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Kabukibu!

Kabukibu! Éditeur : Anime Digital Network
Titre original : Kabukibu
Créateur original : Yuuri EDA
Format : Série TV
Episode(s) : 12
Durée : 24 min
Studio : Studio Deen
Réalisateur : Kazuhiro YONEDA
Character designer : Majiro
Site officiel

Kurogo est un élève de première année de lycée qui adore le Kabuki, des représentations traditionnelles de théâtre japonais. Son rêve est d’établir un club de Kabuki. Cet anime est une comédie de campus qui décrit comment Kurogo réalise son rêve avec son meilleur ami, Tonbo, pour construire un vrai club de Kabuki à leur lycée !

L’un des avantages de regarder les produits culturels d’un autre pays, c’est de pouvoir en apprendre plus sur leur culture et leur style de vie. Si grâce à l’animation japonaise on a pu voir leur intérêt pour les idols, les lolis et les tentacules, avec Kabukibu!, on peut s’intéresser au kabuki, une forme du théâtre japonais traditionnel.

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©Yuuri Eda/KADOKAWA/KABUKIBU Booster Committee

Adaptée du light novel éponyme de Yuuri EDA, Kabukibu! est une série d’animation japonaise produite par le Studio Deen (Sakamoto, pour vous servir !, Super Lovers, Pupa) et disponible chez nous en simulcast sur ADN.

Nous allons suivre Kurogo, un jeune garçon désireux de créer un club de Kabuki dans son lycée pour pouvoir monter des pièces et transmettre aux autres sa passion. Cependant il se heurtera à la réticence du corps enseignant trouvant cette discipline trop hermétique et aussi « has been » que cette expression, ainsi qu’au dédain de l’acteur de kabuki professionnel de son lycée, mais cela ne l’empêchera pas de recruter ses membres et de tout faire pour que des représentations aient lieu.

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©Yuuri Eda/KADOKAWA/KABUKIBU Booster Committee

On a affaire ici à de la vie lycéenne centrée sur une activité de club, et c’est ce qu’on aura tout le long de la série. En plus d’être une bonne initiation à ce qu’est le kabuki, c’est aussi un anime à la forme très classique mais qui est bien maîtrisée,
Le fond est, lui aussi, de bonne qualité : les diverses péripéties qui ponctuent le récit fonctionnent bien car elles ne s’attardent pas sur chaque élément qui pourrait causer un problème (il n’y aura pas de soucis du côté de la régie ou des costumes), les causes se comprennent assez bien (quand ce n’est ni un accident ou une maladie) et leur résolution est pertinente (c’est à dire pas niaise mais un peu pragmatique et réaliste).
À côté de ça, on aura pas mal d’informations sur le Kabuki, avec des œuvres phares, des explications… Bref, il y a de quoi éveiller la curiosité du spectateur pour l’intéresser au sujet, d’autant que les extraits présentés dans l’œuvre sont bien explicités et sont de bonnes ouvertures vers la discipline.

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©Yuuri Eda/KADOKAWA/KABUKIBU Booster Committee

Au niveau des personnages, le début est un peu étonnant, on se demande à quoi on a affaire lorsque apparaît un macho rebelle se trouvant être un danseur efféminé. On est assez interloqué jusqu’à ce qu’il s’explique, et là, la vulgaire caricature disparaît pour laisser place à un minimum de profondeur.

Ce sera le cas pour plusieurs autres intervenants. Si de prime abord, ils ont l’air assez cliché, ils auront le droit à leur part de développement, voire à des scènes assez touchantes et bien menées qui nous feront connaître les membres principaux de la troupe.
Fait intéressant ici, si on a un noyau de personnages « importants » dans le club, d’autre viendront les rejoindre ponctuellement pour monter sur scène. L’anime n’hésite pas à donner du temps d’écran à des personnages plus secondaires pour une discipline de groupe, ce qui donne un sentiment de vie et de cohérence, même s’il manque un peu d’interactions entre les membres.

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©Yuuri Eda/KADOKAWA/KABUKIBU Booster Committee

En terme de graphisme, on a quelque chose d’assez classique, à savoir un milieu urbain qui ne se démarquera pas spécialement d’un autre. Le character design a eu le droit à un peu plus de soin avec des personnages effilés, caractéristiques de CLAMP, avec une apparence légèrement androgyne pour certains couplée à une beauté féminine.
Là où le travail artistique va se faire sentir, c’est durant les scènes de kabuki, avec de très beaux costumes, de bons maquillages qui arrivent quand même à nous faire deviner l’acteur derrière, et des scènes bien travaillées.

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©Yuuri Eda/KADOKAWA/KABUKIBU Booster Committee

Le travail d’ambiance est bien visible durant ces scènes, avec de bons contrastes de couleurs, de bons jeux de lumières et une mise en scène qui capte notre attention. L’intonation des comédiens de doublage change du tout au tout pour donner cet aspect très théâtral et la musique aussi subtile que discrète est là, avec les bruitages, pour apporter une touche de spectaculaire.
C’est la même chose pour l’animation qui, même si elle est un peu saccadée par moments, retranscrit bien les mouvements complexes des acteurs. Au delà de ces scènes, et il en est de même pour les autres composantes graphiques, ça fait le travail sans se faire remarquer.

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©Yuuri Eda/KADOKAWA/KABUKIBU Booster Committee

Le résultat donne des prestations impressionnantes, pour peu que ça nous intéresse, et c’est la combinaison de tous les facteurs (rythme, texte, graphisme et gestuelle) qui va nous happer dans ce pan de la culture japonaise pas forcément très connu. À côté de ça, les moments « tranches de vie », sans plus sur le plan graphique, sont suffisamment bien rythmés et scénarisés pour nous tenir en haleine entre les représentations.

"C'est comme s'il pleuvait des fume-cigarettes"

Histoire - 65%
Character design - 68%
Réalisation - 69%
Animation - 64%
Son - 55%
Dans son genre - 75%

66%

Yes

Kabukibu! s'impose comme une bonne série de vie de club, qui en plus d'être bien construite et agréable à suivre avec ses personnages attachants, nous permet de découvrir un peu plus de la culture japonaise grâce à de très belles scènes de kabuki et qui donnent envie de re replonger (ou de commencer) Le Chemin des fleurs d'Ako SHIMAKI (disponible chez Kazé Manga).




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

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