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©2015, Shiori Ota EVERYSTAR/PUBLISHED BY KADOKAWA/Sakurako Partners

Beautiful Bones – Sakurako’s Investigation

Beautiful Bones – Sakurako’s Investigation Éditeur : Anime Digital Network
Titre original : Sakurako-san no Ashimoto ni wa Shitai ga Umatteiru
Créateur original : Shiori OTA
Format : Série TV
Episode(s) : 12
Durée : 24 min
Studio : TROYCA
Réalisateur : Makoto KATO
Character designer : Michio SATO
Site officiel

Le jeune lycéen Shôtarô Tatewaki vit paisiblement dans la ville d’Asahikawa à Hokkaidô jusqu’au jour où il croise la route de Sakurako Kujô, une jeune femme passionnée par les ossements. Dès lors, son quotidien sera rempli d’enquêtes étranges, d’ossements et d’aventures, mais Shôtarô est perplexe : Dès qu’une nouvelle affaire d’ossements éclate, Sakurako n’est jamais très loin …

Une plage ensoleillée, une fraîche forêt d’automne, voilà de parfaits endroits pour trouver des cadavres. Bonus : si les corps s’avèrent humains, il y aura avec eux le mystère d’une mort à résoudre. Cependant, n’espérez pas les garder pour vous, ce ne serait pas très légal…

Une histoire d’investigation basée autour d’une fétichiste des os, voilà donc ce que nous propose le studio TROYCA (Aldnoah.Zero) dans une adaptation du light novel Sakurako-san no Ashimoto ni wa Khitai ga Umatteiru diffusée par ADN. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en terme d’imagerie, c’est loin d’être un flop, le travail fait dessus est bien visible et donne un résultat magnifique.

Concrètement, les couleurs sont vives au niveau des décors et le détail « qui tue » est omniprésent. Vous voulez une preuve ? Prenez la scène d’introduction, véritable explosion chromatique particulièrement accrocheuse. On nuancera quand même avec certains moments où l’image est tellement sur-exposée, tellement brillante qu’on la croirait tout droit sortie du paradis…

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©2015, Shiori OTA EVERYSTAR/PUBLISHED BY KADOKAWA/Sakurako Partners

C’est véritablement dans les arrière-plans que la magie opère, le character designer, lui, n’est pas extravagant. Comprenez qu’il n’ira pas s’aventurer dans des choses trop complexes : les personnages ont une beauté simple, presque humble.

Au niveau de l’histoire, ce sont les ossements qui feront avancer les enquêtes. Cela suppose donc des morts anciennes à résoudre (qui a dit cold cases) et c’est justement ce que fera Sakurako, misanthrope et nièce d’un médecin légiste, accompagnée, voir entraînée, par son jeune ami Shôtarô. Ce dernier devra faire face au trop plein d’entrain de la belle Sakurako en présence de squelettes. À eux viendront se greffer d’autres personnages secondaires tels que la veille servante de Sakurako, une camarade de Shôtarô, un policier et un professeur de biologie, chacun permettant d’amener et de poursuivre des enquêtes diverses.

Les enquêtes, principal attrait de la série (en plus de l’héroïne et de son caractère particulier), sont étonnamment humbles en plus d’être originales, prenantes et variées. On aurait pu s’attendre à des meurtres grandiloquents perpétrés il y a de cela des années mais dans les faits, il n’y a pas forcément de mort, du moins soudaine et/ou récente, et si c’est le cas, elles sont plutôt proches des personnages secondaires que de grands événements, ce qui évite de donner aux enquêtes un côté trop pompeux, chose qui aurait porté préjudice à la série.

En effet, cette envie d’envergure, absente de l’investigation se retrouve dans les dialogues (quand Sakurako explique à un enfant de deux ans inconscient l’importance de rester en vie par exemple) et dans les mises en scènes (la jeune fille essaye de résoudre un problème en faisant apparaître des dizaines de squelettes de tailles diverses). Tout ceci donne un côté un peu lourd à la série qui cherche à prendre de grands airs dans des situations banales.

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©2015, Shiori OTA EVERYSTAR/PUBLISHED BY KADOKAWA/Sakurako Partners

Comme on pouvait s’y attendre, ce sont les enquêtes importantes qui sont les mieux écrites en termes de dialogues et de personnages même si les autres permettent un développement intéressant de certains protagonistes. Comprendre le fil rouge qui les lie toutes au fil du visionnage n’en est que plus agréable.

On notera que le personnage de Shôtarô, qui évoluera peu durant l’aventure, reste une passerelle explicative un peu trop grosse pour les personnes endormies en cours d’enquête. Pendant l’investigation, lui (mais pas que) sert plutôt de faire-valoir pour Sakurako que de véritable aide. On s’étonne d’ailleurs qu’après de nombreuses enquêtes passées avec elle, il ne soit pas capable d’anticiper, de comprendre rapidement, tout comme le spectateur a appris à le faire.

Sakurako, en tant que personnage principal, vient aussi renforcer l’originalité de la série. C’est un personnage féminin fort, froid et morbide. C’est simple, la voir réagir de manière incongrue dans des situations banales est un véritable plaisir (même si le coup des yeux sur-ouverts lors de l’énonciation d’un fait pseudo-inhumain est de trop).

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©2015, Shiori OTA EVERYSTAR/PUBLISHED BY KADOKAWA/Sakurako Partners

Au final, on peut critiquer la série sur son excès de pédanterie, à chercher à être plus grande qu’elle ne l’est alors qu’elle pourrait être parfaitement satisfaisante. Pourtant, on lui pardonnera facilement ses petits défauts grâce à une richesse visuelle criante et même si tous les épisodes ne sont pas mémorables (souvenez-vous des dialogues poussifs), ce n’est pas une fin ouverte laissant planer le doute sur une éventuelle saison 2 qui viendra nous décevoir.

Une plage ensoleillée, une fraîche forêt d’automne, voilà de parfaits endroits pour trouver des cadavres. Bonus : si les corps s'avèrent humains, il y aura avec eux le mystère d'une mort à résoudre. Cependant, n'espérez pas les garder pour vous, ce ne serait pas très légal... Une histoire d’investigation basée autour d'une fétichiste des os, voilà donc ce que nous propose le studio TROYCA (Aldnoah.Zero) dans une adaptation du light novel Sakurako-san no Ashimoto ni wa Khitai ga Umatteiru diffusée par ADN. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'en terme d'imagerie, c'est loin d'être un flop, le travail fait dessus est bien…

Squelette, mon beau squelette

Histoire - 62%
Character design - 59%
Réalisation - 78%
Animation - 64%
Son - 52%
Dans son genre - 66%

64%

Exhumation

Bonne surprise dans une période un peu pauvre et même si ce n'est pas une indispensable, essayez-la, vous risquez difficilement de tomber sur un os. Quoique...

A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

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