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SHIGATSU WA KIMI NO USO © 新川直司・講談社/「四月は君の嘘」製作委員会

Shigatsu Wa Kimi no Uso – Your Lie in April

Shigatsu Wa Kimi no Uso – Your Lie in April Éditeur : Wakanim
Titre original : Shigatsu Wa Kimi no Uso
Créateur original : Naoshi ARAKAWA
Format : Série TV
Episode(s) : 22
Durée : 24 min
Studio : A-1 Pictures
Réalisateur : Kyōhei ISHIGURO
Character designer : Yukiko AIKEI
Site officiel

Après la mort de sa mère, Kôsei ARIMA, très jeune virtuose du piano, perd sa capacité à jouer en devenant hermétique aux sons de l’instrument.
Quelques années plus tard, il va faire la rencontre de Kaori MIYAZONO, une violoniste qui va lui permettre de reprendre goût à la musique et ainsi redonner un sens à sa vie.

Your Lie in April

Il est des œuvres qui font mouche immédiatement, et qui vous marquent à jamais. Shigatsu wa Kimi no Uso (KimiUso), alias Your Lie in April, est de celles là.

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SHIGATSU WA KIMI NO USO ©  新川直司・講談社/「四月は君の嘘」製作委員会

Production du studio A-1 Pictures (Blue Exorcist, Sword Art Online, Silver Spoon, Seven Deadly Sins, Idolm@ster…), et diffusé dans la fameuse case télévisuelle noitaminA de Fuji TV, KimiUso est arrivé, chez nous, par le biais de la diffusion en simulcast proposée par Wakanim.

 A l’origine on trouve un manga dessiné et écrit par Naoshi ARAKAWA, qui s’est terminé depuis peu en 11 tomes au Japon, et est publié, en France, par les éditions Ki-oon.

Le pitch de la série est assez simple à résumer : Kôsei est un enfant virtuose du piano méprisé par les gens qui voient en lui un robot, qui se retrouve incapable de jouer le jour à sa mère décède.
Ayant fait un trait sur sa carrière de pianiste, il coule des jours paisibles mais sans relief auprès de ses deux amis d’enfance : Tsubaki et Ryôta.
C’est alors qu’il fait la rencontre de Kaori qui se dit amoureuse de Ryôta (beau gosse pas tenté, et dragueur invétéré).
Cette rencontre va tout changer pour Kôsei. Kaori, violoniste de grand talent, lui montre qu’il est possible d’avoir une autre approche de la musique, et, petit à petit, le réconcilie avec ses fantômes…

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SHIGATSU WA KIMI NO USO ©  新川直司・講談社/「四月は君の嘘」製作委員会

La force, la TRÈS grande force de KimiUso, tient dans le personnage de Kaori.
La violoniste irradie de charme, de gaieté et de force morale. Un personnage solaire qui fait immédiatement craquer le spectateur.

Tout, chez elle, vous pousse à l’aimer.
Elle a beau être une tête de mule capricieuse, son abnégation et son courage sont adorables. Elle peut être, tour à tour, espiègle, furie, tornade, mais aussi adorable et douce.

Malgré le fait qu’il le soit le personnage principal du récit, Kôsei est totalement éclipsé par la jeune fille.
C’est grâce à elle, et pour elle, qu’il va relever la tête et faire face à tout ce qu’il fuyait depuis tant d’années.

Et lui montre, et par décalage au spectateur, qu’il est possible de vivre sa vie et sa musique comme on l’entend, pour soi, pour faire vibrer les autres, en s’affranchissant des carcans. Que la réussite passe, surtout, par soi-même, dans sa propre acceptation.

I met the girl under full-bloomed cherry blossoms,
and my fate has begun to change

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SHIGATSU WA KIMI NO USO ©  新川直司・講談社/「四月は君の嘘」製作委員会

L’accent étant volontairement porté sur le duo Kôsei/Kaori, les deux autres protagonistes du groupe d’amis sont quelque peu éclipsés, particulièrement Ryôta, rendu au rôle de bellâtre quelque peu stupide de ces dames.
Il devient très vite insupportable à courir tous les lièvres possibles, et à accaparer l’attention de la merveilleuse Kaori. A moins que… ?

Le dernier élément du trio gravitant autour de notre héros pianiste, c’est Tsubaki.
Voisine et amie d’enfance de Kôsei, elle a assisté à toutes les étapes de sa vie, de ses premiers pas dans le monde du piano à sa déchéance, et jamais elle ne l’a laissé, s’en occupant comme d’un petit frère pas très débrouillard.

L’arrivée de Kaori va bouleverser l’équilibre du groupe.
Kôsei va porter toute son attention sur la jolie blonde, et relever le menton, lui qui en semblait incapable. Ce qui ne laissera pas Tsubaki indifférente.
Canons de la comédie romantique obligent, elle va se découvrir des sentiments insoupçonnés, rendant la situation un peu plus compliquée encore…

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SHIGATSU WA KIMI NO USO ©  新川直司・講談社/「四月は君の嘘」製作委員会

Le tableau ne serait pas complet sans citer les rivaux de Kôsei, Takeshi et Emi, qui focalisent sur le petit pianiste à lunettes depuis l’enfance, frustrés de s’être constamment vus reléguer aux secondes places.

L’un et l’autre se sont servis de l’image qu’ils avaient de lui pour s’élever dans le piano, mais son retrait de la scène à été très mal vécu. Son retour n’en est que plus important.

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SHIGATSU WA KIMI NO USO ©  新川直司・講談社/「四月は君の嘘」製作委員会

S’il y a un point que l’on peut regretter c’est le déroulement du scénario de Takao YOSHIOKA.
En effet, si le début de la série est plutôt sans reproche, l’après récital est quelque peu brouillon. A vouloir ajouter le maximum d’histoires parallèles, on en arrive à une seconde moitié de série mal maîtrisée et surchargée, avec des personnages secondaires n’apportant rien au récit, et, pire, le scénariste parvient à éclipser l’héroïne de l’histoire.

La limite imposée de 22 épisodes bloquait assurément la composition, empêchant de dérouler l’ensemble des 11 tomes de Naoshi ARAKAWA, mais il semble qu’il aurait été plus judicieux de s’en tenir à la trame principale et à ne pas reléguer le personnage emblématique de KimiUso.

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SHIGATSU WA KIMI NO USO ©  新川直司・講談社/「四月は君の嘘」製作委員会

D’ailleurs la rupture scénaristique est, involontairement, caractérisée par le changement d’opening theme à l’épisode 12, passant d’un superbe Hikaru Nara de goose house à un très moyen Nanairo Symphony de Coala Mode.

Le premier restera comme le thème emblématique de la série, qu’il a accompagné de bien belle façon.

Par contre on oblitérera volontairement la partie de ce générique où les deux héros dansent à poil, on ne se sait pas trop pourquoi. Un rapport entre nudisme et musique classique, sans doute, connu des seuls initiés ?

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SHIGATSU WA KIMI NO USO ©  新川直司・講談社/「四月は君の嘘」製作委員会

La bande son est plutôt agréable, et à fait l’objet de plusieurs CD.
Outre la jolie partition de Masaru YOKOYAMA (Nobunaga The Fool, The Rolling Girls, Arakawa Under the Bridge), on retrouve beaucoup d’interprétations au violon et au piano d’œuvres classiques, censées être jouées par les protagonistes, issues des répertoires de CHOPIN, SAINT-SAËNS, BEETHOVEN ou RACHMANINOV.

Les BGM (background musics) du compositeur s’adaptent très bien au propos et aux différences ambiances, mais ne restent pas, pour autant, dans les mémoires. Globalement le travail de YOKOYAMA sur KimiUso est assez passe-partout.

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Point de vue animation, A-1 Pictures fait le service minimum.
Le chara-design de Yukiko AIKEI (Accel World, Kyōkai Senjō no Horizon) magnifie le trait d’ARAKAWA (qui, avouons-le, reste assez peu mature), mais, pour le reste, les 22 épisodes sont techniquement assez moyens en comparaison des canons actuels, particulièrement chez A-1. La faute à un budget restreint ?

Cela mis à part, la réalisation de Kyōhei ISHIGURO reste plutôt inspirée dans l’ensemble.

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SHIGATSU WA KIMI NO USO ©  新川直司・講談社/「四月は君の嘘」製作委員会

A noter qu’est parue, au Japon, une OAD (Original Animation DVD) vendue avec une édition spéciale du dernier tome, reprenant une histoire complémentaire narrant l’enfance des personnages, et leurs rapports les uns aux autres depuis tous petits.
Droits liés au manga obligent, Wakanim n’a pas la possibilité de la sous-titrer.

Malheureusement, il semble que la série n’ait pas rencontré son public en France, et pas beaucoup plus au Japon.
Malgré la diffusion sur Wakanim, il n’est, pour l’heure, pas question d’une sortie en vidéo chez nous, aucun éditeur n’ayant acquis les droits. C’est fort dommage au vu des qualités indéniables de cet animé.
La France n’étant pas un pays très consommateur de ce type de comédies romantiques lycéennes, ce n’est pas tellement étonnant. Les ventes du manga, chez Ki-oon, sont en rapport, même si elles restent dans les estimations de l’éditeur.

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SHIGATSU WA KIMI NO USO ©  新川直司・講談社/「四月は君の嘘」製作委員会

KimiUso c’est une comédie romantique oui, mais pas seulement. C’est aussi une ode à l’acceptation de soi, à l’importance de vivre sa vie et ses aspirations comme on l’entend.

Et c’est dans l’épisode 22 que tout se noue, même si tout cela semblait entendu depuis le récital en commun des deux héros. Un épisode puissant qui reste dans les mémoires, et nous apprend, enfin, ce qu’était ce fameux « mensonge en avril ».

Shigatsu wa Kimi no Uso est une romance douce amère comme les japonais savent si bien les écrire. A la fin du dernier épisode on est partagé entre larme et sourire.
Kaori justifie à elle seule que vous vous lanciez dans les 22 épisodes de cette jolie romance musicale, car il ne faut jamais oublier cet adage universel : Kaori est amour !

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SHIGATSU WA KIMI NO USO ©  新川直司・講談社/「四月は君の嘘」製作委員会
Il est des œuvres qui font mouche immédiatement, et qui vous marquent à jamais. Shigatsu wa Kimi no Uso (KimiUso), alias Your Lie in April, est de celles là. SHIGATSU WA KIMI NO USO ©  新川直司・講談社/「四月は君の嘘」製作委員会 Production du studio A-1 Pictures (Blue Exorcist, Sword Art Online, Silver Spoon, Seven Deadly Sins, Idolm@ster...), et diffusé dans la fameuse case télévisuelle noitaminA de Fuji TV, KimiUso est arrivé, chez nous, par le biais de la diffusion en simulcast proposée par Wakanim.  A l'origine on trouve un manga dessiné et écrit par Naoshi ARAKAWA, qui s'est terminé depuis peu en 11 tomes au Japon,…

Kaori is love !

Histoire - 69%
Character design - 82%
Réalisation - 64%
Animation - 56%
Son - 73%
Dans son genre - 82%

71%

Magique !

Une série magnifique, portée par un personnage exceptionnel tenant toute la puissance du récit sur ses frèles épaules. Un animé qui chahutera vos sentiments, mais c'est pour la bonne cause !

A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

11 commentaires

  1. On sent le fanboy de Kaori !
    Autant déçu que toi que cet anime / manga n’ait pas rencontré son public, il le méritait.
    Tu n’as pas évoqué les passages de concert qui restent très bien animés (http://sakuga.yshi.org/post/show/10420) et la direction artistique qui est particulièrement réussie lors des scènes-clés.

  2. Ours256

    C’est impossible de pas être un gros fanboy de Kaori. Kaori, c’est la vie ! (Signé, le fanboy n°1 de Kaori).

  3. Encore un titre qui n’aura pas su trouver un public à la hauteur de ses qualités, pour ma part en gros fanboy je lui ai offert une place dans mon top5 anime. La seule consolation c’est qu’il claque un magnifique 8.93/10 sur MAL qui montre que ceux qui l’ont regardé ont vraiment apprécié 🙂

    Il fait partie des ces animes qui me marquent parce que j’adore les détester ou je déteste les adorer au choix et qu’il est magnifique aussi bien visuellement qu’au niveau des musiques.

    • Kubo

      Pareil, dans mon top 5 animé sans l’ombre d’un doute, avec DBZ, Nadia et AnoHana 🙂

      • AnoHana aurait pu aussi y être mais il n’y avait pas assez de place dans le top 5. Moi il y est avec Kill La Kill, Ginga Eyuu Densetsu, Yamato 2199 et Shinsekai Yori

        • j’ai pas encore vu l’anime mais je compte bien le voir. par contre, je pensais que le titre avait plutôt bien marché, autour de moi on en a beaucoup parlé.

          on verra s’il arrive à rentrer dans mon top 5 (beck, initial d, cowboy bebop, Seirei no Moribito, chihayafuru à égalité avec Natsume Yuujinchou)

          j’espère que IDP fera comme avec haikyu

          • Kubo

            Si seulement !

            J’espère qu’IDP (ou Black Box, mais ça revient au même) se penchera dessus, parce que sinon nous n’aurons pas d’édition vidéo ;__;

            • J’ai pas l’habitude de prendre de physique en général en dehors de quelques titres précis ou d’une occasion spéciale…mais pour Shigatsu j’aurais bien fait l’effort même si j’y crois pas honnêtement vu le peu de gens que je connais qui ont regardés.

  4. Clair que ce fût un bel anime à suivre, je vois que je suis pas le seul à avoir craqué sur Kaori GSC Février :3

  5. Pour répondre à votre interrogation non les musiciens classiques n’entretiennent pas de rapport particulier avec le nudisme, du moins pas à ma connaissance après si vous cherchez bien sur YouTube …
    Pour ma part je n’ai pas vu l’anime (attendez avant de me taper), j’aimerais finir le manga publié chez Ki-oon avant de le regarder car je n’ai pas envie de me faire spoiler, bien que ce soit en parti fait :/

    Néanmoins très bonne chronique qui, j’espère donnera envie à de nouvelles personnes d’adhérer au fanclub de Kaori ou plus généralement à s’intéresser à l’œuvre en elle même !
    Et puis si jamais c’est le cas écouter de la musique classique c’est pour votre bien !

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