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©VisualArt’s/Key/Rewrite Project

Rewrite – Saison 1

Rewrite – Saison 1 Éditeur : Wakanim
Titre original : Rewrite
Créateur original : Key
Format : Série TV
Episode(s) : 13
Durée : 24 min
Studio : 8 bit
Réalisateur : Tanaka MOTOKI
Character designer : Nonaka MASAYUKI
Site officiel

« Suite à une reforestation intensive, la ville de Kazamatsuri est envahie par les arbres et les fleurs. L’histoire nous entraîne dans le quotidien du lycéen Kotaro Tennouji qui rejoint les autres membres du club d’occultisme de son lycée suite à divers phénomènes paranormaux. Cependant, l’adolescent était loin de se douter que derrière cet havre de paix qui entoure la ville de Kazamatsuri se cache un sombre secret. »

L’écologie est un sujet important, nous concernant tous, mais quand on est jeune, on pense plus à tripoter des poitrines qu’à sauver la planète, alors que cette dernière pourrait potentiellement être sur le point de se rebeller contre l’humanité.Rewrite, originellement un visual novel du studio Key (Kanon, Clannad, Angel Beats!), est une série d’animation du studio 8 Bit (Aquarion Evol, Absolut Duo, Comet Lucifer) disponible chez nous via Wakanim.

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©VisualArt’s/Key/Rewrite Project

La série commence sur un double épisode, s’ouvrant avec un peu de pédanterie, sur la création de la Terre et de la vie. S’ensuit notre premier contact avec le héros, vagabondant sous un clair de lune dans un monde dévasté et envahie par la végétation, le tout dans une ambiance envoûtante, tant sur le plan visuel que musical. Ce moment idyllique continue jusqu’à la rencontre d’une loli qui le tue froidement. Son sang se répand sur le sol puis… il se réveille.

Ce cliché de mise en scène a beau avoir été utilisé de nombreuses fois (même dans les meilleurs productions), on ne s’en offusque pas trop car il a le mérite de montrer le potentiel de la série. Cet épisode n’est pas avare en décors surnaturels, même si la cohérence n’est pas toujours là. Il y a un moment où le héros traverse une rivière sans se mouiller. Comment ? C’est une question à laquelle nous n’aurons jamais de réponse…

Dans tous les cas, on découvrira l’entourage du héros (son « harem » et le seul autre garçon de la série, ridicule au possible) mais aussi les mystérieuses attaques qu’il subit de la part d’un esprit frappeur (plutôt mordeur dans ce cas là). Pour remédier à ce problème, il cherchera la sorcière de l’école, une nuit, mais se fera happer dans un monde magique, où il se fera attaquer par de dangereuses créatures avant de retourner dans le monde normal, trouvant enfin la magicienne.

Après le visionnage de ce premier épisode, et nonobstant quelques défauts, on se dit qu’on a affaire à une série pleine de magie et de mystères. C’est le cas, mais il faudra attendre six épisodes avant d’avoir vraiment ça. La première partie, c’est de la vie lycéenne pure et dure. Ça nous permet de nous concentrer sur le héros et son quotidien. Manque de bol, ils sont inintéressants au possible.
Le principal problème vient du personnage principal. En bon héros de visual novel, pour que le public s’identifie à lui, les auteurs en ont fait un simple ado gentillet. Il n’a pas de trait de caractère notable, pas de particularité si on excepte ses visites surnaturelles, et malheureusement on les zappe assez vite.

L’un des principaux défauts se voit très bien puisqu’il s’agit des très mauvaises transitions entre les moments de tranche de vie, et les (rares) apparitions surnaturelles : cela donne des moments où, après une scène de paranormal, on se retrouve avec une scène de vie lambda comme si de rien n’était. De plus, la série sous-entend qu’elle est plus triste et sombre qu’il n’y paraît, mais ne le montre pas, ce qui la rend frustrante et lourde.

L’intérêt de cette première partie vient de la possibilité pour les scénaristes de développer les personnages, ce qu’ils parviennent à faire correctement, un peu trop de façon : « je suis une fille malheureuse à cause de pouvoirs magiques mais le héros est gentil donc ça ira ». C’est déjà pas trop mal en terme d’attache émotionnel quand on voit ce que la série propose.

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©VisualArt’s/Key/Rewrite Project

Une fois le milieu de série passé, le paranormal devient un fait avéré et donc la partie sérieuse commence, faisant monter le niveau d’intérêt : des enjeux apparaissent, des choix et des conséquences pointent le bout de leur nez. Ça reste un peu larmoyant à l’excès par moment, dû au fait que contrairement à un visual novel, on a un temps de développement court, ne permettant pas toujours de s’ancrer dans l’émotion du moment, mais ceci mis à part ça, tensions et révélations sont bien gérées.

Visuellement parlant, nous l’avons dis plus tôt, c’est beau. Après l’épisode un, on se retrouve avec beaucoup moins de décors exceptionnels mais ils n’en restent pas moins travaillés et agréables à l’oeil, notamment avec des couleurs assez lumineuses et de bons détails dans la végétation omniprésente.

Le chara-design est sympa une fois qu’on s’y habitue, même si un peu trop moe et enfantin : un contraste avec le ton plus sombre de la série qui n’est pas pas spécialement pertinent. On regrettera aussi que les visages soient un peu trop inexpressifs, trop souvent figés dans la même médiocrité…

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©VisualArt’s/Key/Rewrite Project

Fort heureusement, de petites mimiques viendront dynamiser les scènes. Même si l’animation n’est pas parfaite et ne comporte pas vraiment de moments mémorables, il n’y a pas non plus d’erreurs ou de ratés.
Pareil pour la 3D, elle servira surtout à animer les monstres. Un peu trop lisse et manquant de variété, elle remplit quand même son office.

Pour finir, la série comporte de très bonnes ambiances musicales. On peut regretter une assez faible variété de morceaux mémorables, mais leurs apports sont indéniables puisqu’ils parviennent vraiment donner un petit côté mystérieux et magique.

 

Ne pas savoir sur quel pied danser...

Histoire - 57%
Character design - 50%
Réalisation - 54%
Animation - 58%
Son - 61%
Dans son genre - 52%

55%

Naturel

Rewrite est une série avec un bon potentiel mais qui, par son mauvais découpage, a clairement réduit son impact et découragé les moins téméraires. Heureusement pour ceux qui sont restés, c'est joli et ça s'améliore.




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

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