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ACCA

ACCA Éditeur : Wakanim
Titre original : ACCA-13
Créateur original : Natsume ONO
Format : Série TV
Episode(s) : 12
Durée : 24 min
Studio : Madhouse
Réalisateur : Natsume SHINGO
Character designer : Kugai NORIFUMI
Site officiel

Le royaume de Dowa est divisé en 13 circonscriptions autonomes dirigées par un monarque. Depuis près de 100, l’organisation ACCA surveille le royaume et protège la paix en prévenant les éventuels coups d’état. Jean Otus, général en second au sein d’ACCA, va se retrouver peu à peu emmené au cœur d’un monde d’espionnage et d’intrigues.

Entre une cigarette et une part de gâteau, que diriez-vous de participer à un complot visant à renverser le pouvoir en place ? Peut-être même en serez-vous la pièce maîtresse alors que votre avis n’aura pas été demandé ? Ah, les joies de la politique…

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© Natsume Ono/SQUARE ENIX, ACCA Committee

Vous pourrez les découvrir dans ACCA, la série d’animation du studio Madhouse (One Punch-Man, Overlord, Parasite), d’après le manga éponyme de Natsume ONO et disponible chez nous en VOD chez Wakanim.

Le royaume de Dowa semble en paix mais un coup d’état se formante dans l’ombre contre la famille royale. En effet, le pays est calme grâce à l’alliance de l’état et d’ACCA, permettant l’autonomie des treize districts, mais le futur roi veut remettre en cause cet équilibre en s’octroyant les pleins pouvoirs, ce qui n’est pas au goût de tout le monde. De plus, il semblerait que le personnage clé de cette révolution soit Jean Otus, un cadre d’ACCA, qui ne semble au courant de rien.

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© Natsume Ono/SQUARE ENIX, ACCA Committee

Dans une situation qui semble, de prime abord, assez simple (un pays en paix avec un organisme veillant à la cohésion), petit à petit viennent se rajouter des éléments d’intrigue qui suivront les principaux personnages et qui nous feront nous poser de nombreuses questions sur leurs motivations et la véracité de leurs propos.

À travers le personnage de Jean, au centre de l’intrigue malgré lui, on aura une succession bien amenée de réponses pouvant amener à leur tour d’autres questions. Même les détails les plus anodins ont leur importance, ce qui permet, une fois les révélations faites, de voir la bonne construction scénaristique : on se plaira à re-visionner les épisodes pour s’arrêter sur des indices invisibles au premier coup d’œil.

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© Natsume Ono/SQUARE ENIX, ACCA Committee

À côté de l’intrigue principale, bon nombre d’éléments viendront remplir l’univers de la série, notamment les districts qui ont chacun leur particularité, plutôt bien exploitée d’ailleurs, que ce soit au niveau de l’environnement, des habitants ou des spécialités gastronomiques. Il est question de nourriture à chaque épisode donc préparez-vous à avoir faim.
Soit dit en passant, ces moments « gâteaux » s’harmonisent bien avec le ton de la série, la rendant un peu plus candide et créant un lien d’identification avec les personnages accessible à n’importe quel spectateur.

On les a beaucoup évoqués jusqu’à présent, les humains sont au centre de l’intrigue, aussi bien manipulateurs que manipulés, et c’est à travers leurs yeux que le scénario se déroulera. Ça tombe bien parce qu’ils sont tous sont attachants !
Les personnages, aussi bien principaux que secondaires auront leur importance dans l’histoire. Bien sûr, ils ne sont pas tous aussi mémorables. Dans le conseil des cinq, seuls deux prédomineront. Cependant, ce qui en ressort, c’est que chacun a son caractère et a son coup à jouer (parfois bien plus qu’on ne pourrait le croire), et que tous, même les plus éphémères, font véridiques et absolument pas intrusifs.

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© Natsume Ono/SQUARE ENIX, ACCA Committee

Ce qui donne cette saveur particulière et qui relie bien ces éléments ensemble, c’est le rythme très lent, qui donne plus un sentiment de calme et d’apaisement plus que de lenteur. Ce n’est pas forcément qu’il ne va se passer que peu de choses durant un épisode, mais que les choses se feront posément, et c’est ce rythme qui va permettre de savourer les révélations, de découvrir les personnages en leur permettant de se présenter calmement, évitant ainsi des stéréotypes agressifs, et de se laisser porter par l’ambiance.

On peut aussi noter une bonne ambiance graphique, avec des décors utilisant un beau crayonné, diversifiés en fonction des districts, et auxquels viennent se rajouter de nombreux détails, comme des couleurs ou des aliments.
On retrouvera ce même soin sur les personnages, dont les traits oblongs sortent un peu des carcans habituels (caractéristique du style d’ONO) mais leur donnent beaucoup de maturité. Ils permettent aussi de bien associer et différencier les gens de chaque district sans tomber dans le superflu visuel.

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© Natsume Ono/SQUARE ENIX, ACCA Committee

En ce qui concerne l’animation, elle sait être fine, assez pour rendre vivantes des scènes par des jeux de vent ou de fumée, en donnant des détails de mouvement aux personnages ou en permettant d’accentuer les intentions par les regards et les gestes. Par contre, elle peut être très saccadée par moment sur des mouvements très simple comme de la marche ou un acquiescement, ce qui est surtout visible dans les premiers épisodes.

C’est assez étonnant connaissant la qualité du travail de Madhouse, mais cela ne nuit absolument pas à la qualité globale de l’œuvre. De même, il arrive souvent lors de plans larges d’avoir très peu de détails sur les personnages, donnant ainsi des visages sans trait, mais encore une fois, ça n’est pas dérangeant car le rendu se fond très bien dans l’esthétique globale et s’harmonise avec les arrière-plans.

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© Natsume Ono/SQUARE ENIX, ACCA Committee

Si vous voulez avoir un bon aperçu du graphisme, n’hésitez pas à regarder les génériques : en plus d’être une bonne vitrine d’exposition de l’œuvre en général (surtout celui du début), ils offrent une belle approche artistique (surtout celui de fin) qu’on ne se lasse pas d’admirer.

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© Natsume Ono/SQUARE ENIX, ACCA Committee

Enfin, pour compléter le travail d’ambiance, la série peut se targuer de très belles compositions musicales qui savent vraiment appuyer ces moments de calme mais aussi de tension et de mystère. Même si elles ne sont pas inoubliables, elles fonctionnent très bien dans l’instant et sont très agréables à écouter.
Petite mention aussi pour les doubleurs, qui savent donner le ton par leur côté reposant dans une série qui comporte une belle collection de voix suaves.

L'art de la politique entre deux pâtisseries

Histoire - 71%
Character design - 70%
Réalisation - 80%
Animation - 62%
Son - 69%
Dans son genre - 81%

72%

Sucré

ACCA est une très bonne série à l'intrigue prenante et à la patte graphique remarquable. Dans une ambiance à la fois reposante et appétissante, vous pourrez vous délecter de complots et manipulations politiques en pagaille !




A propos de Ithaqua

Si c’est sombre, glauque ou tout mignon, j’en fais mon affaire, tant qu’il y a quelque chose derrière.

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