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Sword Art Online The Movie: Ordinal Scale

Sword Art Online The Movie: Ordinal Scale

Sword Art Online The Movie: Ordinal Scale Éditeur : @Anime
Titre original : Sword Art Online The Movie: Ordinal Scale
Créateur original : Reki KAWAHARA
Format : Film
Durée : 120 min
Studio : A-1 Pictures
Réalisateur : Tomohiko ITÔ
Character designer : Shingo ADACHI
Site officiel

En l’an 2026, deux ans après avoir été libérés de S.A.O, Kazuto et ses amis survivants profitent enfin de jours paisibles. Récemment, la réalité augmentée est devenue possible grâce à l’Augma, et avec cette mode vient son lot de modifications du quotidien. Un nouveau jeu émerge « Ordinal Scale » qui devient rapidement si populaire que la réalité virtuelle s’en trouve délaissée. Kazuto, de nature peu athlétique, ne semble pas motivé par la réalité augmentée, mais c’est alors que d’anciens boss de S.A.O font leur apparition… Et d’autres fantômes du passé menacent de ressurgir…

Après un anime en deux saisons, des romans, des jeux vidéo et des mangas, il ne manquait que le film pour compléter la licence de Sword Art Online, SAO pour les intimes. C’est désormais chose faite avec la sortie en France le 17 mai 2017 de Sword Art Online The Movie: Ordinal Scale, un film de 120 minutes qui reprend directement la suite de l’anime.
D’un autre coté, on ne change pas une équipe de gagne car c’est toujours Tomohiko ITÔ qui est à la réalisation et ce n’est pas la seule chose qui va rester, juste de quoi plaire au fan, mais aussi aux néophytes de la série.

Au commencement il y avait l’Aincrad, Asuna et Kirito…

SAOc’est tout d’abord l’histoire d’un jeu vidéo en immersion totale grâce à un casque de réalité virtuelle appelé NerveGear. Nous sommes en 2022 et au lancement, 10.000 joueurs se lancent dans l’aventure mais très vite, un petit problème vient gâcher la fête.
Tout d’abord ils sont dans l’incapacité de se déconnecter et ensuite, s’ils meurent dans le jeu, ils meurent pour de bon. Il faudra attendre deux ans avec de nombreuses pertes avant que tous les joueurs ne soient libérés.
Par la suite, d’autres jeux vont faire leur apparition avec d’autres problèmes, d’autres aventures mais rien ne sera aussi fort que Sword Art Online.

L’histoire se penche sur Kirito, c’est un joueur solitaire mais doué, suffisamment pour se faire remarquer et tenir la longueur. Il fait la rencontre d’Asuna, autre joueuse particulièrement puissante et tout naturellement, ils vont tomber amoureux. Dans cet univers virtuel où ils sont prisonniers, ils vont malgré tout se créer une vie et se promettre de la continuer une fois dehors.
Si la force de SAO réside dans le cadre et le contexte, le couple est le fil conducteur qui va nous permettre d’avancer. C’est donc par eux que s’ouvre le film Ordinal Scale dont ils sont une nouvelle fois les héros.

Le futur de la réalité augmentée

Inventer un système de jeu virtuel était déjà une prouesse lorsque la série a commencé en light novel dans les années 2010. Pour le film, il fallait passer à la technologie suivante : la réalité augmentée. Grâce à l’Augma, un appareil qui se porte sous l’œil, on peut activer ou non une réalité augmentée et bien sûr, des jeux ont déjà été développés sur cette nouvelle plateforme.
C’est le cas d’Ordinal Scale, un jeu façon RPG où les joueurs doivent battre des monstres pour gagner des points et monter dans le classement. Là où cela devient intéressant, c’est que cela donne des avantages dans la vie réelle comme des réductions ou des produits gratuits.

Dans SAO l’immersion était totale, les corps physiques sont allongés dans un lit pendant que l’esprit contrôle un personnage joueur dans un monde virtuel mais dans la réalité augmentée, on garde son propre corps, sa propre vitesse et force. Cette grande différence va particulièrement perturber Kirito qui est beaucoup moins à l’aise dans la réalité.
De plus, si l’on ne perçoit pas les coups, si jamais on tombe, on se fait mal pour de vrai.
Enfin, il faut toujours garder à l’esprit que ce que l’on « voit » en réalité augmenté n’existe pas, chose plus facile a dire qu’à faire.

Comme dans la plupart des jeux, il y a des events, des évènements particuliers avec, par exemple, un boss particulièrement difficile à vaincre. C’est aussi le cas pour Ordinal Scale mais très rapidement, les anciens de SAO se rendent compte qu’il s’agit d’anciens boss de leur jeu.
C’est lorsque ces derniers apparaissent qu’apparaît Yuna, jeune idole du moment, qui chante une chanson le temps du combat. Apparait également Eiji, le numéro 2 du jeu et ancien de SAO lui aussi même s’il a beaucoup changé. Le mystère qui entoure ces deux nouveaux personnages formera la trame principal de l’histoire du film.

Lors des fameux events incluant un ancien boss de SAO, les joueurs historiques sont violemment agressés et il leur arrive un étrange phénomène qui les envoie tout droit à l’hôpital. Il faudra attendre qu’Asuna se fasse toucher pour que Kirito se décide à mener l’enquête (rien d’étonnant à ce niveau là…). Il va devoir revenir à l’origine, et tenter de marcher sur les pas du créateur de SAO afin de pouvoir relier tous les points non élucidés de l’histoire.

Fan service et émotion intense

Si le film a bien été conçu pour être visionné sans forcément connaître la série, il y a bien une double lecture entre le néophyte et le connaisseur. Pour ce dernier, ce sera un festival de souvenirs que ce soit des lieux, des noms, des moments. Rien que le fait de revoir d’anciens boss est assez intéressant, mais le scénariste nous a réservé une vraie bonne surprise pour la fin en nous montrant l’ultime combat du jeu SAO. Même si parfois ce n’est pas tout a fait « logique », le réalisateur fait un tour de passe passe pour expliquer qu’il veut surtout faire plaisir et c’est une réussite.

SAO ne représente que la moitié de la saison 1 de l’anime pourtant c’est celle qui est restée le plus gravée dans le cœur des fans notamment par sa charge émotive. À chaque épisode, on se rappelle que la mort est définitive et qu’il faut trouver un moyen de sortir du jeu en finissant l’Aincrad, le donjon principal de SAO.
C’est en s’appuyant sur cette émotion que tout le scénario se déroule, non seulement en retrouvant d’anciens joueurs mais surtout en montrant comment ces deux ans à côtoyer la mort et le danger ont pu marquer les gens. Paradoxalement, c’est aussi à ce moment que d’autres souvenirs finissent par s’effacer et qu’il faut les retrouver ; un devoir de mémoire en sorte.

Dans le jeu, Kirito a un surnom qui s’explique par le fait qu’il était béta-testeur du jeu, mais également cheater (tricheur) à cause de certains faits d’armes dus à sa grande connaissance du monde dans lequel il se trouvait. Par la suite Kirito sera régulièrement « privilégié » dans les jeux, bénéficiant toujours d’une sacré longueur d’avance. Il est notamment accompagné d’une intelligence artificielle qui trafique régulièrement le code à son avantage.
Il aurait du être impossible de tricher dans le monde normal puisque l’on part de ses propres forces mais bon, ne pouvant sacrifier ce coté tout à fait surdimensionné du personnage, Kirito va très (trop ?) rapidement se renforcer.

Pendant le film, plusieurs thèmes feront frissonner les connaisseurs de l’anime et pour cause, le studio A-1 a repris d’anciens thèmes de la série. C’est donc toujours Yuki KAJIURA qui signe les incroyables musiques d’Ordinal Scale mais il y a quelques ajouts notables. Le personnage de Yuna est une idole qui chante à chaque event, c’est donc non seulement visuellement intéressant, mais cela rend l’action vraiment dynamique. De base la série profitait déjà d’une bande originale soignée avec plusieurs thèmes reconnaissables.

Un film lucide sur notre monde

Au final, si on occulte le scénario autour des nouveaux personnages, ce film nous montre un futur probable qui a déjà commencé avec Pokemon GO. La réalité augmentée prend de plus en plus de place dans nos vies. Cependant, l’auteur ne se veut pas pessimiste sur notre monde et les nouvelles technologies. Au contraire il embrasse le sujet en laissant de coté les éventuels problèmes.
On passe ainsi deux heures devant un vrai divertissement plein d’émotions et c’est un pari réussi pour cette franchise qui ne cesse de grandir tant les possibilités sur le sujet sont vastes. Cependant l’essentiel n’est pas perdu de vue et si on devait expliquer SAO très simplement, on pourrait presque dire que c’est la simple histoire d’un garçon qui aime une fille.

©2016 REKI KAWAHARA/PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ASCII MEDIA WORKS/SAO MOVIE Project

Kirito "god" mode

Histoire - 72%
Character design - 66%
Réalisation - 78%
Animation - 85%
Son - 88%
Edition - 76%
Dans son genre - 80%

78%

Cheater!

Avec ses 4 millions de vues chez Wakanim, la série peut s'enorgueillir d'une base de fan très importante qui sera ravie de retrouver leurs héros sur grand écran. Si l'action est un peu rapide dans le temps, le scénario est véritablement intéressant et met en place un nouveau jeu particulièrement réussi et crédible. Ordinal Scale est un film plaisant qui plaira d'ailleurs aux amateurs d'anime en tout genre et pas uniquement aux fans de la saga !




A propos de Marcy

Juste un chat qui traine partout, fan de Sailormoon devant l’éternel, spécialiste du glauque et du déviant, chose étrange: ne travaille pas/plus dans le monde de l’animation.

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