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Kabaneri of the Iron Fortress
© 2016 WIT STUDIO / KABANERI COMMITTEE

Kabaneri of the Iron Fortress – Épisode 1

Kabaneri of the Iron Fortress – Épisode 1 Éditeur : Amazon Prime Video
Titre original : Kōtetsujō no Kabaneri
Créateur original : Ichiro OKÔCHI
Format : Série TV
Durée : 23 min
Studio : Wit Studio
Réalisateur : Tetsurô ARAKI
Character designer : Yasuyuki EBARA, d'après Haruhiko MIKIMOTO
Site officiel

Pendant la révolution industrielle, l’humanité est soudainement menacée par l’apparition de monstres immortels, les Kabane. Ces derniers ne peuvent être vaincus qu’en perçant leur coeur d’une balle en argent tandis que ceux qui se font mordre rejoignent leurs rangs. Pour faire face à cette menace, le peuple d’Hinomoto a construit des colonies forteresses et s’est barricadé à l’intérieur. Il n’y a que les locomotives à vapeur, les Hayajiro, qui peuvent assurer le transport de vivres mais aussi d’être humains d’une colonie à l’autre.

Kabaneri of the Iron Fortress, (Kôtetsujô no Kabaneri) c’est un peu la petite surprise d’Amazon, le géant de la vente en ligne qui a décidé, il y a quelques mois, de renforcer sa position dans le marché de la vidéo à la demande (le service existe depuis 2006 chez les américains mais n’a été lancé dans un second pays, le Royaume-Uni, qu’en 2014) via son service Amazon Prime Video.
Le souci, pour nous français, c’est que ce service n’est pas encore disponible partout. À l’heure actuelle, il n’y que cinq pays qui y ont accès : les États-Unis, le Royaume Uni, l’Allemagne, l’Autriche et… le Japon !

Lors de l’annonce de l’acquisition des droits, le public français était plutôt partagé. Sachant que le titre n’est pas une petite licence, il y a eu une certaine amertume suivie d’une véritable résignation. Puisque le géant a acheté les droits internationaux, le simulcast n’aura pas lieu dans le pays du fromage à moins qu’Amazon ne lance son service de streaming en français, ce qui n’est pas prévu dans les mois à venir.

Kabaneri of the Iron Fortress
©Kabaneri Committee

Assez parlé d’Amazon, intéressons-nous un peu au titre en lui-même. Kabaneri of the Iron Fortress commence doucement, avec une mise en place qui n’hésite pas à en mettre plein les mirettes du spectateur. C’est le premier truc que l’on remarque : c’est beau, vraiment beau et le tout bouge avec une fluidité exemplaire.
Le mouvement des kabane qui se hissent sur la locomotive filant à toute allure est tout simplement saisissant, le tout dans des décors qui défilent à toute vitesse. Wit Studio a vraiment fait du très bon boulot à ce niveau là.

Le monde que l’on nous dépeint fait beaucoup penser à Shingeki no Kyojin. L’humanité est retranchée dans des murs pour se protéger d’une menace à laquelle elle ne semble pas pouvoir faire face. Plutôt que des géants à la force incommensurable, il est ici questions de créatures similaires à des zombies qui infectent ceux qu’elles dévorent.
C’est donc le nombre qui posera problème ici puisque les kabane ne ressentent évidemment pas la douleur et ne s’arrêteront pas à quelques coups de bâton… Si vous avez vu le film World War Z, vous retrouverez un move set équivalent pour les zombies.

Ikoma se présente pour le moment comme un héros classique. Il est volontaire, revanchard et anticonformiste. Alors que la société se perd dans la lâcheté, il n’hésite pas à venir en aide à ceux qui en ont besoin, ce qui lui vaut son surnom de héros. Un peu comme Eren, il semble avoir des envies de s’échapper d’entre les murs mais aussi de combattre les fameux kabane avec une arme qu’il construit lui-même…

Dans ce premier épisode, il y a un deuxième personnage qui sort du lot : Mumei. Cette jeune fille énigmatique (on ne sait pratiquement rien d’elle avant la toute dernière scène) arrive via l’un des fameux trains qui servent de lien entre les différentes colonies et sera mise à contribution dès la fin de l’épisode dans une scène pour le moins mémorable.

La lâcheté semble être principe clé de la série avec une société qui est totalement basée sur la peur. L’humanité a tellement peur des kabane qu’elle a mis en place des lois très spécifiques et une police militaire qui se place au dessus des lois.
En effet, lors de chaque arrivée d’un train, des tests systématiques sont effectués sur les humains présents afin de voir s’ils n’ont pas été mordus. Dans le cas d’un doute potentiel, il y a la “loi des 3 jours” qui permet d’enfermer n’importe quelle personne suspectée d’être un kabane sans vraiment lui demander son reste…
De la même manière, la police politique, les Bushi, n’hésitent pas à faire feu à la moindre occasion et n’hésite pas à tuer sans sommation lorsque le doute est semé…

La peur se trouve ainsi à l’origine de nombreuses dérives, et l’être humain se voit assimilé à un animal craintif à qui l’on aurait donné une arme capable de tout détruire. Le héros sort d’ailleurs du lot par son attitude volontaire. Sa peur, il sait la maîtriser contrairement aux autres et n’hésite pas à aller au devant du danger, non pas par folie mais tout simplement par révolte.
Il semblerait donc que la série ne se limite pas juste à une joyeuse boucherie mais tente aussi une véritable réflexion sur la condition humaine en « captivité » ou du moins « en proie à la peur ». Si la production parvient à caser des scènes d’actions bien senties avec un propos intéressant, il se pourrait bien qu’ils tiennent le bon filon !

Malgré les points positifs nombreux, on note un petit bémol : l’introduction ne semble pas totalement maîtrisée. Là où l’Attaque des titans nous proposait une narration autour de son héros, Kabaneri of the Iron Fortress tente de nous montrer trop de choses et en vient à délaisser un peu trop son protagoniste. En fait, on nous balade presque trop pour une exposition et une mise en place, à tel point que l’on ne sait plus trop ce qui est important et ce qui ne l’est pas.

©Kabaneri Committee
©Kabaneri Committee

Kabane, "à nous de vous faire préférer le train."

Histoire - 60%
Character design - 73%
Réalisation - 83%
Animation - 88%
Son - 67%
Dans son genre - 73%

74%

Tchou-Tchou

Pour un premier épisode, Kabaneri of the Iron Fortress s'en sort plutôt bien mais sans véritablement briller, la faute à une mise en place qui s'éparpille et qui n'est pas assez focalisée sur le personnage principal. Cependant, le très bon chara-design et le parti pris graphique nous poussent à donner sa chance à cette série qui sait mélanger steampunk, zombie et l'Attaque des titans.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

4 commentaires

  1. Franchement je partais avec un à-priori négatif et maintenant que quelques épisodes sont passés je trouve ça bien plus plaisant à suivre que SNK auquel on compare souvent cet anime même si les deux titres sont au final assez différents.
    En tout cas c’est vrai qu’entre l’animation, le design et la musique on a ici une grosse production typée action.

  2. Ours256

    Moi, c’est surtout l’épisode 2 qui m’a convaincu (j’en parle bientôt, promis). Le combat de Mumei m’en a tellement mis plein la gueule, c’était ouf O_O. Par contre, j’ai toujours du mal avec le chara-design du héros. Ces lunettes rondelettes chanteur anglais dans le vent… Bof 😡

    • Il a le mérite d’être original et unique, sinon on se serait encore tapé un brun avec les cheveux ébouriffés ou en pique comme dans 75% des animes actuels avec un héros mâle.
      PS: J’avoue les lunettes, elles étaient pas nécessaires. 😀

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