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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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My Hero Academia – Épisodes 1 & 2

My Hero Academia – Épisodes 1 & 2 Éditeur : Anime Digital Network
Titre original : Boku no Hero Academia
Créateur original : Kôhei HORIKOSHI
Format : Série TV
Episode(s) : 13
Durée : 25 min
Studio : BONES
Réalisateur : Kenji NAGASAKI
Character designer : Yoshihiko UMAKOSHI
Site officiel

Super héros, super pouvoirs… On a tous déjà rêvé secrètement de posséder une qualité hors du commun, de briller ou d’être LA personne la plus puissante de l’univers. Dans ce nouveau monde, ce rêve est à la portée de quasiment toute la population car les humains peuvent désormais naître avec un pouvoir : l’« Alter».
Mais certains malchanceux naissent sans Alter. C’est très fâcheux si on est chétif, pleurnicheur et dépourvu de charisme et surtout si malgré tout ça, on nourrit l’ambition de devenir le méga super héros de tous les temps. Voilà donc le profil de Izuku Midoriya, jeune adolescent de 14 ans. Heureusement, le tableau n’est pas complètement sombre. En effet, Izuku est avant tout courageux et persévérant. Le rêve peut devenir réalité !

ATTENTION : Cette chronique contient des révélations sur l’intrigue. Vous êtes prévenus !

C’est l’une des adaptations animées (et aussi l’un des mangas) les plus attendues de ce printemps 2016, non sans fondement, puisque, depuis quelques années maintenant, les super-héros et les comics ont le vent en poupe, aussi bien au format papier qu’au format vidéo.
Les mangas ne font pas non plus exception, il suffit de citer One-Punch Man pour s’en rendre compte. Alors, est-ce que les premiers épisodes de My Hero Academia sont à la hauteur de nos attentes ? 

My Hero Academia - Opening
© 堀越耕平/集英社・僕のヒーローアカデミア製作委員会・MBS

On ne va pas faire durer le suspens plus longtemps : oui, clairement.
Bien sûr, il n’est pas exempt de défauts, mais ceux-ci ne sont pas assez forts pour ruiner la satisfaction de ce début de saison. On prend beaucoup de plaisir à suivre cette histoire, et aussi à essayer de faire des rapprochements avec d’autres shônen, et même quelques comics.

Certains pourraient dire, concernant l’histoire et le traitement, que c’est très classique, peu novateur. Cependant, considérer cela comme un défaut serait un contre-sens.
En effet, on voit clairement que ce côté classique est parfaitement assumé, et est même revendiqué. C’est un retour aux fondamentaux du genre « shônen de combat » et du comics. Néanmoins, il y a bien un aspect peu conventionnel : ici, ce sont ceux qui n’ont pas de pouvoirs qui sont minoritaires.

C’est d’ailleurs pour cela que Midoriya peut apparaître comme le héros de cette histoire, quand on y réfléchit bien. D’ordinaire, dans les comics et les mangas, le héros se détache des autres, car il a un pouvoir supérieur, un élément qui le place au-dessus de ses compagnons, et donc le met en marge.
Que constate-t-on avec Midoriya ? La même chose, mais en inversé : ici, ce sont les autres qui ont un pouvoir qui les place au-dessus de lui, et qui le rabaisse à fond ! Les codes sont un peu inversés a priori, mais au final, ce n’est pas le cas : on reste bien dans une structure classique du récit d’aventures héroïques.

My Hero Academia - Episode 1 (5)
© 堀越耕平/集英社・僕のヒーローアカデミア製作委員会・MBS

Restons encore un peu sur Midoriya.
Celui-ci contribue au plaisir suscité par le visionnage de ces épisodes, car il apparaît très rapidement comme touchant et sympathique. Son caractère enjoué et son côté victime/souffre-douleur n’est d’ailleurs pas sans rappeler ceux d’un autre héros du Weekly Shônen Jump : Tsunayoshi Sawada, le héros de Reborn!, ce qui ajoute encore au côté classique assumé.

Le spectateur a réellement envie qu’il réalise son rêve. La fin de l’épisode 2, d’ailleurs, ajoute à ce sentiment, car All Might, qui l’avait d’abord ramené dans la réalité en lui disant qu’il ne pouvait prétendre à être un héros sans alter, va lui dire les paroles qu’il a toujours attendues : « Tu peux devenir un super-héros ». Face à cela, Midoriya explose en sanglots, submergé par la joie.

J’ajoute que la mise en scène de ce passage est sublime, car All Might ne va pas lui dire les choses explicitement, mais en faisant un parallèle avec les autres super-héros qui ont fait comme lui, à savoir se laisser porter par son corps. Face à un Midoriya qui s’affirme peu (bien que déterminé dans sa quête), on retrouve celui qui deviendra son principal rival : Katsuki.

My Hero Academia - Episode 1 (7)
© 堀越耕平/集英社・僕のヒーローアカデミア製作委員会・MBS

Katchan, lui aussi, veut intégrer le lycée Yuei où sont formés les futurs héros. Cependant, contrairement à Midoriya, dans l’épisode 1, il apparaît comme antipathique car il est très orgueilleux, hautain, et même méchant. On dirait davantage un délinquant.
En ce sens, on a du mal à le voir comme un héros en devenir, mais plus comme un futur vilain qui fera tout pour écraser All Might, le plus puissant des super-héros.

En revanche, dans l’épisode 2, il devient un peu plus sympathique car on comprend qu’il se donne surtout des airs de gros durs qui n’a besoin de l’aide de personne, et qui ne reconnaîtra jamais que c’est le cas. Il se pose donc davantage comme un rival du héros, bourru et insolent, mais pas fondamentalement comme un futur méchant. Il me fait un peu penser à un Végéta adolescent.

Personnellement, je n’ai pas pu m’empêcher de faire quelques parallèles avec d’autres mangas, mais surtout avec des comics. Par exemple, le simple fait que les alters soient liés à une mutation d’une articulation d’un orteil m’a fait penser aux X-Men, qui doivent aussi leurs pouvoirs à une mutation dans leur code génétique.
La typographie même du titre des épisodes fait penser à celle des premiers comics, ou même à celle de vieilles séries du Jump.

My Hero Academia - Episode 1 (6)
© 堀越耕平/集英社・僕のヒーローアカデミア製作委員会・MBS

L’aspect comics est vraiment évident grâce à All Might.
Son costume est à mi-chemin entre celui de Superman et celui de Captain America, il a le sourire éclatant comme la plupart des super-héros l’avait à leurs débuts, et surtout il s’exprime souvent en anglais et ses attaques comportent des noms de grandes villes et états des Etats-Unis. Même son chara-design prend le trait propre aux comics.

Quant aux autres héros que l’on voit dans ce début de série, ils peuvent faire penser à certains des Avengers, comme Goliath, ou des Gardiens de la Galaxie, comme Groot. On peut d’ailleurs trouver intéressant qu’ils soient présents au début de l’épisode 1 et pendant une bonne partie de l’épisode 2, car cela permet de présenter davantage le contexte dans lequel se passe l’histoire, mais aussi pour développer un peu plus ceux-ci, qu’on serait susceptible de retrouver par la suite.

My Hero Academia - Episode 1 (2)
© 堀越耕平/集英社・僕のヒーローアカデミア製作委員会・MBS

Concernant la réalisation, c’est très rythmé. On n’a pas le temps de s’ennuyer ou de se reposer. Le montage des séquences est parfaitement maîtrisé, tout s’enchaîne vite sans pour autant ruiner le scénario.
L’animation est, elle aussi, excellente et de très grande qualité. Elle est aussi dynamique, comme le montrent parfaitement l’opening et les scènes de combat. Elles collent parfaitement à l’esprit « shônen-comics« , et permettent donc de rentrer très vite dans l’épisode.

Pour moi, l’une des séquences les plus intenses et les mieux réussies est celle du sauvetage de Katchan dans l’épisode 2.
Que cela soit au niveau de la réalisation, de l’animation ou de la bande-son, tout est parfaitement utilisé pour permettre à Deku de s’imposer comme héros de la série, ou au moins comme héros face à tous les autres qui ne bougent pas. On est porté par la scène, on est marqué et on prend tout de suite conscience de la qualité épique du titre.

My Hero Academia - Episode 2 (1)
© 堀越耕平/集英社・僕のヒーローアカデミア製作委員会・MBS

Quant à la bande-son, même si les musiques sont parfois un peu trop discrètes, elle reste très pertinente et illustre très bien les scènes présentées. On ne note aucune dissonance entre ce qu’on voit et ce qu’on entend, et les scènes épiques sont accentuées justement grâce à la musique.
Cela s’applique également au jeu des comédiens de doublage. En effet, ceux-ci correspondent très bien à chaque personnage, ils transcrivent exactement les émotions et les personnalités de chacun, avec des voix rapidement identifiables.

En somme, on voit que l’anime a été très travaillé, afin de rendre un produit d’excellente facture, en corrélation avec les attentes du public. Très sincèrement, foncez voir My Hero Academia, vous ne le regretterez sûrement pas. En plus, sur la plateforme ADN, les épisodes sont gratuits pendant un an, donc pas besoin d’avoir un abonnement chez eux ! Pour le coup… Difficile de faire mieux !

My Hero Academia

La cavalerie est arrivée !

Histoire - 72%
Character design - 85%
Réalisation - 81%
Animation - 83%
Son - 80%
Dans son genre - 82%

81%

Super-héros

Le pari est réussi pour l'anime : grâce à une réalisation dynamique, à une animation fluide et soignée et à une bande-son travaillée, on rentre tout de suite dans l'univers de My Hero Academia. Avec les deux tomes qui sortent le 14 avril chez Ki-oon, les amateurs vont pouvoir prendre un peu d'avance !




A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

Un commentaire

  1. Très bon anime 🙂
    Il retransmet parfaitement le manga, j’adore trop All Might « fatigué » ^^

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