Publicité


Publicité

Asterisk War

Asterisk War Éditeur : Wakanim
Titre original : Gakusen Toshi Asterisk
Créateur original : Yuu MIYAZAKI
Format : Série TV
Episode(s) : 24
Durée : 24 min
Studio : A-1 Picture
Réalisateur : Ono MANABU
Character designer : Tetsuya KAWAKAMI
Site officiel

« Dans le passé, l’humanité a subie une catastrophe naturelle nommée l’impact « Invertia ». Cette catastrophe a détruit le monde entier. Mais grâce à cet événement, l’humanité a acquit une nouvelle capacité nommée « Genestella ». L’histoire se passe dans la ville Académique sur eau, nommée Rikka. Cette ville, est autrement connue comme « l’Astérisque », célèbre pour être la plus grande scène du monde pour la guerre des étoiles. Les personnes de la Génération Starpulse appartenant à six académies différentes ont fait leurs voeux avec des fragments de météorite pour se disputer la suprématie de cette ville. Amagiri Ayato est l’un d’entre eux, après sont arrivée à Rikka grâce à l’invitation du Président de Conseil d’Étudiant de l’Académie Seidoukan, une fille nommée Alexia van Riessfeld Julis, mécontente du fait que ce dernier l’ai vu en sous-vêtements, le défie en duel. »

La création d’une série d’animation est toujours un risque financier pour les studios, c’est pour ça qu’il leur arrive régulièrement de sortir des œuvres plus calibrées et moins novatrices, histoire d’avoir une réserve d’argent lors de la production d’une série plus risquée.

Asterisk War fait partie de la première catégorie. La série est produite par A-1 Picture (Sword Art Online, Gate, Grimgar, un monde de cendre et de fantaisie) d’après le light novel Gakusen Toshi Asterisk de Yuu MIYAZAKI et est éditée chez nous par Wakanim.
Sans rien cacher, c’est une série destinée à un public large, adolescent, adapté d’un roman qui marche plutôt bien et au final, le contenu s’en ressent, en bien comme en mal.

Commençons par les points positifs : en terme de technique c’est propre, on a une animation fluide, non seulement durant les combats, comprenant beaucoup d’escrime et de corps à corps, mais aussi les mouvements de mains, les torsions de l’environnement, des détails pour lesquels on n’a pas souvent l’habitude de voir autant de soin.
Dans le même registre, les sorts sont beaux, que ce soient les effets de particule, les flammes, les incantations… On a le droit à un spectacle pyrotechnique plus que sympathique sans pour autant que l’action soit illisible.

Asterisk_War_Image_2
©2015 Yuu MIYAZAKI, PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION

Les décors sont aussi bien travaillés, avec un côté urbain chic et lumineux, donnant un bon cachet à la série. Par contre, les intérieurs un peu sombres comme les arènes perdent ce niveau de détail. La 3D est de bonne qualité, que ce soient les armes, les robots et même les foules, chose assez rare pour être soulignée.

Asterisk_War_Image_3
©2015 Yuu MIYAZAKI, PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION

Enfin les musiques sont très dynamiques et agréables à écouter, notamment les génériques. Elles sont très mainstream et sans grande originalité mais il faut avouer qu’elles font le travail.

Maintenant, passons aux points négatifs.
Le premier n’est autre que l’histoire. Si vous avez lu le résumé, vous pouvez ne vous remémorer que les dernières lignes. En effet, le cadre n’est qu’un prétexte pour des combats et des rencontres, et en ce sens, le récit n’est jamais vraiment approfondi. On aura juste de nouveaux affrontements et de nouveaux personnages venant grossir l’équipe du héros.

Ce dernier, pour le décrire, il serait plus simple de dire que c’est un Kirito de Sword Art Online, mais sans profondeur et sans charisme. Il est fort et gentil et… C’est tout !
Il passe son temps à avoir des réactions très clichées avec les filles et si ce n’est pendant les combats, il n’arrive pas à avoir un minimum de classe ou d’originalité.

Asterisk_War_Image_1
©2015 Yuu MIYAZAKI, PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION

Pour les personnages féminins, c’est malheureusement la même chose, elles sont coincées dans un archétype, un stéréotype (la fière, la blasée, la taquine, la timide) et n’évoluent pas.
Elles ont les mêmes réactions du début à la fin. Elles tournent toutes autour du héros, et si ce genre de situations comiques passe au début (de même que l’histoire et le développement), au fur et à mesure que les personnages arrivent, on se retrouve avec encore et toujours la même scène, chose assez lassante, limite gênante.

Asterisk_War_Image_5
©2015 Yuu MIYAZAKI, PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION

Ce qui découle de ce harem c’est du fan service pas très fin : de (nombreux) plans et de (nombreuses) allusions sur les poitrines (sur-développées) des personnages.
Il n’y a aucune subtilité. À un moment, le héros est invité dans la chambre de la présidente des élèves. Une fois la discussion sérieuse terminée vient le moment de le taquiner un peu. Cela aurait pu être un doux effleurement de joue, un léger souffle sur la nuque, des lèvres qui s’approchent lentement mais sûrement mais non, c’est une main sur la poitrine qui a raflé tous les suffrages.
Excusez-moi de vouloir être romantique…

Asterisk_War_Image_6
©2015 Yuu MIYAZAKI, PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION

Ces défauts se retrouvent aussi dans les personnages secondaires, très clichés (certains devraient juste mettre une pancarte « je suis méchant ») et avec un design pas toujours convaincant.
Pour les personnages masculins, ça va à peu près, ils arrivent tous à avoir une certaine consistance (sauf le héros), par contre les personnages féminins vont vraiment hyper-sexualisés, au point qu’on n’arrive pas à les prendre au sérieux, et quand ces mêmes personnages parlent d’enjeux, de vie ou de mort, on leur rit au nez.

Asterisk_War_Image_4
©2015 Yuu MIYAZAKI, PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION

Au final, il est difficile de prendre cet anime au sérieux ou de s’attacher aux personnages, car très stéréotypés du début à la fin. On se retrouve avec quelque chose de joli mais vide de sens. La palme d’or du point négatif revient au personnage de Flora, tentative de création d’une fillette mignonne qui a engendré la voix la plus insupportable qu’il m’ait été donné d’entendre.

Des combats mais pas de fond

Histoire - 30%
Character design - 44%
Réalisation - 69%
Animation - 67%
Son - 58%
Dans son genre - 34%

50%

Photo

Série frustrante car pourvue d'une bonne technique mais d'un scénario cliché. Si vous voulez un meilleur anime dans le même genre, allez regarder The Irregular at Magic Hight School ou Chivalry of the Failed Knight.




A propos de Ithaqua

Si c’est sombre, glauque ou tout mignon, j’en fais mon affaire, tant qu’il y a quelque chose derrière.

5 commentaires

  1. A ce sujet, je conseille en complément de l’article la série de vidéo (en anglais) de Digibro sur YouTube qui explique tous les défauts de cette série. Et ça finit par un comparatif avec Chivalry! Je vous mets le lien:
    https://youtu.be/mZcI0Nk0c4A

  2. Le désavantage de ces notations précises dans les chroniques, c’est qu’on peut comparer d’une chronique à l’autre. Un aussi grand écart de notation pour l’histoire et pour le replacement dans le genre, entre cette série et The Irregular at Magic High School, c’est vraiment épatant. Je ne vois pas fondamentalement de différences entre ces deux séries, qui sont de bons divertissements dans leur genre. Placer l’une devant l’autre dépend évidemment de ce qu’on préfère avoir en avant dans une série, mais mettre l’une de ces deux séries loin devant au niveau du scénario, c’est se réserver des 200 à 400 % pour des animes avec une histoire.

    Mais ce qui me tue dans cette chronique, je crois bien que c’est la critique de l’épaisseur psychologique du héros, où Kirito est mis en parangon de la complexité.

    L’intérêt d’avoir des comparaisons, c’est de pouvoir se faire son propre avis selon la façon dont est décrit les éléments connus. Je comprends qu’on puisse préférer des personnages comme Kirito (de SAO) ou Tatsuya (de Irregular) à Ayato (de Asterisk), mais dans ce cas il vaut mieux s’arrêter à des notions plutôt subjectives comme le charismes, car sinon les faits sont rapidement en contradiction avec l’analyse. Parmi ces trois séries, Asterisk est celle qui offre le plus de flash-back liés au héros, c’est là qu’on y apprend le plus de chose par rapport aux personnages, on peut construire une réalité histoire autour de ce personnage. L’histoire n’est pas forcément passionnante, mais elle existe.

    • La notation de l’histoire comprend le pitch, le développement et les dialogues. Contrairement à The Irregular qui fait l’effort de travailler ces trois items avec un minimum d’originalité, donnant un monde auquel on peut s’intéresser, Asterisk War se contente de placer un décore pour des combats et de boobs. Même si l’originalité n’est pas gage de qualité, ne mettre que des dialogues et des développements clichés n’aide pas l’histoire.

      Si j’ai choisi de comparer Ayato à Kirito (que je ne qualifierai pas non plus de parangon de complexité), c’est pour montrer que le premier est une réutilisation du second, personnage populaire, et bien appuyer l’effet cliché qu’on a tout au long de la série. De plus, qu’Ayato ait des flash-back ne le rend pas moins pathétique quand deux combattants lui souhaite un combat honorable et qu’il se contente de bégayer. Ce n’est pas parce qu’il a un passé que son avenir en est meilleur, et c’est ça qui nous intéresse.

      Enfin, comme tu le dis, l’histoire n’est pas forcément passionnante (surtout pour importance qu’on lui donne), c’est pour ça que cette série à cette note.

      • Merci pour ces précisions. Je comprend un peu mieux ces positions. Ce que tu viens de préciser est loin d’être des évidences pour moi.

        Personnellement je trouve que même si The Irregular fait l’effort de travailler ces trois items, c’est en vain, cela n’apporte que plus de ridicule. Et donc je trouve qu’a contrario Asterisk assume le fait de ne pas avoir un grand scénario, et va droit à l’essentiel pour un anime de ce genre.

        De même je n’attribue aucun lien de parenté entre Ayato et Kirito, les clichés n’ont pas attendu SAO pour exister.

        Au moins je vois maintenant où sont vraiment nos divergences.

Laisser un commentaire

[the_ad id="59920"]