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©ONE, Yusuke Murata/SHUEISHA, Hero Association HQ
©ONE, Yusuke Murata/SHUEISHA, Hero Association HQ

One Punch Man – Saison 1

One Punch Man – Saison 1 Éditeur : Anime Digital Network
Titre original : One-Punch Man
Créateur original : ONE & Yusuke MURATA
Format : Série TV
Episode(s) : 12
Durée : 24 min
Studio : Madhouse
Réalisateur : Shingo NATSUME
Character designer : Chikashi KUBOTA
Site officiel

Histoire de passer le temps, Saitama est devenu un héros. Trois années d’un entraînement spécial lui ont donné un pouvoir le rendant invincible. Mais il y a un hic. Saitama est devenu si fort qu’un seul coup de poing lui suffit à terrasser chaque adversaire se présentant, aussi puissant soit-il. « Posséder la puissance ultime, c’est relou, en fait… ». Aujourd’hui encore, un nouvel ennemi se dresse devant ce héros blasé qui a perdu sa motivation… et ses cheveux ! Parviendra-t-il à retrouver la patate ?

S’il y a une personne qui a du mal à suivre le flux des nouveautés, je crois bien que c’est moi ! Alors que tout le monde regardait frénétiquement le nouvel épisode de One Punch Man chaque semaine pendant 3 mois, je me suis dit que ça serait une bonne idée de tout regarder une fois l’anime terminé. Si vous l’avez loupé vous aussi, la série est intégralement gratuite sur Anime Digital Network donc n’hésitez pas trop…

©ONE, Yusuke Murata/SHUEISHA, Hero Association HQ
©ONE, Yusuke Murata/SHUEISHA, Hero Association HQ

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Mon avis sur le scénario, je l’ai déjà donné en long, en large et en travers lors de ma critique du manga et il n’a pas changé. Ce qui fait One Punch Man, c’est indéniablement son personnage principal (que vous pourrez découvrir en long, en large et en travers dans la première galerie) et sa façon blasée d’agir. Saitama est un protagoniste tout simplement génial. C’est difficile à dire autrement. Très bien écrit, alliant humour et sérieux à la Ryo SAEBA (City Hunter), il porte à lui seul une série qui s’inscrit d’entrée comme un titre incontournable pour tout amoureux de shônen qui se respecte.

L’adaptation est très fidèle et certains épisodes font pratiquement du case par case, à tel point que certains youtubeurs se sont même amusés à mettre le manga et l’anime côte à côte pour mieux se rendre compte de la précision de chaque scène. Allez jetez un oeil à l’épisode 1 et à l’épisode 12, ça vaut le détour. Bien sûr, on trouve quelques arrangements par-ci par-là, notamment pour montrer des personnages qui auraient du apparaître un peu plus tard dans la série (même si pas tant que ça).

C’est notamment le cas de Tatsumaki qui se fait remarquer très rapidement. On la voit déjà dans la première partie de la série animée alors qu’on ne commence à voir d’autres héros de rang S que très tard dans le manga… Alors que le manga est toujours très focalisé sur Saitama et Genos (du moins quand il est avec son maître), il semble que les producteurs aient voulu donner un peu plus de temps d’antenne aux personnages secondaires (que vous retrouverez dans la petite galerie ci-dessous). Rassurez-vous, ils équilibrent bien et ils ne viennent en aucun cas gêner la trame principale, au contraire.

Toujours au niveau de la fidélité, le chara design de l’anime est très proche de ce que fait MURATA en règle générale même s’il faut avouer que le dessinateur d’Eyeshield 21 est très bon pour donner à Saitama des expressions faciales toutes plus débiles les unes que les autres. Là où l’anime fait fort, c’est qu’il arrive aussi à rendre hommage à la version de ONE ! Lorsque la scène est complètement à l’ouest, on sent une vraie cassure dans le design et c’est le style de ce dernier qui est utilisé ! Un petit clin d’oeil qui vaut son pesant de cacahuètes, non ?

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Parlons un peu technique… Niveau visuel, c’est la folie. Les décors étaient probablement la partie la plus délicate à adapter tant les angles de vues changent dans le manga. MURATA adore s’amuser à zoomer/dézoomer pendant les combats, ce qui a été gardé dans l’anime. Le niveau de détail force le respect et il est même assez sympathique de regarder dans les arrière-plans lorsque Saitama est en ville, il y a toujours un petit personnage qui fait quelque chose.

Les couleurs sont efficaces même si peut être un peu trop flashy par moment. Le rose du seigneur Boros ou le vert du Roi des Mers sont peut-être un peu trop clairs pour les monstres qu’ils sont mais je pinaille. Les animateurs ont aussi bien bossé sur l’intégration de la tête SD de Saitama sur son corps bien dessiné. Un peu comme dans le manga où on ne voit pas trop la jonction, elle reste encore très flou ici, donnant au personnage l’impression de ne pas être du même « monde » que les autres personnages (en même temps, il se balade pendant toute la série).

Puisqu’on en parle, l’animation est de haut niveau. On ne se trouve ni dans Dragon Ball Superni dans One Piece Nebulandia. L’équipe de la série a eu le temps (et probablement l’argent, qui est un peu le nerf de la guerre dans le monde de l’animation comme le disait Thomas ROMAIN) de faire quelque chose de bien. Petit détail qui montre qu’elle a bien travaillé : le mouvement est toujours centré autour de Saitama qui reste souvent immobile pour accentuer le côté blasé. En fait, le héros est peut-être bien le personnage qui bouge le moins de toute la série !

Impossible de ne pas mentionner les scènes de combat avec des ennemis qui possèdent des pouvoirs mais aussi des styles de mouvement très différents les uns des autres. On obtient donc des phases d’actions qui ne se ressemblent pas du tout. Quand Sonic se bat, c’est sa vitesse à lui qui va être mise en avant via des décors fixes mais lors du combat contre le scarabée humanoïde de l’épisode 3, l’impression de puissance va faire trembler l’espace visuel dans une séquence où les lignes fuyantes vous feront penser à certains passages du jeu Asura’s Wrath.

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La bande-son n’est pas folle mais fait le boulot. Les musiques d’ambiance sont plutôt bien choisies et les thèmes récurrents efficaces. La bonne chose, c’est qu’on ne les entends pas tant que ça. Peu réorchestrées, il arrive très souvent que l’on se lasse de réécouter encore et toujours les mêmes notes (cf. Hikaru no Go). Ici, disons que le format en 12 épisodes et l’utilisation intelligente et ciblée de ces musiques vient aider le téléspectateur à les apprécier et à ne pas les avoir en horreur.

Que dire de l’opening sur-vitaminé JAM Project ? Le groupe est déjà connu pour ses excellents opening/ending d’anime (Bakuman, GravinoYugiohScrapped PrincessEx DriverGaro the AnimationSuper Robot Wars…). Il instille un punch (ho ho ho) d’enfer au spectateur qui est mis dans le bain dès les premières minutes. L’ending est plus calme et amène tranquillement à la petite scène qui va introduire l’épisode suivant de manière humoristique.

Les seiyuu ont aussi été très bien choisis. Pour preuve, il suffit de prendre le doubleur de Saitama qui a su entrer complètement dans le personnage. Rien qu’à la voix on peut dire qu’il n’en a clairement rien à cirer… en permanence ! Les monstres aussi ont eu le droit à un bon traitement dans la mesure où le ton choisi par le doubleur est toujours pile dans le style et dans l’image que l’on se faisait du personnage.

Au final (et comme on s’en doutait), on obtient une adaptation de haute-volée, digne de l’excellent manga de Yusuke MURATA et de ONE. Mention spéciale aussi aux eyecatch (ces écrans qui viennent couper l’épisode en deux, servant à l’habillage des publicités) qui m’ont beaucoup fait penser aux premières pubs pour l’iPod avec leur utilisation d’un personnage dans l’ombre avec une couleur criarde qui ressort. On retrouvera Saitama très bientôt, de nouvelles OAVs ayant d’ors et déjà été annoncées avec la sorties des DVD et Blu-ray japonais.

©ONE, Yusuke Murata/SHUEISHA, Hero Association HQ
©ONE, Yusuke Murata/SHUEISHA, Hero Association HQ
S'il y a une personne qui a du mal à suivre le flux des nouveautés, je crois bien que c'est moi ! Alors que tout le monde regardait frénétiquement le nouvel épisode de One Punch Man chaque semaine pendant 3 mois, je me suis dit que ça serait une bonne idée de tout regarder une fois l'anime terminé. Si vous l'avez loupé vous aussi, la série est intégralement gratuite sur Anime Digital Network donc n'hésitez pas trop... Mon avis sur le scénario, je l'ai déjà donné en long, en large et en travers lors de ma critique du manga et il n'a pas…

Le héros ne frappera qu'une seule fois

Histoire - 81%
Character design - 84%
Réalisation - 85%
Animation - 82%
Son - 77%
Dans son genre - 90%

83%

Anime Coup de Poing

One Punch Man est clairement l'anime qu'on attendait. Impossible de s'ennuyer pendant les 288 minutes (environ) que dure cette première saison. C'est beau, nerveux, bien doublé et on a le droit à un opening fabuleux. On n'a plus qu'à espérer une version physique à la hauteur de la part de Kazé à l'été 2016, pour Japan Expo on suppose.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

2 commentaires

  1. Je ne comprends pas pourquoi vous citez Thomas Romain lorsque vous justifiez le fait que le budget est le « nerf de la guerre dans le monde de l’animation ». Ce n’est pas tout à fait ce qu’il a sous-entendu dans son interview :
    « On peut logiquement dire qu’un budget plus élevé permet la plupart du temps d’améliorer la qualité technique globale d’une œuvre. Mais il arrive parfois que l’aura d’un réalisateur ou la motivation générée par un projet stimulant, pousse les équipes à se dépasser, permettant d’atteindre une qualité surprenante, indépendamment du budget de production.
    L’argent ne fait donc pas tout dans cette industrie ou la majeure partie des travailleurs sont avant tout des passionnés. »

    Et justement, en ce qui concerne One Punch Man, Chikashi Kubota, qui est le directeur de l’animation de la série, a justement déclaré dans un tweet (https://twitter.com/kubo_chika/status/658611075936464896) que le budget consacré à One Punch Man n’était pas plus élevé qu’une production habituelle ; et que la bonne animation vient en grande partie de la passion des animateurs.

  2. Ours256

    Ce que je dis, c’est que l’argent est « probablement » l’un des facteurs de la qualité de l’animation tout en mettant l’accent sur le temps que les animateurs ont eu pour développer la série. Je ne sous-entends aucunement un budget colossal mais plutôt qu’avec un budget réduit, la série n’aurait jamais eu le même niveau.

    Thomas ROMAIN dit qu’il faut une base minimale qui peut être renforcée par la passion des animateurs, ce qui est corroboré par Kubota. Je ne vois donc pas où est le problème dans ma phrase 🙂

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