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Ano Hi Mita Hana no Namae o Bokutachi wa Mada Shiranai
©ANOHANA PROJECT

AnoHana – Ano Hi Mita Hana no Namae o Bokutachi wa Mada Shiranai

AnoHana – Ano Hi Mita Hana no Namae o Bokutachi wa Mada Shiranai Éditeur : -
Titre original : Ano Hi Mita Hana no Namae o Bokutachi wa Mada Shiranai
Créateur original : Mari OKADA
Format : Série TV
Episode(s) : 11
Durée : 24 min
Studio : A-1 Pictures
Réalisateur : Tatsuyuki NAGAI
Character designer : Masayoshi TANAKA
Site officiel

Quand ils étaient plus jeunes, des amis d’enfance se sont brutalement séparés après un tragique accident qui a coûté la vie à l’une d’entre eux.
À présent, les voilà confrontés, un à un, avec ce passé douloureux. Et pour commencer, le groupe doit d’abord se reformer…

« Nous ne connaissons toujours pas le nom de la fleur que nous avons vue ce jour-là », c’est la traduction énigmatique du titre de cet animé.
Ano Hi Mita Hana no Namae o Bokutachi wa Mada Shiranai, alias  AnoHana, est, pourtant, de ces œuvres poignantes, dramatiques, dont on ne ressort pas indemne, et qui vous marquent durablement.

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Quand ils étaient plus jeunes, Jinta ‘Jintan’ YADOMI, Meiko ‘Menma’ HONMA, Naruko ‘Anaru’ ANJÔ, Tetsudô ‘Poppo’ HISAKAWA, Atsumu ‘Yukiatsu’ MATSUYAKI, et Chiriko ‘Tsuruko’ TSURUMI étaient inséprables, ils étaient les « super busters de la paix ». Un groupe d’amis qui faisait tout ensemble, menés par leur leader Jintan.
Mais le décès brutal de Menma, après sa déclaration d’amour faite à celui-ci qui la repousse brutalement, va exploser le groupe, dont chaque membre va vivre sa souffrance de son côté…

Dix ans plus tard on retrouve Jintan, cloitré chez lui, refusant d’aller au lycée, qui va voir réapparaitre une Menma à l’apparence à peine plus vieille que celle qui les a quitté. Bien qu’il ne sache pas si cette apparition est une manifestation de son malheur ou l’esprit de la jeune fille, il est persuadé que sa présence est due à la matérialisation de ses remords et qu’il lui revient d’exaucer un souhait, dont le contenu est inconnu, pour se faire pardonner.
Pour cela il va devoir reformer un groupe dont les rancœurs sont profondément ancrées, pour lequel la souffrance à rythmé ces dix dernières années, et qui ne peut la voir…

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©ANOHANA PROJECT

AnoHana est une œuvre originale, fruit de l’imagination de Mari OKADA, qui situe son action à Chichibu (préfecture de Saitama), ville natale de la scénariste.
La narration utilisée est particulièrement fine, ne nous révélant le passé des protagonistes qu’au compte-gouttes, au gré des épisodes et des rencontres, prenant le temps d’installer son intrigue. On ne peut prendre tout la mesure de leur détresse, des douleurs, des non-dits, qu’avec l’ensemble de la série.

Entre jalousie, mensonges, amours contrariés et amitié brisée, le groupe fait face aux tourments de la vie, amplifiés par la douleur de perdre un proche.
Certains personnages vont développer des troubles tout à fait inattendus, démontrant que personne n’est à l’abri, et que chacun réagit différemment, souvent de façon inexplicable, à la mort.

La symbolique de la fleur iconique de la série, le myosotis, est à trouver dans sa signification la plus courante dans le langage des fleurs : « ne m’oubliez pas ». Un message que Menma envoie à ses amis avec lesquels elle n’a pas eu la chance de grandir.

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©ANOHANA PROJECT

Techniquement, le studio A-1 Pictures nous propose un animé abouti, extrêmement travaillé à l’animation fluide. Produite pour la célèbre case noitaminA de Fuji TV, la série s’impose dans les canons des titres qui y ont été diffusés.

La réalisation de Tatsuyuki NAGAI est très maitrisée, alternant avec brio les flashbacks et le présent, sans fioritures inutiles, ses plans correspondent parfaitement aux besoins de l’histoire et nous absorbent littéralement.

Le travail sur le character design de Masayoshi TANAKA est plutôt réussi, bien qu’assez passe-partout. Les personnages sont beaux et correspondent plutôt bien à leur profil psychologique.

Mention spéciale pour la bande-originale, créditée à REMEDIOS, mélancolique à souhait, qui accompagne ce drame à merveille.
Si l’opening theme est plutôt quelconque, l’ending theme, secret base ~Kimi ga Kureta Mono~, est vraiment marquant et correspond à merveille à la série, tant et si bien qu’il sera légèrement remanié pour servir de thème principal au film.

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©ANOHANA PROJECT

A l’été 2013, A-1 Pictures a produit un long-métrage animé sur la série, reprenant l’histoire du point de vue de Menma, et nous laissant entrevoir ce qu’il advient du groupe après l’épisode 11.
Un film réussi, écrit et réalisé par le fameux duo OKADA / TANAKA.

Il existe, aussi, une adaptation manga, dessinée par Mitsu IZUMI, et publiée par Shueisha. Mais celle-ci, en trois volumes, est plutôt anecdotique.

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©ANOHANA PROJECT

Il est incompréhensible que cette série n’aie pas fait pas l’objet d’une diffusion française. Au vu de ses énormes qualités, et comparativement à beaucoup de ce qui est édité, chez nous, cette absence est une anomalie difficilement acceptable.

Au Japon, AnoHana est un animé phénomène dont le succès a donné naissance à des expositions, animations diverses, à un film animé, et à un drama, sous forme de long-métrage, qui à été diffusé à la télévision nipponne, et est disponible sur la plateforme Crunchyroll.

La ville de Chichibu est devenue bien plus touristique depuis AnoHana, les japonais s’y rendant pour voir la commune en vrai et les lieux emblématiques de la série.

Le duo Mari OKADA / Masayoshi TANAKA est devenu si populaire que c’est à eux qu’à été confiée la nouvelle série Mobile Suit Gundam – Tekketsu no Orphans, et ils sont à l’origine du film Kokosake dont l’intrigue se déroule, aussi, à Chichibu.

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©ANOHANA PROJECT

AnoHana c’est un drame social, sur la façon de surmonter sa douleur, sur l’acceptation de la disparition d’un proche. C’est l’histoire d’un groupe d’amis qui va devoir accepter sa culpabilité, se retrouver, pour avancer dans la vie, réapprendre à vivre et ne plus rester bloqué dans le passé.

Chaque personnage a son histoire, chaque protagoniste a sa souffrance. Le spectateur les accompagne dans leur quête de rédemption, durant laquelle ils seront malmenés, mais devront en ressortir grandis.

Un animé poignant, à l’écriture fine et maitrisée, ni trop long ni trop court, qui se place directement dans ce que l’animation japonaise sait produire de meilleur.
Vous ressortirez de cette œuvre avec un gros pincement au cœur, mais heureux d’avoir rencontré les « super busters de la paix ».

"Nous ne connaissons toujours pas le nom de la fleur que nous avons vue ce jour-là", c'est la traduction énigmatique du titre de cet animé. Ano Hi Mita Hana no Namae o Bokutachi wa Mada Shiranai, alias  AnoHana, est, pourtant, de ces œuvres poignantes, dramatiques, dont on ne ressort pas indemne, et qui vous marquent durablement. Quand ils étaient plus jeunes, Jinta 'Jintan' YADOMI, Meiko 'Menma' HONMA, Naruko 'Anaru' ANJÔ, Tetsudô 'Poppo' HISAKAWA, Atsumu 'Yukiatsu' MATSUYAKI, et Chiriko 'Tsuruko' TSURUMI étaient inséprables, ils étaient les "super busters de la paix". Un groupe d'amis qui faisait tout ensemble, menés par leur leader…

La fleur que nous avons vu ce jour-là...

Histoire - 87%
Character design - 61%
Réalisation - 83%
Animation - 81%
Son - 80%
Dans son genre - 85%

80%

Myosotis

AnoHana est une œuvre magnifique, portée par une histoire tout en finesse, et une réalisation à l'avenant. Impossible de ne pas verser sa petite larme au dernier épisode. Un série majeure de l'animation japonaise, qui mériterait, enfin, d'arriver chez nous !

A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

2 commentaires

  1. C’est beau, c’est touchant, rien que d’y penser j’ai eu une petite larme. C’est toute la complexité que peut engendrer la simple vie d’un groupe…
    Putain je savais pas que c’était le même créateur que le prochain Gundam…hype² 🙂

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