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Le gouvernement japonais envisage de demander aux FAI de bloquer les sites illégaux de partage de mangas

Selon le journal Mainichi Shimbun, le gouvernement japonais serait en passe d’accélérer sa lutte contre les sites de partages illégaux en demandant aux fournisseurs d’accès à Internet japonais de bloquer purement et simplement l’accès à la consultation des sites de partage de mangas illégaux.

Le journal ajoute que le gouvernement tiendra une réunion du cabinet anti-criminalité et qu’une annonce officielle devrait intervenir dans le courant du mois d’avril.
Le gouvernement nippon prévoit de cibler trois sites web proposant des contenus piratés dont deux sont supposés être exploités depuis la Chine et d’autres pays et qui peuvent encore être consultés depuis le Japon malgré la régulation et les enquêtes menées par les autorités insulaires. La gouvernement n’a pas communiqué l’identité des sites concernés.

Le Mainichi Shimbun indique toutefois qu’il n’y a aucun précédent juridique clair permettant de soutenir cette de bloquer l’accès à des sites web depuis le Japon et que cette décision pourrait s’avérer inconstitutionnelle en violant la confidentialité des communications et en faisant office de censure.
En effet, l’article 21 de la constitution japonaise stipule que « la liberté de réunion et d’association ainsi que le droit de parole, de presse et de toute autre forme d’expression sont garantis, aucune censure ne peut être appliquée et aucun moyen de communication ne peut être violé. »
Le gouvernement prévoit, cependant, d’utiliser l’argument selon lequel le contenu piraté porte préjudice aux éditeurs et aux créateurs de contenu et que ce blocage pourrait être autorisé en vertu de l’article sur la « prévention du danger présent » du code pénal japonais.

Selon l’article du journal, le trafic des trois sites piratés visés a augmenté depuis août dernier, lorsque ces sites sont devenus plus connus au Japon. Les ventes japonaises de mangas au format numérique auraient commencé à baisser au cours du même mois, après une hausse constante depuis 2012. La Content Overseas Distribution Association (CODA) a indiqué au gouvernement qu’entre septembre 2017 et février 2018 le piratage aurait représenté un manque à gagner de 400 milliards de yens (environ 3 milliards d’euros environ) aux détenteurs de droits d’auteur au Japon.

Le gouvernement envisage également de faire voter une loi contre les « sites sangsues », c’est à dire les agrégateurs qui regroupent et fournissent des liens vers d’autres sites hébergeant du contenu piraté. Le secrétaire général du cabinet du gouvernement japonais (Naikaku kanbô chôkan), Yoshihide SUGA, a également annoncé lors d’une conférence de presse le 19 mars dernier que le gouvernement envisageait tous les moyens possibles de lutter contre les sites aux contenus pirates, y compris le blocage de ceux-ci.

Source : Anime News Network




A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la "génération Club Dorothée", c'est un gros lecteur de mangas depuis plus de 20 ans et fan invétéré de Dragon Ball. Fondateur du podcast Mangacast, il est aussi l'un des créateurs de Manga Mag.

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