutées dans une fiction à prendre au pied de la lettre, surtout pour quelque chose d’aussi codifié que le shonen sportif.

      Je veux bien que Keijo use d’humour dérisoire qui fait qu’on ne doit pas forcément prendre au pied de la lettre, mais à n’être que ça, ça reste premier degré. C’est la même chose qu’un Bôei Bu Love « ololol des mec dans des tenues de Magical Girl pendant 12 épisodes », sans le développement de personnage ou d’histoire pour faire évoluer le débat ou l’humour ça reste lourd et tette à terre(au moins Keijo à la décence d’avoir une bonne animation).

      Voilà pourquoi Keijo n’est pas si « intelligent et second degré ». Si tu as ta propre définition de premier et second degré, ok, mais dans ce cas là, je considère que le débat est clos.

  6. Je dis vraiment ça sans aucune condescendance, mais à mon avis, tu fais une grosse confusion sur le premier et le deuxième degré, et, à fortiori, sur Keijo.

    C’est tellement évident que c’est du second degré ( voir du troisième ), que j’en ai du mal à l’expliquer. Je vais faire au mieux pour organiser mes pensées, et être clair.

    Personne n’a utilisé ce raccourci biaisé de dire « surréaliste = second degré »
    Je t’ai bien parlé d’une forme d’humour, de bouffonnerie, d’improbable, d’auto dérision, de références loufoques, qui font souvent partie intégrante du second degrés.
    Et force est de constater que Keijo en est blindé :

    – références tournées en ridicule ( l’Attaque des titans, ou le Cerbere, qui à tout d’un missile à la Mario Kart )
    – jeux de mot clairement assumés ( hypnoses mammaires, Fesse-éorite etc… )
    – une caricatures absolument géniales des codes du shonens ( notamment avec l’entrainement improbable et complètement perché )
    – les techniques toutes plus improbable les unes que les autres
    – et surtout, le fait que l’anime ne tombe JAMAIS du côté fan service, ecchi, qui était pourtant facile, et qui aurait pu laisser un doute ( et encore …) sur degré avec lequel interpréter l’anime.

    Tu fais à nouveau une confusion en fin de post : personne n’a dit que Keijo était intelligent et second degré. il est « intelligement second degré »
    C’est très différent.
    Je ne serais pas surpris que Keijo soit née d’une discussion alcoolisée, où les mecs se moquaient du sérieux du Curling.

    Je ne souhaitais pas tomber dans un vulgaire droplink, mais je ne vois pas d’autre issue pour clore efficacement ce « débat « . Je t’invite donc à jeter rapidement un oeil aux 2-3 premiers sites que j’ai pu trouver :

    https://lemondedufrancais.com/2013/07/28/cest-a-prendre-au-premier-ou-au-deuxieme-degre/

    http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/second-degre/

    On pourrait éventuellement avoir un débat sur le deuxième, et le troisième degré, mais certainement pas le premier.

  7. C’est dommage, ma réponse a été supprimée pour je ne sais quelle raison.

    Je n’ai ni la foi, ni l’envie de tout retaper. Je me contenterais donc de dire que tu fais une confusion regrettable entre le premier, et le second degré. Une rapide recherche Google devrait te permettre de voir là ou je veux en venir.

    Attention également au raccourci que tu fais. Ils te donnent une lecture erronée de mes réponses.

  8. Salut 🙂

    Je ne vois pas l’ancienne réponse, peut être qu’elle bloque toujours à cause des liens extérieurs que j’avais mis ( ce ne sont pas des pubs, je ne connais absolument pas ces sites )

    Bon, au pire, ce n’est pas très grave, nous ne nous entendrons visiblement pas sur la catégorie à laquelle appartient Keijo ^^

    Je me contenterais simplement de conseiller aux gens de ne pas s’arrêter au synopsis, mais de regarder un, voir deux épisodes.
    Après tout, on ne juge pas un livre à sa couverture 🙂

    Je pense que le ChefOtaku a parfaitement décris Keijo : c’est débile, c’est de la merde… Mais c’est vachement bien.

Laisser un commentaire

banner